Un ancien responsable du parc national de Brijuni, en Croatie, a été placé en examen ce mercredi 13 mai 2026 pour des soupçons de participation à des parties de chasse illégales dans l’une des réserves naturelles les plus protégées du pays. Selon Libération, cet homme de 62 ans, qui a dirigé le parc jusqu’à récemment, est visé par une enquête pour « braconnage » dans une zone classée parmi les écosystèmes les plus préservés de Croatie.

Ce qu'il faut retenir

  • Un ancien directeur du parc national de Brijuni, âgé de 62 ans, a été mis en examen pour « braconnage » le 13 mai 2026.
  • Les faits reprochés concernent des parties de chasse illégales dans une réserve naturelle parmi les plus protégées de Croatie.
  • Le parc national de Brijuni est reconnu pour son écosystème préservé et sa biodiversité exceptionnelle.

Un parc national au cœur de l’enquête

Le parc national de Brijuni, situé au large de la côte istrienne en Croatie, est l’une des réserves naturelles les plus emblématiques du pays. Classé en zone protégée, il abrite une faune et une flore remarquables, attirant chaque année des milliers de visiteurs. Selon Libération, c’est dans ce cadre que l’ancien directeur aurait participé à des activités de chasse, en violation des réglementations strictes en vigueur dans les parcs nationaux croates. Ces règles interdisent toute forme de prélèvement d’animaux dans ces espaces dédiés à la conservation de la biodiversité.

L’homme, qui a occupé des fonctions de direction au sein de l’administration du parc, a été interpellé dans le cadre d’une enquête ouverte par les autorités locales. Les investigations ont été déclenchées à la suite de signalements internes et d’observations rapportées par des agents du parc. Aucune information n’a été communiquée quant aux espèces concernées par ces parties de chasse présumées.

Des soupçons confirmés par une mise en examen

La procédure judiciaire a abouti à une mise en examen formelle pour « braconnage », un délit sévèrement puni en Croatie. Selon les éléments rapportés par Libération, les investigations sont toujours en cours, et les autorités n’ont pas encore précisé si d’autres personnes pourraient être impliquées dans cette affaire. La défense de l’ancien responsable n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations.

Les parcs nationaux croates sont soumis à une protection renforcée, et toute infraction à ces règles est passible de sanctions pénales, incluant des amendes et des peines d’emprisonnement. Dans un contexte où la préservation des écosystèmes devient une priorité mondiale, ces faits interrogent sur le respect des règles en vigueur dans les zones les plus sensibles du pays.

Et maintenant ?

L’enquête devrait se poursuivre dans les prochaines semaines, avec la possibilité de nouveaux développements judiciaires. Une audience pourrait être organisée prochainement pour statuer sur les suites à donner à cette affaire. Les autorités croates devraient également préciser si des mesures complémentaires seront prises pour renforcer la surveillance des parcs nationaux, notamment à Brijuni.

Un enjeu de préservation des écosystèmes

Cette affaire rappelle les défis auxquels sont confrontés les parcs nationaux en Europe, où la pression sur les écosystèmes peut parfois conduire à des infractions. Le parc de Brijuni, avec sa biodiversité unique, joue un rôle clé dans la conservation des espèces méditerranéennes. Les autorités croates devraient donc veiller à ce que les règles de protection soient strictement appliquées, afin de préserver l’intégrité de ces espaces naturels.

Les prochains mois seront déterminants pour savoir si cette mise en examen donnera lieu à un procès ou à un règlement à l’amiable. Dans l’attente, l’affaire suscite des interrogations sur l’efficacité des contrôles au sein des parcs nationaux et sur la nécessité de renforcer les sanctions en cas de manquement aux règles de protection.

En Croatie, le braconnage est passible de peines pouvant aller jusqu’à plusieurs années d’emprisonnement, assorties d’amendes importantes. Les sanctions varient selon la gravité des faits et les espèces concernées. Pour les infractions dans les parcs nationaux, les peines peuvent être alourdies en raison de la protection renforcée de ces zones.