Le dernier bilan de l’Observatoire de la Sécurité routière pour l'année 2025 révèle une hausse alarmante des accidents impliquant des trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés. Avec 80 décès et plus de 1 100 blessés graves en un an, la nécessité d'une assurance devient cruciale. Selon la fédération Mobilians, près de 4 millions de trottinettes électriques sont en circulation en France.
En 2025, 501 piétons et 234 cyclistes ont également perdu la vie. Une étude de l'Ademe en 2024 révèle que près de 30% des utilisateurs de trottinettes roulent sans assurance, une pratique risquée. Il est essentiel de clarifier que les trottinettes électriques, gyroroues et hoverboards sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur et doivent donc être assurés en responsabilité civile, même pour une utilisation occasionnelle.
Pour les trottinettes en libre-service, l'assurance est souvent incluse dans le prix, mais pour une trottinette personnelle, il est impératif de souscrire une assurance couvrant au moins les dommages causés à des tiers. Rouler sans cette assurance expose à de lourdes amendes et même à la suspension du permis B en cas de contrôle.
Concernant les vélos électriques, les VAE limités à 25 km/h ne nécessitent pas d'assurance obligatoire. Cependant, les speed bikes, capables de rouler sans pédalage, doivent être immatriculés et assurés spécifiquement, avec le port du casque obligatoire. Il est crucial de vérifier sa couverture, notamment pour les accidents graves qui pourraient survenir.
En cas d'accident sans assurance, le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) indemnisera la victime, puis se retournera contre le responsable pour récupérer les sommes versées, pouvant atteindre des montants considérables en cas de séquelles graves.
Il est recommandé de souscrire une assurance responsabilité civile pour sa trottinette, avec un coût moyen de 30 à 60 euros par an. Cette assurance couvre non seulement les dommages causés à des tiers, mais peut également inclure le vol, la casse ou les blessures personnelles. Mieux vaut prévenir que guérir face aux risques potentiels liés à l'utilisation de ces engins de déplacement urbain.
