Dès l’entrée dans la vie active, il est conseillé de surveiller régulièrement son relevé de carrière, selon Capital. Cette vigilance permet de détecter d’éventuelles lacunes, comme des trimestres manquants ou des salaires mal reportés, qui pourraient réduire le montant de la pension ou retarder l’âge de départ. Les erreurs, une fois constatées, sont plus difficiles à corriger avec le temps, car les justificatifs deviennent plus rares.

À partir de la cinquantaine, cette démarche devient indispensable. Elle permet non seulement de demander des régularisations aux caisses de retraite, mais aussi d’anticiper l’âge et le montant optimal de sa pension. « Idéalement, il faudrait commencer à vérifier son relevé dès le début de carrière pour, ensuite, le faire tous les ans », souligne Valérie Batigne, présidente de Sapiendo. « Les erreurs peuvent intervenir à n’importe quel moment et, pour les régulariser, il faut disposer du bon justificatif. Or, plus le temps passe, plus le risque existe de ne plus obtenir le justificatif nécessaire à prouver l’intégralité de ses droits. »

Ce qu'il faut retenir

  • Vérifier son relevé de carrière dès le début de sa carrière est recommandé pour éviter les oublis de trimestres ou de salaires non déclarés.
  • À 50 ans, il est conseillé de réaliser un bilan complet pour corriger d’éventuelles erreurs et anticiper son départ.
  • Une erreur de 100 euros par mois peut représenter 27 600 euros sur la durée moyenne de retraite (23 ans).
  • Une expertise professionnelle peut permettre de gagner en moyenne 200 euros par mois grâce à l’optimisation des droits.

Pourquoi vérifier son relevé de carrière est crucial

Le relevé de carrière recense l’ensemble des droits acquis auprès des différents régimes de retraite. Toute omission, comme un trimestre non cotisé ou un salaire non déclaré, peut avoir des conséquences financières majeures. « La moindre lacune peut réduire votre pension ou décaler votre âge de départ », précise Valérie Batigne. Les justificatifs, tels que les bulletins de salaire, les attestations France Travail, les arrêts maladie ou les congés maternité, doivent être conservés précieusement. Ils serviront de preuves en cas de contestation ou d’erreur.

Selon les experts, la période idéale pour commencer à surveiller son relevé se situe dès les premières années de travail. Une vérification annuelle permet de repérer rapidement les anomalies et de les signaler aux caisses concernées avant que les preuves ne deviennent introuvables. « Plus le temps passe, plus il est difficile d’obtenir les justificatifs nécessaires », rappelle l’experte.

Les étapes clés selon l’âge

Capital recommande d’adopter une approche progressive pour sécuriser ses droits à la retraite. Avant 50 ans, une vérification occasionnelle suffit pour s’assurer que les périodes travaillées et les cotisations sont bien enregistrées. Cependant, à partir de cet âge, il devient impératif de réaliser un bilan complet. « C’est le moment de comparer votre relevé aux périodes réellement travaillées », indique Valérie Batigne. Cela inclut de reconstituer les trimestres manquants, d’identifier les cotisations assimilées et d’évaluer l’impact d’une fin de carrière (temps partiel, chômage, rachat d’études) sur le montant de la pension.

Dans l’année précédant le départ à la retraite, la vigilance doit être maximale. « Contrôler est incontournable si l’on souhaite obtenir le bon montant de pension », insiste l’experte. Une erreur de calcul ou une omission peut entraîner une baisse significative des revenus futurs. Par exemple, une différence de 100 euros par mois équivaut à 27 600 euros sur une retraite moyenne de 23 ans. « Les conséquences financières peuvent être importantes », souligne-t-elle.

Les gains possibles grâce à une expertise professionnelle

Faire appel à un professionnel pour vérifier son relevé de carrière peut s’avérer très rentable. Selon les estimations de Sapiendo, une expertise permet en moyenne de gagner 200 euros par mois grâce à l’optimisation des droits et à la correction des erreurs. « Vérifiez chaque régime, déposez sans tarder vos demandes de régularisation et simulez plusieurs âges de départ », conseille Valérie Batigne. Cette démarche peut révéler des possibilités de rachat de trimestres ou de majoration de pension, augmentant ainsi le montant final.

Il est également recommandé de simuler différents scénarios de départ pour comparer les montants obtenus en fonction de l’âge et du nombre de trimestres validés. Cette étape permet d’identifier la stratégie la plus avantageuse financièrement.

Et maintenant ?

Les prochaines évolutions législatives pourraient simplifier les démarches de correction des erreurs de carrière. Un décret attendu pour 2026 devrait permettre de signaler plus facilement les anomalies sur son relevé, sans avoir à attendre 55 ans. Reste à voir si ces mesures seront appliquées dans les temps pour les assurés. En attendant, les experts conseillent de ne pas attendre pour vérifier ses droits, surtout pour les personnes proches de la retraite.

Pour les actifs encore éloignés de l’âge légal, une vérification annuelle des relevés reste la meilleure stratégie. Les caisses de retraite proposent des outils en ligne pour faciliter ces démarches, mais une expertise externe peut apporter un éclairage complémentaire sur les opportunités d’optimisation.

Il faut rassembler les justificatifs manquants (bulletins de salaire, attestations employeur, etc.) et les transmettre à sa caisse de retraite pour régularisation. Cette démarche est plus facile à réaliser avant 50 ans, car les preuves sont plus facilement accessibles.

Non, elle n’est pas obligatoire, mais elle peut révéler des erreurs ou des opportunités d’optimisation non détectées par les assurés eux-mêmes. Les gains moyens s’élèvent à 200 euros par mois, ce qui peut justifier son coût.