Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a condamné les violences survenues vendredi 13 juin 2026 à Kinshasa, lors de la dispersion d’une manifestation de l’opposition contre le projet de révision constitutionnelle porté par le camp présidentiel. Selon RFI, les affrontements ont fait des blessés dans les rangs des manifestants comme des forces de l’ordre, tandis que l’opposition poursuit le recensement de ses militants arrêtés ou blessés.

Ce qu'il faut retenir

  • Dispersion par la police d’un sit-in de l’opposition à Kinshasa, le 13 juin 2026, contre le projet de révision constitutionnelle.
  • Le gouvernement évoque des blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre.
  • L’opposition recense ses militants arrêtés ou blessés après les affrontements.
  • Le gouvernement annonce des vérifications pour établir les responsabilités.

Une manifestation réprimée dans la capitale congolaise

Vendredi 13 juin 2026, une manifestation de l’opposition contre le projet de révision constitutionnelle, attribué au camp présidentiel, a été dispersée par les forces de l’ordre à Kinshasa. Selon RFI, les affrontements ont entraîné des blessés du côté des manifestants comme des forces de l’ordre. Le gouvernement a rapidement réagi en condamnant ces violences, tout en annonçant des enquêtes pour déterminer les responsabilités.

L’opposition, de son côté, a immédiatement lancé un recensement de ses militants arrêtés ou blessés lors de l’intervention policière. Les tensions restent vives autour de ce projet de révision constitutionnelle, qui suscite une forte opposition dans le pays.

Des réactions contrastées entre gouvernement et opposition

Le gouvernement congolais a adopté un ton ferme en condamnant les violences, tout en reconnaissant l’existence de blessés dans les deux camps. « Nous condamnons fermement les violences qui ont émaillé cette manifestation », a déclaré un porte-parole gouvernemental, cité par RFI. Les autorités ont également annoncé des vérifications internes pour identifier les responsables des débordements.

L’opposition, quant à elle, accuse les forces de l’ordre d’avoir utilisé une force disproportionnée pour disperser le sit-in. « Nous exigeons que les auteurs de ces violences soient traduits en justice », a affirmé un responsable de la coalition opposante. Le recensement des blessés et des arrestations se poursuit, alors que les tensions persistent dans la capitale.

Un contexte politique tendu en RDC

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte politique déjà très tendu en RDC, où le projet de révision constitutionnelle divise profondément la classe politique. Porté par le camp présidentiel, ce texte est perçu par l’opposition comme une tentative de maintenir le président au pouvoir au-delà des mandats actuels. Plusieurs partis et mouvements citoyens ont appelé à manifester pour s’y opposer.

Les observateurs craignent que la répression des dernières heures n’aggrave encore les divisions. « La situation reste très volatile », a indiqué un analyste politique contacté par RFI. Les prochaines semaines pourraient voir une intensification des mobilisations, alors que l’opposition menace de nouvelles actions si le projet est maintenu.

Et maintenant ?

Les prochains jours devraient être marqués par des négociations ou des annonces officielles de la part des autorités pour clarifier la suite du processus de révision constitutionnelle. Une réunion exceptionnelle de l’Assemblée nationale pourrait être convoquée dans les 48 heures pour examiner les suites à donner. Dans l’immédiat, l’opposition pourrait appeler à de nouvelles mobilisations, tandis que le gouvernement tente de rétablir l’ordre dans les rues.

Les enquêtes sur les responsabilités des violences du 13 juin devraient également fournir des éléments concrets sur les circonstances des affrontements. Reste à voir si ces mesures suffiront à apaiser les tensions ou si la crise politique s’aggravera dans les semaines à venir.

L’opposition craint que le projet de révision constitutionnelle ne permette au président actuel de se maintenir au pouvoir au-delà des mandats prévus par la Constitution. Ce texte est perçu comme une manœuvre pour contourner les limites institutionnelles et prolonger son influence politique.