Le Racing Club de Lens affronte l’OGC Nice ce vendredi 21 mai à 21h au Stade de France pour une finale de Coupe de France historique, à plus d’un titre. D’un côté, les Lensois, deuxièmes du championnat et qualifiés pour la Ligue des champions, rêvent d’un premier sacre en Coupe de France après 120 ans d’existence. De l’autre, les Niçois, englués dans une saison cauchemardesque, voient dans cette finale leur dernière lueur d’espoir avant des barrages de relégation en Ligue 1, selon RMC Sport.

Ce qu'il faut retenir

  • Lens vise son premier titre en Coupe de France après quatre finales jouées, dont la dernière remonte à 1998.
  • Nice, éliminé en demi-finales de la compétition, se bat désormais pour son maintien en Ligue 1, avec des barrages prévus quatre et sept jours après la finale.
  • Les Lensois arrivent en pleine confiance après une série de bons résultats, malgré l’absence de Samson Baidoo, blessé.
  • Les Niçois, auteurs d’une saison catastrophique en Ligue 1 (17e), ont concédé deux matchs nuls en fin de saison, scellant leur destin en barrages.
  • Florian Sotoca et Pierre Sage, respectivement capitaine et entraîneur de Lens, insistent sur l’importance de rester concentrés malgré les pronostics favorables.

Lens, une dynamique européenne à convertir en trophée

Portés par une saison remarquable, les Lensois abordent cette finale avec une ambition claire : écrire l’histoire. Deuxièmes du championnat de France, derrière le PSG mais devant Monaco et Lille, les Sang et Or ont validé leur billet pour la Ligue des champions en terminant sur une victoire 1-0 face à Nantes. « On a un bon carburant en ce moment : des bonnes performances, des bons résultats, des objectifs atteints assez tôt. Autant de choses qui font que c’est beaucoup plus facile de préparer positivement une finale », a déclaré Pierre Sage à l’AFP, cité par RMC Sport.

Leur parcours en Coupe de France a été marqué par des performances solides, avec des victoires contre Lyon en quarts de finale (4-0) et Toulouse en demies (1-0), sacrés en 2023. Seul club du haut de tableau encore en lice après l’élimination précoce du PSG dès les seizièmes de finale face au Paris FC, Lens a su profiter des faiblesses des cadors. « C’est vrai qu’on a un bon carburant en ce moment », a confirmé Florian Sotoca, capitaine et attaquant lensois, soulignant la sérénité qui règne désormais dans le groupe.

Cependant, un élément clé manque à l’appel : l’international autrichien Samson Baidoo, blessé à l’ischio-jambier gauche lors du dernier match contre le PSG. Déjà touché à l’autre cuisse en début d’hiver, son absence prive les Lensois d’un pilier défensif et a contribué à quatre des huit défaites de la saison en Ligue 1. Un manque qui rappelle que la route vers le titre ne sera pas sans obstacle.

Nice, entre désillusion et urgence sportive

Pour les Niçois, cette finale intervient dans un contexte bien plus sombre. Après une victoire surprise 2-0 contre Strasbourg en demi-finales, l’OGC Nice espérait sauver sa saison par un coup d’éclat en Coupe de France. Mais deux résultats en Ligue 1 ont scellé leur destin : un revers 2-1 à Auxerre et un nul 0-0 face à Metz lors des deux dernières journées. Ces contre-performances les placent désormais en 17e position, synonyme de barrages de relégation contre Saint-Étienne, quatre et sept jours après la finale.

« La priorité n’est plus la Coupe de France », a reconnu amèrement Jean-Pierre Rivère, président du club, dimanche soir. « La seule ambition qu’on peut avoir, c’est de s’en sortir et de rester en Ligue 1. » Une saison 2025-2026 cauchemardesque, ponctuée par des contre-performances répétées, a rendu chaque match crucial. Pourtant, face à Lens, une équipe bien plus expérimentée et mieux classée, les Aiglons devront puiser dans leurs dernières ressources pour tenter de renverser la tendance.

Leur parcours en Coupe de France a été marqué par l’inattendu, notamment une victoire 2-0 à Strasbourg en quarts, mais aussi par des doutes persistants. « Leur équipe, sur le papier, ce n’est pas un seizième de Ligue 1. Ils ont vécu une saison compliquée, mais la Coupe de France, ça reste à part », a rappelé Florian Sotoca, mettant en garde contre une sous-estimation de l’adversaire.

Une finale à enjeux asymétriques

Cette finale oppose donc deux équipes aux réalités radicalement différentes. D’un côté, Lens, qui peut ajouter un trophée à son palmarès déjà bien garni et renforcer sa crédibilité sur la scène européenne. De l’autre, Nice, qui joue littéralement sa survie en Ligue 1. Une situation qui ajoute une dimension particulière à la rencontre, bien au-delà du simple cadre sportif.

Pour les Lensois, l’objectif est clair : être « efficaces dans les deux surfaces », comme l’a souligné Florian Sotoca. Leur dernier match à l’Allianz Riviera s’était soldé par un nul 1-1, une performance décevante qui a rappelé leurs faiblesses offensives. « On a besoin d’être plus tranchants », a-t-il insisté. Sotoca, qui fêtera ses 35 ans quelques jours après la finale, voit dans ce match l’opportunité d’offrir un « très beau cadeau » au RC Lens pour ses 120 ans d’histoire.

Côté niçois, l’enjeu est avant tout de garder la tête haute malgré l’urgence sportive. Jean-Pierre Rivère a reconnu que la pression était désormais ailleurs : « Le danger est là. On ne peut pas se permettre de relâcher notre attention, même pour une finale. » Une déclaration qui en dit long sur l’état d’esprit des joueurs azuréens, entre résignation et détermination à sauver leur place dans l’élite.

Et maintenant ?

Si Lens l’emporte, le club inscrira son nom dans l’histoire comme le premier vainqueur de Coupe de France de son histoire. Une victoire qui pourrait aussi servir de tremplin pour une saison européenne ambitieuse. Pour Nice, l’issue des barrages contre Saint-Étienne déterminera le visage du football français la saison prochaine : relégation ou maintien, une question qui pèse bien plus lourd que le trophée en jeu vendredi soir.

Les prochains jours seront donc décisifs, avec une finale à suivre de près, suivie d’une semaine de barrages qui pourrait rebattre les cartes du championnat. Une chose est sûre : quel que soit le vainqueur, cette finale restera gravée dans les mémoires pour des raisons bien au-delà du sport.

Florian Sotoca, toujours aussi lucide, a résumé l’enjeu avec une formule simple : « Une finale, ça reste un moment particulier. » Un rappel utile alors que les projecteurs s’allument sur Saint-Denis.

Si Nice s’incline en finale de Coupe de France, le club devra disputer des barrages de relégation contre Saint-Étienne les 25 et 28 mai 2026, quatre et sept jours après la finale, selon le calendrier de la LFP.

Lens a participé à quatre finales de Coupe de France dans son histoire, la dernière remontant à 1998. Aucune n’a été remportée, ce qui rend la quête de 2026 d’autant plus symbolique pour le club.