Selon Ouest France, la députée LFI Aurélie Trouvé alerte sur la fréquence des reprises d’entreprises françaises par des fonds financiers plutôt que par des industriels. Dans un document publié le 15 juin 2026, issu de la commission d’enquête parlementaire dont elle assure le rapport, elle qualifie ces pratiques de « prédation » et appelle à un encadrement strict de ces fonds, notamment lors de la reprise d’entreprises fragilisées.

Ce qu'il faut retenir

  • La députée LFI Aurélie Trouvé publie un document le 15 juin 2026 alertant sur les reprises d’entreprises par des fonds financiers, qu’elle qualifie de « prédation ».
  • Elle estime que ces fonds doivent être davantage contrôlés, en particulier lors de la reprise d’entreprises en difficulté.
  • Ce rapport s’inscrit dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire dont Aurélie Trouvé est rapporteure.
  • Les reprises par des fonds financiers sont jugées plus fréquentes que celles réalisées par des acteurs industriels traditionnels.

Un phénomène en hausse selon la députée Aurélie Trouvé

Pour Aurélie Trouvé, députée LFI et rapporteure de la commission d’enquête parlementaire, la tendance des entreprises françaises à être rachetées par des fonds financiers plutôt que par des industriels s’est accentuée ces dernières années. « Les reprises d’entreprises par des fonds plutôt que par des industriels sont trop fréquentes », a-t-elle souligné dans son document publié aujourd’hui. Selon elle, ces pratiques menacent directement la pérennité du tissu économique national, en privilégiant des logiques financières à court terme au détriment de stratégies industrielles durables.

Des fonds financiers accusés de « prédation »

La députée reproche à ces fonds de cibler des entreprises fragiles, souvent en difficulté financière, pour en tirer des profits rapides sans investir dans leur développement ou leur modernisation. « Ces fonds doivent être bridés, notamment dans la reprise d’entreprises fragiles », a-t-elle déclaré, pointant du doigt des pratiques qu’elle juge « prédateurs ». Elle cite en exemple des cas où des sociétés, après leur rachat, voient leur activité délocalisée ou leurs effectifs réduits drastiquement, au seul profit des actionnaires des fonds.

Un document issu d’une commission parlementaire

Le rapport d’Aurélie Trouvé s’appuie sur les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les rachats d’entreprises par des fonds d’investissement, dont elle assure la rédaction. Cette commission, mise en place pour analyser l’impact de ces pratiques sur l’économie française, a auditionné des dirigeants d’entreprises, des économistes et des représentants du monde financier. Ses conclusions, synthétisées dans ce document publié le 15 juin 2026, devraient servir de base à des propositions législatives visant à encadrer davantage ces rachats.

Et maintenant ?

Les propositions issues de ce rapport pourraient donner lieu à des projets de loi visant à renforcer le contrôle des fonds d’investissement lors de rachats d’entreprises, notamment en situation de fragilité. Une consultation des acteurs économiques et des syndicats est attendue dans les prochains mois, avec une possible adoption de mesures avant la fin de l’année 2026. Reste à voir si ces pistes seront suivies d’effets concrets ou si elles resteront lettre morte.

Ce débat s’inscrit dans un contexte économique où les fusions-acquisitions atteignent des niveaux records, avec une part croissante de transactions impliquant des fonds financiers. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si les alertes lancées par Aurélie Trouvé déboucheront sur des régulations effectives ou si, au contraire, les pratiques dénoncées continueront de s’étendre sans entrave.