Volodymyr Zelensky a annoncé ce jeudi 14 mai 2026 qu’un immeuble résidentiel de Kiev avait été frappé par un drone russe, causant la mort d’au moins cinq personnes. Selon BMF - International, ces attaques, menées en moins de 48 heures, ont mobilisé plus de 1 500 drones et 56 missiles, provoquant des dégâts majeurs dans plusieurs localités ukrainiennes.
Ce qu'il faut retenir
- 1 567 drones et 56 missiles ont été lancés par la Russie lors des attaques des 13 et 14 mai 2026.
- 11 morts au total, dont cinq à Kiev, et des dizaines de blessés ont été recensés.
- Un immeuble de neuf étages à Kiev a été partiellement détruit après avoir été frappé par un drone.
- Le taux d’interception a atteint 94 % pour les drones et 73 % pour les missiles, selon les autorités ukrainiennes.
- Un véhicule humanitaire de l’ONU a été visé dans le sud du pays, sans faire de victimes.
- Emmanuel Macron a dénoncé une « tactique terroriste » et une « hypocrisie » russe dans les négociations récentes.
Des attaques massives lancées dès la fin d’une brève trêve
Les hostilités ont repris dès la fin de la trêve de 48 heures décrétée en Russie pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dès lundi 12 mai, Moscou a relancé ses frappes, visant plusieurs villes ukrainiennes. Kiev, en première ligne, a subi le plus lourd assaut : selon l’armée de l’air ukrainienne, 675 drones et 56 missiles ont été lancés contre la capitale en une seule nuit.
L’immeuble de neuf étages touché dans le quartier de Solomyansky a vu « une partie complètement détruite », a précisé Volodymyr Zelensky. Plus de vingt sites civils à travers la ville ont subi des dégâts, touchant des infrastructures essentielles. Les secours ukrainiens sont toujours à l’œuvre pour évaluer l’ampleur des destructions et porter assistance aux victimes.
Un bilan humain lourd et des cibles controversées
Outre les cinq morts à Kiev, les attaques ont fait au moins six autres victimes dans d’autres régions du pays. Des dizaines de personnes ont également été blessées, certaines dans un état critique. Parmi les cibles visées, un véhicule humanitaire de l’ONU a été frappé dans le sud de l’Ukraine. « Les Russes ne pouvaient ignorer quel véhicule ils visaient », a dénoncé le président ukrainien, soulignant le caractère délibéré de l’attaque.
Ces frappes surviennent alors que la Russie est régulièrement accusée de cibler des infrastructures civiles pour semer la terreur. Volodymyr Zelensky a dénoncé une « tactique terroriste délibérée », expliquant que Moscou avait « amassé des drones et des missiles sur une période donnée » pour maximiser l’impact de ses offensives. « Ils ont intentionnellement calculé la frappe pour créer les plus grandes difficultés possibles à notre défense aérienne », a-t-il affirmé.
« Il s'agit d'une tactique terroriste délibérée des Russes, qui ont amassé des drones et des missiles sur une période donnée et ont intentionnellement calculé la frappe de manière à ce que son ampleur soit significative, créant ainsi les plus grandes difficultés possibles pour notre défense aérienne. »
— Volodymyr Zelensky, président ukrainien
La communauté internationale réagit à l’escalade
La France a fermement condamné les attaques russes. Emmanuel Macron a publié un message sur X (ex-Twitter) pour dénoncer une stratégie de « faiblesse » de la part de Moscou. « En bombardant les civils, la Russie apporte moins la démonstration de sa force que de sa faiblesse : elle est à court de solutions sur le terrain militaire et ne sait pas comment terminer sa guerre d'agression », a-t-il écrit. Le chef de l’État français a également pointé « l'hypocrisie » de la Russie lors des négociations ayant mené à la trêve éphémère des derniers jours.
Macron a réaffirmé le soutien de la France à l’Ukraine, promettant que Paris continuerait de « se mobiliser pour obtenir une cessation des hostilités et faire advenir une paix juste et durable pour l’Ukraine, qui garantisse sa sécurité et celle de l'Europe ». D’autres pays européens devraient suivre ce mouvement de condamnation dans les prochains jours, à l’approche d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU prévue ce vendredi 15 mai.
Des défis persistants pour la défense ukrainienne
Malgré un taux d’interception élevé — 94 % pour les drones et 73 % pour les missiles —, les attaques massives ont mis à rude épreuve les systèmes de défense ukrainiens. Les autorités de Kiev ont indiqué que les ressources étaient mobilisées à leur maximum, mais reconnaissent que la pression reste intense. Les frappes ont également perturbé les services essentiels, comme l’approvisionnement en eau et en électricité dans certaines zones.
Les services de renseignement ukrainiens estiment que la Russie prépare de nouvelles offensives dans les prochaines semaines, notamment dans les régions de Donetsk et Louhansk. La situation humanitaire, déjà précaire, pourrait encore se dégrader si les combats s’intensifient. Les organisations internationales, dont l’ONU, appellent à une trêve immédiate pour permettre l’évacuation des civils et la livraison de l’aide humanitaire.
Ces événements surviennent alors que les négociations de paix, déjà fragiles, semblent plus éloignées que jamais. La question d’une possible intervention militaire accrue de l’Occident pourrait refaire surface dans les prochains jours, notamment après les déclarations de plusieurs dirigeants européens appelant à un « sursaut » face à l’agressivité russe.
Selon les observateurs, Moscou a profité de la trêve pour reconstituer ses stocks de drones et missiles, avant de lancer une nouvelle vague de frappes pour tester les défenses ukrainiennes et semer la panique parmi la population. Volodymyr Zelensky a qualifié cette stratégie de « tactique terroriste délibérée » visant à maximiser l’impact des offensives.
D’après les dernières informations disponibles, au moins 11 personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées. Cinq des victimes se trouvaient à Kiev, où un immeuble résidentiel a été partiellement détruit par un drone. D’autres décès ont été recensés dans d’autres régions du pays.