Ancien vicaire général de l’archidiocèse de Paris, connu pour sa proximité avec le Tout-Paris, Benoît de Sinety a choisi de quitter ses fonctions prestigieuses pour retrouver une cure à Lille. Selon Le Monde, il s’engage désormais activement contre l’extrême droite, tout en revenant sur les étapes clés de sa vocation.
Ce qu'il faut retenir
- Benoît de Sinety a occupé le poste de vicaire général de l’archidiocèse de Paris, un rôle prestigieux au sein de l’Église catholique.
- Il a récemment quitté cette fonction pour devenir curé à Lille, marquant un retour à une pratique plus directe du ministère.
- Il s’engage publiquement contre l’extrême droite, un engagement qui s’est renforcé ces dernières années.
- Dans un entretien accordé à Le Monde, il explique avoir « appris à fuir toute perspective de carrière » au sein de l’Église.
Un parcours marqué par un choix radical
Benoît de Sinety n’est pas un prêtre comme les autres. Après avoir été une figure influente au sein de l’archidiocèse de Paris, où il occupait le poste de vicaire général, il a choisi de tourner le dos à une carrière ecclésiastique toute tracée. « Je ne serais pas arrivé là si… », confie-t-il dans un entretien accordé à Le Monde. Ce choix, il l’explique comme une volonté de se recentrer sur l’essentiel : l’accompagnement spirituel et pastoral des fidèles.
Son retour à Lille, où il exerce désormais comme simple curé, marque une rupture avec l’image traditionnelle d’un prêtre en quête de responsabilités hiérarchiques. Pour lui, cette décision n’est pas un renoncement, mais une reconquête de la liberté nécessaire à son ministère. « J’ai appris à fuir toute perspective de carrière », précise-t-il, soulignant ainsi son rejet des logiques de pouvoir au sein de l’institution ecclésiale.
Un engagement public contre l’extrême droite
Depuis plusieurs années, Benoît de Sinety s’est également distingué par son engagement politique et sociétal. Il s’est notamment illustré dans la lutte contre la montée des idées d’extrême droite en France. Cet engagement s’inscrit dans une tradition de résistance portée par certains membres du clergé, notamment depuis les dernières élections nationales.
Interrogé sur les raisons de ce combat, il évoque une « nécessité éthique ». Pour lui, les valeurs portées par les mouvements d’extrême droite sont incompatibles avec l’enseignement social de l’Église, qui prône la dignité humaine, la justice et la fraternité. « La politique ne doit pas être un champ de division, mais un espace de dialogue et de construction collective », a-t-il déclaré.
Un retour aux sources de la vocation
La carrière de Benoît de Sinety est souvent présentée comme un parcours atypique. Né en 1965, il a été ordonné prêtre en 1995. Après des années passées dans l’ombre des institutions, il a été nommé vicaire général de Paris en 2018, un poste qui lui a valu une visibilité médiatique certaine. Pourtant, c’est en redevenant curé dans une paroisse de Lille qu’il semble avoir trouvé son équilibre.
Dans son entretien, il revient sur les moments clés de sa vocation, évoquant notamment des rencontres et des événements qui ont façonné sa vision du sacerdoce. « Chaque étape de ma vie m’a appris quelque chose, mais c’est dans le quotidien des paroisses que j’ai trouvé ma place », confie-t-il. Ce retour aux sources s’accompagne d’une humilité assumée, loin des projecteurs du Tout-Paris religieux.
Benoît de Sinety incarne une génération de prêtres qui refusent les logiques de pouvoir pour se consacrer pleinement à leur mission pastorale. Son parcours, marqué par un choix radical et un engagement sans faille, pourrait bien devenir un symbole de résistance et d’authenticité au sein de l’Église.
Selon ses propres termes, il a choisi de « fuir toute perspective de carrière » pour se recentrer sur son ministère pastoral et éviter les logiques de pouvoir au sein de l’institution ecclésiale.