Un drapeau palestinien géant de 32 mètres sur 15 a été déployé sur la place du palais des Papes, à Avignon, ce 8 juillet 2026, en plein cœur de la 80e édition du Festival d’Avignon. L’action, organisée par un collectif de plusieurs associations, intervient en réponse aux déclarations du maire de la ville, Olivier Galzi, qui avait critiqué en avril dernier la visibilité accordée à la cause palestinienne lors des précédentes éditions.

Ce qu'il faut retenir

  • Un drapeau géant de 480 m² déployé sur la place du palais des Papes à Avignon ce 8 juillet 2026.
  • L’initiative émane d’un collectif incluant La France insoumise, No Pasaran Jeunes, la CGT Vaucluse et Présence palestinienne.
  • Le maire divers droite Olivier Galzi avait jugé en avril 2026 que le festival « n’est pas là pour sortir le drapeau palestinien ».
  • Le collectif justifie l’action par la nécessité de « maintenir la visibilité de cette cause » malgré les prises de position municipales.
  • Le communiqué du collectif évoque « une solidarité internationale qui s’exprime à l’échelle locale » face à la situation humanitaire à Gaza.

Selon Franceinfo - Culture, cette opération symbolique s’inscrit dans le cadre de la 80e édition du Festival d’Avignon, dont le thème cette année met en avant « les femmes et les artistes coréens ». Le collectif à l’origine du drapeau, composé de plusieurs organisations politiques et associatives, a précisé dans un communiqué que « d’autres actions de sensibilisation sont à venir ».

Une réaction aux propos du maire d’Avignon

En avril 2026, Olivier Galzi, élu divers droite en 2025, avait vivement réagi à ce qu’il considérait comme une « utilisation partielle du festival pour évoquer de manière trop poussée la question palestinienne ». Intervenant sur France Inter, il avait affirmé avoir été « choqué » par cette présence jugée trop marquée lors de l’édition précédente. Ses déclarations avaient alors suscité une vague de réactions, notamment de la part des associations pro-palestiniennes et de certains partis politiques locaux.

Le déploiement du drapeau géant ce 8 juillet marque donc une réponse directe à ces prises de position. Pour les organisateurs, il s’agit de rappeler que la cause palestinienne, « malgré la prise de position du maire », mérite une visibilité continue, surtout dans un contexte international où la situation à Gaza reste « particulièrement préoccupante », selon les termes du communiqué.

Un collectif mobilisé pour la cause palestinienne

Parmi les membres du collectif figurent des organisations comme La France insoumise, No Pasaran Jeunes, la CGT Vaucluse et Présence palestinienne. Ces groupes, qui partagent une sensibilité commune sur la question israélo-palestinienne, ont décidé d’agir de manière spectaculaire pour marquer les esprits. Le drapeau, dont la taille équivaut à plus de trois terrains de tennis, a été installé en plein cœur de la ville, sur la place emblématique du palais des Papes, un lieu central du Festival.

Dans leur communiqué, ils rappellent que « la solidarité internationale continue de s’exprimer à l’échelle locale ». Cette phrase résume l’esprit de leur démarche : transformer un événement culturel majeur en tribune politique, alors que le festival se veut traditionnellement un espace de création et de débat artistique. Pour eux, la Palestine n’est pas un sujet comme un autre, mais une cause à défendre publiquement, même si cela peut susciter des tensions.

« Alors que la situation humanitaire à Gaza demeure particulièrement préoccupante, la solidarité internationale continue de s’exprimer à l’échelle locale. »
— Communiqué du collectif

Un festival sous tension politique

Le Festival d’Avignon, créé en 1947, est l’un des événements culturels les plus importants de France. Chaque année, il attire des milliers de spectateurs et de professionnels du spectacle vivant. En 2026, sa 80e édition met à l’honneur les femmes et les artistes coréens, une programmation qui contraste avec l’actualité politique qui agite la ville en ce mois de juillet.

La présence du drapeau palestinien géant ne passe pas inaperçue. Elle s’ajoute à une série d’initiatives similaires lors d’événements publics en France, où les questions géopolitiques deviennent des enjeux de visibilité. Pour le maire d’Avignon, cette action pourrait être perçue comme une provocation. Pour les organisateurs du collectif, elle est au contraire une nécessité pour rappeler que les conflits internationaux ne doivent pas être ignorés, même dans un cadre festif.

Et maintenant ?

Le collectif n’a pas précisé la nature des « autres actions de sensibilisation » annoncées, mais il est probable que de nouvelles initiatives voient le jour avant la fin du festival, prévu pour le 26 juillet 2026. La mairie d’Avignon, de son côté, n’a pas encore réagi officiellement à ce déploiement. Reste à voir si cette action symbolique aura un écho médiatique suffisant pour relancer le débat sur la place des causes politiques dans les événements culturels.

En attendant, le Festival d’Avignon poursuit sa programmation, avec une journée de plus pour explorer les créations des femmes et des artistes coréens, tandis que la question palestinienne, elle, continue de s’afficher en grand sur la place du palais des Papes.

La tension entre culture et politique, entre création et engagement, n’est pas près de s’apaiser. À Avignon comme ailleurs, les drapeaux géants rappellent que l’art et la société ne peuvent toujours être dissociés.

Cette action a été organisée par un collectif d’associations et de partis politiques, dont La France insoumise et la CGT Vaucluse, en réaction aux propos du maire d’Avignon, Olivier Galzi. Celui-ci avait critiqué en avril 2026 la visibilité accordée à la cause palestinienne lors des précédentes éditions du festival, estimant qu’il « n’est pas là pour sortir le drapeau palestinien ».