Un Airbus A220-300 de la compagnie Croatia Airlines a glissé sur le côté de la piste de l’aéroport de Split, en Croatie, ce samedi 16 mai, lors d’une tentative d’interruption de décollage. L’incident, qui s’est produit à plus de 240 km/h, n’a fait aucun blessé parmi les 130 passagers et les cinq membres d’équipage à bord, a indiqué la compagnie dans un communiqué rapporté par Le Figaro. Les passagers ont ensuite été évacués vers le terminal de l’aéroport, où ils ont été pris en charge.

Ce qu'il faut retenir

  • 130 passagers et cinq membres d’équipage à bord de l’appareil, aucun blessé
  • L’Airbus A220-300 a dévié de la piste après une interruption de décollage à plus de 240 km/h
  • L’appareil, en partance pour Francfort, a subi des dégâts matériels mineurs selon l’Agence nationale d’enquêtes
  • Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’incident
  • L’avion s’est immobilisé en bordure de piste, un moteur semblant endommagé

L’incident s’est produit vers midi, heure locale, alors que l’appareil s’apprêtait à décoller en direction de Francfort, en Allemagne. Selon les données du site Flightradar24, citées par Le Figaro, l’avion roulait à une vitesse estimée à 240 km/h au moment où les pilotes ont décidé d’interrompre la manœuvre. Cette décision a été prise « conformément aux procédures de sécurité », a précisé la compagnie dans un communiqué publié dans la journée.

Sur une photo publiée par le site d’information régionale Dalmacijadanas.hr, on distingue l’appareil arrêté en bordure de piste, avec un moteur semblant avoir frôlé la pelouse adjacente. L’Agence nationale d’enquêtes sur les accidents de transport (ANENA) a qualifié l’événement d’« accident grave » et a annoncé l’ouverture d’une enquête technique. Selon ses premières conclusions, une roue du train d’atterrissage est sortie de la piste après le freinage brutal, s’immobilisant sur la bande herbeuse.

La compagnie Croatia Airlines a confirmé dans son communiqué que « tous les passagers et membres d’équipage vont bien, et personne n’a été blessé ». Les passagers ont quitté l’avion par leurs propres moyens et ont été dirigés vers le terminal de l’aéroport de Split. Aucune information n’a été communiquée concernant les raisons ayant conduit les pilotes à interrompre le décollage. « De plus amples informations seront fournies après l’achèvement des premières vérifications techniques et des procédures officielles », a indiqué la compagnie, sans préciser de délai pour ces investigations.

Un incident technique ou une erreur de pilotage ?

Les causes exactes de cet incident restent à déterminer. L’ANENA a souligné dans son communiqué que l’équipage avait agi « conformément aux procédures de sécurité prescrites » lors de l’interruption du décollage. Cependant, les raisons ayant motivé cette décision — qu’elles soient techniques, liées à une alerte en cabine ou à une anomalie détectée par les pilotes — n’ont pas été dévoilées. L’agence a également confirmé que l’appareil avait subi des « dégâts matériels mineurs », sans préciser leur nature ou leur étendue.

Les premières spéculations évoquent plusieurs hypothèses. Une panne technique mineure, comme un problème de train d’atterrissage ou un signal d’alerte dans le cockpit, pourrait expliquer cette interruption brutale. Une autre possibilité serait une erreur de procédure, bien que les pilotes de Croatia Airlines soient généralement formés pour respecter strictement les protocoles de sécurité. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par la compagnie ou les autorités croates pour confirmer ou infirmer ces pistes.

Les autorités aéroportuaires de Split ont pour leur part indiqué que la piste était de nouveau opérationnelle après vérification. Aucun autre vol n’a été retardé en raison de cet incident, selon les premiers retours. La direction de l’aéroport a précisé que les équipes de maintenance étaient mobilisées pour évaluer l’état de l’infrastructure et procéder aux réparations si nécessaire.

