Le chanteur marocain Saad Lamjarred, condamné à cinq ans de prison pour le viol d’une jeune femme en 2018 près de Saint-Tropez, a interjeté appel de cette décision ce 20 mai 2026, selon BFM - Faits Divers.
Le procès, qui s’est tenu à huis clos sur quatre jours, s’est conclu le 15 mai dernier par une condamnation de la cour d’assises du Var. L’avocat général avait requis dix ans de réclusion criminelle, tandis que la défense plaidait pour un acquittement, le chanteur de 41 ans contestant systématiquement les faits reprochés. Me Christian Saint-Palais, son avocat, a confirmé cette démarche d’appel à l’AFP ce 21 mai 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Condamnation initiale : cinq ans de prison pour viol sur une jeune femme en 2018, verdict rendu le 15 mai 2026 par la cour d’assises du Var.
- Appel immédiat : Saad Lamjarred conteste cette condamnation et saisit la cour d’appel, comme l’a annoncé son avocat Me Christian Saint-Palais.
- Contexte de l’affaire : la victime aurait accepté de boire un verre avec le chanteur à son hôtel avant d’être conduite dans sa chambre, où le rapport sexuel s’est produit selon elle sans son consentement.
- Antécédents judiciaires : Lamjarred a déjà été mis en cause dans des affaires similaires au Maroc (2015) et aux États-Unis (2010), cette dernière ayant fait l’objet d’un arrangement financier.
- Autre procédure en cours : en France, il doit encore être jugé devant la cour d’assises d’appel de Créteil pour une condamnation à six ans de prison en 2023 pour le viol de Laura P..
Un procès houleux et des versions contradictoires
La cour d’assises du Var a reconnu Saad Lamjarred coupable de viol lors d’un procès marqué par des versions opposées. D’un côté, la jeune femme affirme avoir été victime d’un acte non consenti après avoir accepté de se rendre dans la chambre de l’artiste à l’issue d’une rencontre dans une discothèque de Saint-Tropez en août 2018. De l’autre, le chanteur soutient que le rapport sexuel était consenti, une thèse qu’il a toujours défendue.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait confirmé en 2021 le renvoi de Lamjarred devant les assises. Les juges avaient alors rappelé un principe juridique essentiel : « le fait de pénétrer dans la chambre d’un homme ne valait pas automatiquement consentement », un point central dans cette affaire.
Un parcours judiciaire déjà chargé pour l’artiste
Saad Lamjarred n’en est pas à sa première affaire judiciaire en France. En 2023, il avait été condamné à six ans de prison par la cour d’assises de Paris pour le viol de Laura P., une jeune femme qu’il avait rencontrée en 2016 dans une boîte de nuit parisienne. Comme dans l’affaire du Var, il a toujours nié les faits et a fait appel de cette décision. Son procès en appel devant la cour d’assises de Créteil n’a pas encore eu lieu.
Par ailleurs, l’artiste marocain a déjà été impliqué dans des procédures judiciaires à l’étranger. En 2015 au Maroc, il avait été mis en cause dans une affaire de viol avant que les charges ne soient abandonnées. Aux États-Unis, en 2010, une procédure pour viol et agression sexuelle avait été classée après un accord financier avec la victime présumée.
Une affaire parallèle impliquant un réseau de pression
Dans l’affaire concernant Laura P., cinq personnes, dont la mère de la victime, ont été condamnées pour avoir tenté d’extorquer trois millions d’euros au chanteur en échange du retrait de la plainte et de son témoignage lors du procès. Laura P. elle-même a été relaxée, mais l’épisode illustre les tensions autour de cette affaire et les tentatives d’influence exercées sur les victimes présumées.
Ces éléments rappellent les stratégies parfois employées dans les affaires de mœurs impliquant des personnalités publiques, où les pressions financières ou psychologiques peuvent compliquer le déroulement de la justice.
Cette affaire, qui s’inscrit dans une série de procédures judiciaires à l’encontre du chanteur, rappelle les enjeux liés aux violences sexuelles et aux mécanismes de pression qui peuvent s’exercer dans leur sillage. La justice française devra trancher dans les mois à venir sur la culpabilité de Lamjarred dans ces deux affaires distinctes, chacune marquée par des récits contradictoires et des antécédents judiciaires complexes.
La cour d’assises du Var a estimé, après un procès à huis clos de quatre jours, que les preuves et témoignages recueillis permettaient de retenir la culpabilité du chanteur pour viol sur une jeune femme en 2018. La victime a affirmé que le rapport sexuel n’était pas consenti, tandis que Lamjarred a toujours nié les faits. L’avocat général avait initialement requis dix ans de réclusion criminelle, mais la cour a retenu une peine de cinq ans.