Les joueurs du XV de France se préparent sous un soleil de plomb à Marcoussis avant leur premier test-match face à la Nouvelle-Zélande, prévu le 4 juillet à Christchurch. Selon Le Figaro, l’entraînement de ce lundi a permis d’éclaircir certains choix pour le XV titulaire, même si plusieurs incertitudes subsistent encore, notamment en raison des absences et des ajustements techniques imposés par la chaleur.
Ce qu'il faut retenir
- Un entraînement sous 35°C à Marcoussis avec des mises en place intensives pour les avants et les arrières, sous un soleil « implacable » et un vent insuffisant pour rafraîchir l’atmosphère.
- Deux absences notables : le pilier bayonnais Tevita Tatafu, systématiquement exempté, et l’arrière palois Théo Attissogbe, ménagé pour préserver sa condition physique.
- Un choc visible sur le terrain : le jeune centre palois Fabien Brau-Boirie a repris l’entraînement après s’être fait soigner pour une pommette ouverte, avec un gros pansement sous l’œil gauche.
- Une charnière titulaire qui se dessine : Damian Penaud (n°14) et Antoine Dupont (n°10) semblent confirmés, tandis que Max Spring (n°15) pourrait occuper le poste d’arrière en l’absence d’Attissogbe.
- Un pack d’avants en reconstruction avec Tom Staniforth (2e ligne) et Cyril Baille (pilier) comme éléments clés, sous la direction du nouveau staff technique.
Un entraînement marqué par la chaleur et les ajustements tactiques
La séance, qui s’est déroulée de 11h30 à 13h15 à Marcoussis, a été marquée par des températures dépassant les 35°C, rendant les conditions de travail particulièrement difficiles. « Les corps ruisselaient de sueur malgré un vent léger », précise un observateur présent sur place. Deux joueurs, habitués à ces dispensations, étaient absents : Tevita Tatafu, souvent exempté pour préserver son état de forme, et Théo Attissogbe, laissé au repos pour éviter tout risque de blessure avant le déplacement en Nouvelle-Zélande.
Côté avants, l’entraînement a permis de tester plusieurs combinaisons en mêlées et en touches. Le Castrais Tom Staniforth, sélectionné pour la première fois en équipe nationale, s’est imposé comme un candidat sérieux au poste de deuxième ligne aux côtés de Paul Willemse. « Son placement dans le pack a été salué par le staff », note Le Figaro. En première ligne, Cyril Baille et Jean-Baptiste Gros ont confirmé leur statut de titulaires probables, tandis que la troisième ligne, encore en recomposition, pourrait voir émerger des profils comme Charles Ollivon ou Antoine Dupont en soutien.
Une arrière-garde en suspens, entre incertitudes et espoirs
Derrière, la situation reste plus floue. Théo Attissogbe, initialement titulaire au poste d’arrière, a été remplacé lors de la séance par Max Spring, du Racing 92. Ce dernier a endossé le maillot n°15, tandis que Damian Penaud a retrouvé le n°14, son poste habituel après avoir été écarté lors du dernier Tournoi des Six Nations. « Son retour dans le groupe est un soulagement pour le staff », confie un proche du XV de France. À ses côtés, en n°13, Arthur Vincent ou Jonathan Danty pourraient se disputer la place, selon leur forme du moment.
Côté charnière, Antoine Dupont (n°10) et Maxime Lucu (n°9) semblent intouchables, mais des doutes persistent sur le choix du deuxième centre. Gaël Fickou et Jonathan Danty sont en lice pour le poste, avec une légère avance pour le premier cité, plus expérimenté. « La décision finale dépendra de leur réactivité en match », estime un analyste.
Un choc physique attendu face aux All Blacks
Le premier test-match des Bleus, prévu le 4 juillet à Christchurch, s’annonce comme un baptême du feu. Les All Blacks, champions du monde en titre, représenteront un adversaire de choix pour évaluer le niveau de la formation de Fabien Galthié. « Les conditions climatiques en Nouvelle-Zélande seront radicalement différentes de celles de Marcoussis », souligne Le Figaro. « Les joueurs devront s’adapter rapidement à un froid humide et à une altitude élevée. »
Le staff tricolore a donc tout intérêt à finaliser sa composition rapidement. Les doubles du XV de France, qui affronteront les Anglais ce vendredi à Vannes dans un match amical, auront pour mission de convaincre. Une victoire permettrait de renforcer la confiance avant le grand saut vers l’hémisphère Sud. « Fabien Galthié compte sur cette rencontre pour peaufiner son effectif », rappelle Le Figaro.
Un groupe en reconstruction, entre expérience et jeunesse
Ce stage à Marcoussis illustre la volonté de Fabien Galthié de reconstruire une équipe compétitive après une saison 2025-2026 contrastée. Le staff a intégré plusieurs jeunes talents, comme le centre palois Fabien Brau-Boirie ou le deuxième ligne Tom Staniforth, tout en maintenant des cadres comme Antoine Dupont ou Damian Penaud. « L’équilibre entre expérience et fraîcheur sera déterminant », analyse un observateur.
Les blessures, comme celle de Brau-Boirie, rappellent cependant les risques inhérents à un calendrier chargé. Le staff devra gérer au mieux les charges de travail pour éviter les rechutes. « On ne peut pas se permettre de perdre des joueurs clés avant le premier match », confie un membre du staff.
Les prochaines échéances à ne pas manquer
Avant le départ pour Christchurch, les Bleus auront l’occasion de se tester lors de matchs de préparation. Le match contre les Anglais, vendredi à Vannes, sera le dernier avant le grand saut. « Une victoire permettrait de partir avec un moral d’acier », estime un expert. Ensuite, ce sera direction la Nouvelle-Zélande, où une série de deux tests est prévue (4 et 11 juillet). « L’objectif est clair : montrer un rugby ambitieux et cohérent », résume Le Figaro.
Le public français, lui, attend des résultats concrets. Après des années de performances en demi-teinte, les attentes sont fortes. « Les Bleus doivent prouver qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleures nations du monde », rappelle un commentateur.
Selon Le Figaro, c’est le Racingman Max Spring, actuellement porteur du n°15 lors des entraînements, qui occuperait le poste d’arrière en l’absence de Théo Attissogbe. Son profil polyvalent et sa régularité en Top 14 en font un candidat sérieux pour ce rôle.
Le Figaro met en avant deux profils : Fabien Brau-Boirie, centre palois de 21 ans, blessé lors de la séance mais revenu sur le terrain avec un pansement, et Tom Staniforth, deuxième ligne castrais, sélectionné pour la première fois en équipe nationale et déjà intégré au pack titulaire.