Le calme relatif qui avait permis une pause temporaire des hostilités au Sud-Liban a pris fin dans la nuit de samedi à dimanche, selon BMF - International. Les forces israéliennes ont repris leurs frappes sur le territoire libanais, mettant un terme à une accalmie de 24 heures, la première depuis plusieurs semaines de tensions accrues dans la région.
Ce qu'il faut retenir
- Les frappes israéliennes ont repris au Sud-Liban après une pause de 24 heures, selon BMF - International.
- Cette trêve avait permis une réduction temporaire des tensions, mais n’a pas abouti à un cessez-le-feu durable.
- Le secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Bagheri, a réaffirmé que la « priorité absolue » de Téhéran reste « la défense de ses droits » au Liban.
- 92 % des Israéliens estiment que l’Iran a « gagné la guerre » au Moyen-Orient, d’après un sondage cité par BMF - International.
- Les pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis ont débuté en Suisse, avec le détroit d’Ormuz comme principal sujet de discorde.
- Donald Trump a menacé de frapper « très durement » l’Iran si ce dernier ne met pas fin aux agissements de ses mandataires au Liban.
Une trêve précaire et des tensions persistantes
La brève interruption des hostilités au Sud-Liban avait suscité un espoir de désescalade, mais celui-ci s’est rapidement dissipé. Selon BMF - International, les frappes israéliennes ont visé plusieurs positions du Hezbollah, sans que l’ampleur des dégâts ne soit immédiatement précisée. Côté libanais, la population retient son souffle, craignant une reprise des violences après cette parenthèse de calme relatif. Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement, mais des sources diplomatiques évoquent une « situation extrêmement volatile » dans la région.
Cette escalade survient alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis, entamées samedi en Suisse, doivent aborder des sujets brûlants. Le secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Bagheri, a réaffirmé la position de Téhéran : « Notre priorité absolue est la défense de nos droits », a-t-il déclaré, sans préciser si le Liban serait directement évoqué lors des discussions.
Un contexte géopolitique explosif
Les pourparlers de Genève, suivis par BMF - International, s’annoncent tendus. Le vice-président américain J.D. Vance a salué une « rencontre historique » à son arrivée en Suisse, tandis que Donald Trump a multiplié les déclarations belliqueuses à l’encontre de l’Iran. « Si l’Iran ne met pas fin aux agissements de ses mandataires au Liban, nous frapperons très durement à nouveau », a-t-il averti sur le réseau social Truth, anciennement Twitter. Une rhétorique qui contraste avec les déclarations plus mesurées de l’administration américaine lors des premiers échanges.
Côté iranien, la priorité semble être le Liban. Téhéran a indiqué que ce pays serait « le principal sujet » abordé avec Washington, selon BMF - International. Une déclaration qui s’inscrit dans la stratégie de soutien du régime des mollahs au Hezbollah, considéré comme un rempart contre l’influence israélienne dans la région. Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, artère vitale pour le transport pétrolier, reste partiellement perturbé malgré les menaces de fermeture totale brandies par Téhéran.
L’opinion publique israélienne divisée sur l’issue du conflit
Un sondage publié ce week-end révèle que 92 % des Israéliens considèrent que l’Iran a « gagné la guerre » au Moyen-Orient. Un chiffre qui reflète le sentiment d’impuissance face à l’escalade régionale, mais aussi les divisions internes sur la stratégie à adopter. Marion Maréchal, figure de proue du parti Identité-Libertés, a critiqué l’intervention américaine, la qualifiant d’« erreur fondamentale ». « Les États-Unis devraient éviter de s’engager davantage dans un conflit qui ne les concerne pas directement », a-t-elle estimé, rejoignant ainsi une partie de l’opinion publique française et européenne sur le sujet.
Les observateurs s’interrogent désormais sur la capacité des pourparlers de Genève à déboucher sur un accord, même minimal. Les questions en suspens restent nombreuses : l’Iran acceptera-t-il de réduire son soutien au Hezbollah ? Les États-Unis maintiendront-ils leur pression militaire, ou privilégieront-ils la diplomatie ? Autant de points qui pourraient déterminer l’évolution de la situation dans les prochains jours.
Alors que les tensions restent à leur comble, la communauté internationale appelle à la retenue. L’Union européenne, par la voix de son haut représentant pour les affaires étrangères, a appelé « à éviter toute action susceptible d’aggraver la crise ». Reste à savoir si cette voix sera entendue à Tel-Aviv, Beyrouth ou Téhéran.