Deux réacteurs sur les six que compte la centrale nucléaire de Gravelines, située dans le Nord de la France, ne fonctionnent pas normalement ce jeudi 2 septembre 2026. Selon nos confrères du Monde, la présence massive de méduses dans les eaux de refroidissement a contraint EDF à arrêter un réacteur, perturbant ainsi l'activité de la plus grande centrale nucléaire d'Europe occidentale. Un phénomène similaire s'était déjà produit en août 2025, rappelle le quotidien.

Ce qu'il faut retenir

  • Six réacteurs composent la centrale de Gravelines, la plus grande d'Europe occidentale
  • Seulement deux réacteurs fonctionnent normalement ce 2 septembre 2026, selon le Monde
  • Un réacteur a été arrêté en raison de l'invasion de méduses dans les eaux de refroidissement
  • Un phénomène identique s'était déjà produit en août 2025

Une centrale paralysée par des méduses

La centrale nucléaire de Gravelines, située près de Dunkerque, est un site stratégique pour le parc nucléaire français. Avec ses six réacteurs, elle représente une part importante de la production d'électricité du pays. Pourtant, ce jeudi, seulement deux réacteurs fonctionnent normalement, indique le Monde. La raison ? Une nouvelle invasion de méduses dans les eaux de refroidissement, bloquant ainsi le système de filtration et forçant EDF à arrêter un troisième réacteur.

Cette situation n'est pas inédite. En août 2025, une arrivée massive de méduses avait déjà perturbé le fonctionnement de la centrale, rappelle le quotidien. À l'époque, deux réacteurs avaient dû être temporairement mis à l'arrêt pour les mêmes raisons. — Autant dire que le phénomène n'est pas anodin, puisque la centrale, déjà en fonctionnement depuis plus de quarante ans, reste vulnérable à ce type d'aléas naturels.

Des conséquences sur la production électrique

L'arrêt d'un réacteur à Gravelines a des répercussions immédiates sur la production électrique française. Avec quatre réacteurs sur six en fonctionnement ou en arrêt technique, la centrale voit sa capacité réduite. EDF n'a pas encore communiqué sur les quantités d'électricité perdues, mais la situation pourrait impacter le réseau si elle venait à durer.

Interrogé par le Monde, un porte-parole d'EDF a indiqué que « les équipes techniques surveillent en permanence la situation et prennent les mesures nécessaires pour assurer la sûreté des installations ». Il a également rappelé que des solutions alternatives, comme le nettoyage des filtres, étaient mises en œuvre pour limiter l'impact. — Bref, la centrale reste opérationnelle, mais son efficacité est réduite.

Et maintenant ?

Pour les prochains jours, la situation dépendra de l'évolution des courants marins et de la dispersion des méduses. EDF devrait publier un point d'étape dans les 48 heures, selon des sources internes. Si l'invasion persiste, d'autres réacteurs pourraient être concernés, ce qui aggraverait la perturbation du réseau électrique local. Une surveillance accrue des systèmes de filtration est également attendue pour éviter tout risque de surchauffe.

Reste à voir si cette perturbation sera de courte durée ou si elle s'inscrira dans la durée, comme cela avait été le cas en 2025. Une chose est sûre : la centrale de Gravelines devra trouver des solutions durables pour limiter l'impact de ces invasions récurrentes de méduses.

Les méduses obstruent les systèmes de filtration des eaux de refroidissement, essentiels au bon fonctionnement des réacteurs. Leur accumulation peut bloquer les prises d'eau, empêchant ainsi le refroidissement des installations et obligeant les opérateurs à arrêter les réacteurs pour éviter tout risque de surchauffe.