Alors que la Bourse de Paris tentait un timide rebond en début de séance, l'indice CAC 40 a finalement cédé du terrain, lesté par un contexte géopolitique toujours tendu et des craintes persistantes autour de l'inflation. Selon BFM Bourse, le CAC 40 affichait une baisse de 0,48 % à 7 941,73 points en milieu de journée, mercredi 13 mai 2026, après une tentative de reprise en matinée.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 recule de 0,48 % à 7 941,73 points en milieu de séance le 13 mai 2026, selon BFM Bourse.
- L'inflation américaine a atteint 3,8 % en glissement annuel en avril 2026, un niveau inédit depuis mai 2023.
- Les cours du pétrole restent au-dessus de 100 dollars le baril, avec un Brent à 107,52 $ et un WTI à 101,67 $.
- Les contrats à terme sur les taux de la Fed intègrent une probabilité supérieure à 50 % d'une hausse des taux d'ici mars 2027.
- Vallourec progresse de 7,7 % après des résultats trimestriels solides, tandis qu'Aramis s'effondre de 18 % après un abaissement de ses perspectives.
- L'euro recule de 0,3 % face au dollar, s'échangeant à 1,1705 $.
Un contexte géopolitique et inflationniste toujours défavorable
La situation au Moyen-Orient reste un facteur clé de la volatilité des marchés. Comme l'a souligné BFM Bourse, l'impasse diplomatique persiste ce 13 mai 2026, avec l'Iran refusant toute modification de ses propositions pour mettre fin au conflit, tandis que le président américain Donald Trump a qualifié ces propositions de « bonnes à mettre à la poubelle ». Cette absence de progrès diplomatique maintient les cours du pétrole à des niveaux élevés, au-dessus de la barre des 100 dollars le baril.
Le contrat à terme sur le Brent de la mer du Nord s'échangeait à 107,52 dollars en légère baisse de 0,2 %, tandis que le WTI new-yorkais reculait de 0,5 % à 101,67 dollars. Une situation qui renforce les craintes d'un maintien prolongé de l'inflation, alimentée en grande partie par la hausse des prix de l'énergie. « La hausse de l’inflation américaine en mars et en avril s’explique pour plus des trois quarts par l’accélération des prix de l’énergie », a indiqué Bastien Drut, responsable Stratégie et Analyse chez CPRAM.
Les indicateurs macroéconomiques américains sous haute surveillance
La publication mardi 12 mai 2026 des prix à la consommation aux États-Unis a confirmé les craintes des investisseurs. L'inflation a progressé de 3,8 % sur un an en avril, dépassant les attentes des analystes qui tablaient sur 3,7 %, après une hausse de 3,3 % en mars. Il s'agit du niveau le plus élevé enregistré depuis mai 2023, selon les données de l'indice des prix à la consommation (CPI).
Les marchés anticipent désormais avec attention la publication, prévue en fin de journée le 13 mai, de l'indice des prix à la production pour avril. Les contrats à terme sur les taux de la Réserve fédérale intègrent désormais une probabilité supérieure à 50 % d'une hausse des taux directeurs d'ici mars 2027, comme l'a rapporté Josh Jamner, analyste senior en stratégie d'investissement chez ClearBridge Investments (filiale de Franklin Templeton).
Les valeurs phares du CAC 40 : entre rebonds et déceptions
Au chapitre des performances individuelles, Vallourec a marqué la séance avec une progression de 7,7 %. Le groupe a dévoilé une rentabilité dans la fourchette haute de ses prévisions pour le premier trimestre 2026, ainsi qu'une génération de trésorerie solide. En revanche, Aramis a subi un sévère recul de 18 % après avoir abaissé ses perspectives pour l'année 2026, sanctionnant une stratégie jugée trop optimiste par les investisseurs.
Du côté des valeurs technologiques, Soitec (+6,9 %) et STMicroelectronics (+5,9 %) ont rebondi après une pression la veille, tandis que les semi-conducteurs restaient sous le feu des projecteurs. À l'inverse, Eiffage a reculé de 2,2 % et Alstom a progressé de 3,15 % à l'issue de leurs publications trimestrielles respectives. Valneva, malgré un abaissement de ses prévisions annuelles de chiffre d'affaires — lié à un ralentissement de l'adoption des vaccins de voyage sur certains marchés —, a réussi à limiter ses pertes à 1,5 %.
L'euro sous pression face au dollar
Sur le marché des changes, la monnaie unique européenne a cédé du terrain face au billet vert. L'euro s'échangeait à 1,1705 dollar en baisse de 0,3 %, reflétant une demande accrue pour le dollar dans un contexte d'incertitude économique et de différentiels de taux toujours marqués entre les deux zones monétaires.
En attendant, l'indice CAC 40 reste prisonnier d'un environnement où géopolitique et inflation entretiennent une dynamique baissière. Les opérateurs devront composer avec une volatilité persistante, dans l'attente de signaux plus encourageants — ou d'une aggravation des tensions — pour envisager un rebond durable.
L'inflation aux États-Unis a atteint 3,8 % en avril 2026, principalement en raison de la hausse des prix de l'énergie, qui représente plus des trois quarts de cette accélération. Cette tendance s'inscrit dans la continuité de la guerre en Iran, qui a perturbé les approvisionnements énergétiques et maintenu les cours du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, selon Bastien Drut, responsable Stratégie et Analyse chez CPRAM.
Les investisseurs se concentreront sur la publication de l'indice des prix à la production (PPI) américain pour avril, prévue le 13 mai 2026 en fin de journée, ainsi que sur l'indice PCE (Personal Consumption Expenditures) du mois d'avril, qui pourrait influencer les anticipations de hausse des taux de la Fed. Ces données seront déterminantes pour évaluer la persistance des pressions inflationnistes et leurs répercussions sur la politique monétaire.