Alors que le tirage au sort du tournoi de Roland-Garros s’est déroulé ce jeudi 21 mai 2026 au matin, la directrice du tournoi, Amélie Mauresmo, a réaffirmé son refus d’envisager une augmentation du prize-money distribué aux joueurs et joueuses. Une position ferme qui intervient dans un contexte de pression croissante des athlètes pour une revalorisation des dotations, alors que le tournoi parisien s’apprête à ouvrir ses portes le 26 mai prochain.

Ce qu'il faut retenir

  • Amélie Mauresmo, directrice de Roland-Garros, a clairement indiqué ne pas vouloir modifier la dotation du tournoi pour 2026.
  • Les joueurs et joueuses avaient récemment demandé une augmentation du prize-money, jugé insuffisant par certains représentants du circuit.
  • Le tirage au sort du tournoi s’est tenu ce 21 mai 2026, marquant le compte à rebours avant le début des matchs le 26 mai.
  • Cette décision intervient malgré les débats récurrents sur l’équité des rémunérations dans le tennis professionnel.

Une position maintenue malgré les revendications des joueurs

Lors de la conférence de presse organisée en marge du tirage au sort, Amélie Mauresmo a été interrogée sur les demandes répétées des joueurs visant à obtenir une revalorisation du prize-money de Roland-Garros. Selon ses déclarations rapportées par Ouest France, la dirigeante a répondu sans ambiguïté : « On ne va pas bouger ». Une phrase lapidaire qui résume la fermeté de sa position, alors que certains représentants des joueurs, comme Novak Djokovic ou Iga Świątek, avaient récemment évoqué la nécessité d’une hausse des dotations pour refléter l’importance économique du tournoi.

Pourtant, le montant global de la dotation de Roland-Garros reste l’un des plus élevés du circuit, avec 46,6 millions d’euros en 2025 — une somme qui avait déjà été augmentée de 5 % par rapport à l’édition précédente. Cette année, aucun chiffre officiel n’a encore été communiqué pour 2026, mais la directrice du tournoi a rappelé que les discussions sur le budget étaient closes.

Un statu quo qui pourrait alimenter les tensions à venir

La décision d’Amélie Mauresmo intervient dans un contexte où les joueurs, notamment ceux issus des circuits moins lucratifs, réclament une meilleure redistribution des richesses. En 2025, la dotation du vainqueur en simple masculin et féminin s’élevait à 2,4 millions d’euros, un montant jugé insuffisant par certains, d’autant que les frais de préparation et d’inscription aux tournois peuvent représenter un coût important pour les athlètes. « Le tennis est un sport de plus en plus exigeant physiquement et financièrement », avait souligné Djokovic lors d’une interview en mars 2026, sans pour autant menacer de boycotter le tournoi parisien.

Amélie Mauresmo, ancienne numéro un mondiale, a par ailleurs rappelé que la structure financière de Roland-Garros reposait sur un équilibre entre investissements sportifs et rentabilité. « Notre priorité reste la qualité du spectacle et l’expérience des fans », a-t-elle précisé, suggérant que toute hausse du prize-money devrait s’accompagner d’autres sources de financement, comme des partenariats ou des recettes supplémentaires.

Et maintenant ?

Alors que le tournoi est désormais programmé pour s’ouvrir dans cinq jours, le 26 mai, la question d’une éventuelle augmentation des dotations devrait continuer à alimenter les débats dans les semaines à venir. Les instances dirigeantes du tennis, comme l’ATP ou la WTA, pourraient être amenées à relancer le sujet après Roland-Garros, surtout si les revendications des joueurs persistent. Pour l’heure, aucun calendrier n’a été annoncé concernant d’éventuelles discussions, mais la pression sur les organisateurs de Grands Chelems ne devrait pas faiblir.

Les réactions attendues dans les prochains jours

Si Amélie Mauresmo a clos le débat pour cette édition, les joueurs pourraient profiter de leur passage sur les courts parisiens pour réitérer leurs demandes. Certains observateurs s’attendent à ce que des prises de parole publiques soient organisées, notamment après les matchs des premiers tours, où les performances des athlètes sont les plus scrutées. La direction de Roland-Garros, de son côté, a d’ores et déjà indiqué qu’elle n’envisageait pas de faire marche arrière, confirmant ainsi sa volonté de maintenir une ligne budgétaire stricte pour l’édition 2026.

Reste à voir si cette position sera suffisante pour apaiser les tensions ou, au contraire, si elle alimentera un mouvement plus large en faveur d’une réforme des rémunérations dans le tennis professionnel. Une chose est sûre : le sujet ne sera pas oublié de sitôt.

Les joueurs, notamment ceux issus des circuits moins lucratifs, estiment que les 2,4 millions d’euros attribués au vainqueur en 2025 ne reflètent pas suffisamment les coûts engagés (préparation, inscriptions, logistique) et le niveau d’exigence physique du tournoi. Certains soulignent aussi que les dotations des autres Grands Chelems, comme Wimbledon, sont plus élevées.