Un séisme de magnitude 6,1 s’est produit lundi au large de la côte ouest de Cuba, provoquant des secousses ressenties jusqu’à La Havane. Selon Le Figaro, les habitants ont signalé des vibrations durant une vingtaine de secondes, suffisantes pour évacuer les bâtiments et se réfugier dans la rue. L’institut géologique américain USGS a précisé que l’épicentre se situait à environ 100 kilomètres de l’extrémité occidentale de l’île.
Ce qu'il faut retenir
- Un séisme de magnitude 6,1 a frappé au large de Cuba, à 100 km de l’extrémité ouest de l’île.
- Les secousses ont duré 20 secondes et ont provoqué l’évacuation des habitants à La Havane.
- L’épicentre a été localisé par l’USGS, l’institut géologique américain.
- Aucun dégât majeur ni blessé n’a été signalé dans l’immédiat.
Un événement sismique ressenti dans la capitale
Les journalistes de l’AFP présents à La Havane ont confirmé que les secousses ont duré environ vingt secondes, poussant les résidents à quitter leurs habitations par précaution. Les bâtiments de la capitale, situés à plusieurs dizaines de kilomètres de l’épicentre, ont tremblé sans subir de dommages apparents. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué d’informations sur d’éventuelles conséquences matérielles ou humaines, mais les premiers retours suggèrent une absence de victimes.
L’USGS, qui surveille en temps réel l’activité sismique mondiale, a rapidement publié une estimation de la magnitude et de la localisation du séisme. Selon ses données, l’hypocentre se trouvait en mer, à une profondeur estimée à plusieurs dizaines de kilomètres sous le niveau de la mer. Ce type d’événement reste fréquent dans la région des Caraïbes, située sur une zone de convergence de plaques tectoniques.
Un contexte géologique connu
Cuba est régulièrement exposée à des séismes en raison de sa position géographique, à la frontière entre la plaque des Caraïbes et la plaque nord-américaine. Ces mouvements tectoniques génèrent régulièrement des tremblements de terre, dont certains dépassent la magnitude 6. Cependant, la majorité de ces événements restent peu ressentis par la population, surtout s’ils se produisent en mer à une distance significative des côtes. Dans le cas présent, la distance entre l’épicentre et La Havane a limité l’impact des secousses.
Les scientifiques rappellent que l’île a déjà connu des séismes bien plus puissants dans son histoire. En 2020, un tremblement de terre de magnitude 7,7 avait frappé au sud de Cuba, provoquant des dégâts mineurs mais rappelant la vulnérabilité sismique de la région. L’USGS classe régulièrement cette zone comme à risque modéré à élevé, en raison de la complexité des interactions entre les plaques tectoniques.
Réactions et mesures prises
Les autorités cubaines n’ont pas encore réagi officiellement à l’événement, mais les médias locaux ont relayé les témoignages des habitants. Certains habitants de La Havane ont décrit des sensations de nausée ou de déséquilibre pendant les secousses, tandis que d’autres ont évoqué des objets qui tremblaient dans les logements. Les réseaux sociaux ont été rapidement inondés de messages confirmant le phénomène, mais aucune alerte tsunami n’a été déclenchée, l’épicentre étant trop profond et éloigné des côtes.
Côté infrastructures, aucun dégât n’a été signalé dans les hôpitaux, écoles ou bâtiments administratifs de la capitale. Les services de secours restent en alerte par mesure de précaution, mais aucun appel à l’aide n’a été enregistré pour l’instant. Les autorités devraient communiquer dans les prochaines heures un bilan plus détaillé, notamment sur les éventuels dommages aux réseaux électriques ou de communication.
Si l’activité sismique reste normale dans les Caraïbes, cet événement rappelle l’importance de la préparation aux risques naturels dans une région exposée. Les experts soulignent que Cuba, comme d’autres îles des Caraïbes, doit maintenir une vigilance constante face à la menace sismique, même si les séismes majeurs restent rares.
Un tsunami peut survenir après un séisme sous-marin, mais cela dépend de plusieurs facteurs : la magnitude du séisme, la profondeur de l’hypocentre et la nature des fonds marins. Dans le cas présent, l’USGS n’a pas émis d’alerte tsunami, car le séisme était d’une magnitude modérée et l’épicentre suffisamment profond et éloigné des côtes pour limiter le risque.