Un Britannique de 59 ans a changé de traitement contre l’obésité en passant d’Ozempic à Mounjaro. Alors que son poids a continué de diminuer, son état mental a connu des transformations notables, selon Top Santé. Entre un calme inattendu et une réduction des pensées intrusives liées à la nourriture, cette expérience soulève des questions sur les effets secondaires de ces médicaments et leurs répercussions sur le cerveau.
Ce qu'il faut retenir
- Un Britannique de 59 ans a substitué l’Ozempic au Mounjaro pour perdre du poids, d’après Top Santé.
- Sa perte de poids s’est poursuivie après ce changement de traitement.
- Son état mental a subi une métamorphose, marquée par un calme inattendu et une atténuation des food noise.
- Ces effets ont suscité des interrogations sur un éventuel lien avec le TDAH.
- Les mécanismes exacts de ces transformations cérébrales restent à éclaircir.
Un changement de traitement aux conséquences multiples
À 59 ans, ce Britannique a pris la décision de remplacer l’Ozempic, un médicament à base de sémaglutide, par le Mounjaro (tirzépatide). Les deux molécules sont initialement conçues pour traiter le diabète de type 2, mais elles sont aussi largement prescrites dans la gestion de l’obésité en raison de leurs effets sur la satiété et la perte de poids. D’après Top Santé, ce changement a eu un impact significatif sur son poids, qui a continué de diminuer après la transition.
Cependant, ce sont les effets secondaires inhabituels qui ont particulièrement attiré l’attention. Outre la réduction de la masse corporelle, ce patient a constaté une modification profonde de son état mental. Le calme inhabituel ressenti, ainsi qu’une baisse des pensées intrusives liées à la nourriture, ont été décrits comme des changements majeurs dans son quotidien.
Des effets mentaux surprenants : entre apaisement et interrogations
Les témoignages de ce Britannique mettent en lumière des effets secondaires peu documentés jusqu’ici. Le « food noise », terme désignant ces pensées obsessionnelles autour de l’alimentation, aurait diminué de manière notable après le passage au Mounjaro. Ce phénomène, souvent associé aux troubles du comportement alimentaire, semble s’être atténué, offrant une sensation de sérénité inédite pour ce patient.
Mais c’est l’intensité de ces changements qui intrigue. Dans une interview rapportée par Top Santé, il explique : « Je me sens comme si une partie de mon esprit avait été débarrassée de ce bruit constant. Ce n’est pas seulement une question de faim, c’est comme si une obsession avait disparu. » Ces déclarations soulèvent des hypothèses sur l’impact de ces médicaments sur les circuits cérébraux de la récompense et de la régulation émotionnelle.
Un possible lien avec le TDAH ?
Parmi les effets observés, une question persiste : ce calme soudain et cette réduction des pensées intrusives pourraient-ils être liés à un trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) non diagnostiqué ? D’après Top Santé, cette hypothèse n’est pas à écarter. Le TDAH est souvent associé à des difficultés de régulation émotionnelle et à des pensées intrusives, ce qui pourrait expliquer, en partie, les changements constatés par ce patient.
Pour l’heure, aucun diagnostic n’a été établi, et ces observations restent anecdotiques. Toutefois, elles pourraient ouvrir la voie à de nouvelles recherches sur les effets des agonistes des récepteurs GLP-1 et GIP (comme le Mounjaro) sur les fonctions cognitives et émotionnelles. Des études préliminaires suggèrent en effet que ces molécules pourraient avoir des répercussions bien au-delà de la simple régulation glycémique ou pondérale.
Pour ce Britannique, l’expérience reste mitigée. Si la perte de poids se poursuit et que son état mental s’est amélioré, les incertitudes sur les effets à long terme persistent. Comme il le souligne : « Je ne sais pas si ce calme va durer, ni quels seront les autres impacts. Mais pour l’instant, c’est une bouffée d’oxygène. »