Les équipes d'Élite 1, le championnat de première division de rugby féminin, doivent gérer pendant le Tournoi des six nations une période dite de "doublons", avec quelques rencontres programmées pendant que les internationales sont retenues en équipe nationale, selon Franceinfo - Sport. Cette période est bien connue des supporters du Top 14, mais elle impacte également le rugby féminin.
C'est une période délicate pour les clubs, qui doivent apprendre à faire sans les absentes, dans des effectifs bien moins fournis qu'en Top 14. "Je n'ai pas 40 joueuses sous contrat, on est une association, on n'a pas de joueuses sous contrat à Bordeaux", détaille Laurent Treille, l’un des coprésidents du Stade Bordelais, pourvoyeur de nombreuses sélections.
Ce qu'il faut retenir
- Les équipes d'Élite 1 doivent gérer les absences de leurs internationales pendant le Tournoi des six nations.
- Les clubs ont des effectifs réduits par rapport au Top 14.
- Les doublons sont une période délicate pour les clubs, qui doivent apprendre à faire sans les absentes.
- Les clubs s'organisent sur le plan du recrutement pour gérer les périodes de doublons.
- Les joueuses qui restent en club doivent continuer à bosser très fort pour ne pas perdre du temps pendant le Tournoi des six nations.
Les conséquences des doublons
Les doublons ont des conséquences au quotidien, à l’entraînement ou en match. Pour les clubs, il faut d’abord apprendre à faire sans les absentes, dans des effectifs bien moins fournis qu’en Top 14. "C'est compliqué, on n'a pas des effectifs qui sont encore pléthoriques dans les clubs. Quand les joueuses partent, c'est difficile pour les clubs, les filles qui restent en club, ce n’est pas simple pour elles non plus", abonde Safi N’Diaye, consultante France Télévisions, ancienne internationale et ancienne manager du rugby féminin à Montpellier.
Surtout quand les doublons se transforment en triplons, quand les calendriers du Tournoi des six nations et du Pacific Four Series, compétition régionale qui regroupe la Nouvelle-Zélande, le Canada, les Etats-Unis et l’Australie, se superposent. De quoi parfois s'interroger sur la tenue de ces doublons, estime Laurent Treille, qui a vu 15 de ses joueuses à Bordeaux appelées en préparation des échéances internationales en avril, dont 11 en équipe de France.
Les stratégies des clubs
Pour tenter de gérer au mieux les périodes des doublons, les clubs s’organisent sur le plan du recrutement. "On a essayé d'anticiper ce scénario dans la gestion de l'effectif quand on a, avec mon collègue Vincent Fargeas, mis en place notre recrutement et le plan de succession. Donc on n'était pas inquiet en termes de quantité", explique Fabrice Ribeyrolles, l’entraîneur de l’ASM Romagnat, qui a compté cinq Françaises et une Italienne parties en sélection.
Laurent Treille évoque aussi un "recrutement en conséquence" l'été dernier à Bordeaux. Un enjeu déjà identifié par le promu Toulon, qui a découvert les doublons avec quatre joueuses en moins dans l’effectif au quotidien, comme l’assure le manager général Stéphane Beyt Gamonet : "On s'adapte, c'est une première année pour nous. L'année prochaine, on verra les choses aussi différemment, avec un effectif un peu plus élargi pour justement pallier ces absences-là."
En conclusion, les clubs d'Élite 1 ont des défis à relever pour gérer les absences de leurs internationales pendant le Tournoi des six nations. Les stratégies de recrutement et les adaptations des clubs seront clés pour leur réussite. Les prochaines semaines seront cruciales pour les équipes, qui devront donner le meilleur d'elles-mêmes pour atteindre les playoffs."