La mairie de Carcassonne a récemment fait parler d'elle en retirant les drapeaux européens de ses locaux. Cette action a été initiée par Christophe Barthès, fraîchement élu maire de la ville, qui a imité le style de communication controversé de Donald Trump. Le maire Rassemblement national (RN) a débuté son mandat en publiant un arrêté contre la mendicité et en enlevant le drapeau européen du fronton de l'hôtel de ville, le tout diffusé sur les réseaux sociaux.
La prise de pouvoir de nombreux nouveaux maires d'extrême droite s'est déroulée de manière diverse. A Cagnes-sur-Mer, Harnes et Canohès, les édiles ont également retiré le drapeau européen pour marquer leur accession à leurs fonctions.
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié ces actions de "trahison de ce que nous sommes". De son côté, le député écologiste Benjamin Lucas-Lundy a ironisé sur l'attachement du RN aux fonds de l'Union européenne, citant notamment des affaires en cours.
Ce qu'il faut retenir
- Retraits de drapeaux européens dans plusieurs mairies RN, dont Carcassonne
- Réactions politiques partagées, entre condamnation et ironie
Tensions au sein de l'extrême droite
Les retraits des drapeaux européens mettent en lumière des divergences au sein de l'extrême droite française, entre les partisans d'un souverainisme radical et ceux prêts à bénéficier des avantages de l'UE malgré leur discours politique.
Réactions politiques contrastées
Alors que certains élus RN affirment vouloir marquer leur indépendance vis-à-vis de l'UE, d'autres voix au sein de l'extrême droite soulignent les contradictions entre ces actes symboliques et les pratiques passées de certains responsables politiques.