Un appareil récent et réputé fiable

L’Airbus A220-300, modèle en service chez Croatia Airlines depuis 2019, est un avion de ligne moyen-courrier réputé pour sa fiabilité et ses performances. Avec une capacité de 149 à 160 passagers selon la configuration, cet appareil est conçu pour des vols de moyenne distance, comme celui prévu entre Split et Francfort. Il est équipé de deux réacteurs Pratt & Whitney PW1500G, connus pour leur efficacité énergétique et leur faible niveau sonore.

Croatia Airlines, compagnie nationale croate, exploite une flotte composée majoritairement d’appareils Airbus, dont plusieurs A220 et A320. La compagnie, basée à Zagreb, dessert principalement des destinations européennes et est membre de l’alliance Star Alliance depuis 2004. Cet incident marque l’un des rares accidents impliquant un appareil de la compagnie, dont la réputation en matière de sécurité reste globalement solide.

L’A220, anciennement connu sous le nom de Bombardier CSeries, est un avion relativement récent dans le paysage aérien. Son entrée en service remonte à 2016, et il est progressivement adopté par de nombreuses compagnies pour remplacer des appareils plus anciens. Sa structure en matériaux composites et ses systèmes électroniques avancés en font un appareil moderne, mais aussi potentiellement plus sensible aux pannes techniques.

Et maintenant ?

L’enquête technique devrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, selon la complexité des causes identifiées. L’ANENA, en collaboration avec Airbus et Pratt & Whitney, va analyser les boîtes noires de l’appareil, les données de vol et les rapports des pilotes pour établir un diagnostic précis. Une fois les conclusions rendues publiques, des recommandations pourraient être émises pour renforcer la sécurité des vols opérés par Croatia Airlines ou d’autres compagnies utilisant le même type d’appareil.

En attendant, la compagnie devrait maintenir ses vols programmés, sous réserve des vérifications complémentaires. L’incident rappelle l’importance des procédures d’urgence et des systèmes de sécurité, même dans un secteur où les accidents graves restent rares. Pour les passagers, cet événement illustre aussi la réactivité des équipages et des autorités aéroportuaires en cas d’anomalie technique.

Cet incident survient dans un contexte où le trafic aérien en Europe retrouve progressivement son niveau d’avant la pandémie de Covid-19. Les aéroports croates, notamment ceux de Split et de Zagreb, enregistrent une hausse constante du nombre de passagers, portés par le tourisme estival et les liaisons internationales. Les autorités croates et les compagnies aériennes restent donc particulièrement vigilantes quant à la maintenance des appareils et à la formation des équipages.

Un secteur aérien sous surveillance

Les incidents de ce type, bien que rares, attirent toujours l’attention des médias et des passagers. En 2023, l’Union européenne avait renforcé les contrôles sur les compagnies aériennes après plusieurs alertes concernant des problèmes de maintenance chez certains opérateurs. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) avait alors publié des directives pour améliorer la surveillance des appareils et des procédures de sécurité.

Croatia Airlines, comme toutes les compagnies européennes, est soumise à des audits réguliers de l’EASA et de l’autorité nationale de l’aviation civile croate. Les résultats de ces contrôles sont publics et permettent d’évaluer le niveau de sécurité des compagnies. Dans le cas présent, aucune alerte n’avait été signalée concernant l’appareil impliqué dans l’incident de Split.

Les passagers peuvent consulter les rapports de sécurité des compagnies aériennes sur le site de l’EASA ou sur celui de l’Agence nationale d’enquêtes sur les accidents de transport (ANENA) en Croatie. Ces documents, souvent techniques, détaillent les incidents et accidents survenus dans le pays et les mesures prises pour éviter leur répétition.

Selon Croatia Airlines, l’interruption du décollage a été effectuée « conformément aux procédures de sécurité ». Aucune raison précise n’a été communiquée pour l’instant. L’enquête technique en cours devrait permettre de déterminer les causes exactes, qu’elles soient techniques, liées à une alerte en cabine ou à une anomalie détectée par l’équipage.

L’Agence nationale d’enquêtes sur les accidents de transport (ANENA) a indiqué que l’avion avait subi des « dégâts matériels mineurs », notamment une roue du train d’atterrissage sortie de piste. Un moteur semble également avoir touché la pelouse adjacente. Aucune information supplémentaire n’a été donnée sur l’étendue des dommages.