La Croisette a célébré une nouvelle fois ses talents à quatre pattes ce vendredi 22 mai 2026. Selon Le Figaro, la Palm Dog, récompense emblématique dédiée aux performances canines au cinéma, a été décernée à Yuri pour son interprétation dans La Chienne, film de la réalisatrice chilienne Dominga Sotomayor. Présenté en avant-première mondiale à la Quinzaine des cinéastes, ce long-métrage, attendu en salles au printemps 2027, met en lumière une histoire touchante inspirée d’un roman de l’auteure colombienne Pilar Quintana.
Ce qu'il faut retenir
- Yuri, une chienne adoptée dans un refuge, a remporté la Palm Dog 2026 pour son rôle dans La Chienne, film présenté à la Quinzaine des cinéastes.
- Le jury, composé de six journalistes spécialisés, a salué sa performance dans une production de Dominga Sotomayor, inspirée d’un roman de Pilar Quintana.
- Avant le tournage, Yuri vivait dans un refuge ; elle a été adoptée après le film et vit désormais dans une famille d’accueil, « heureuse et en sécurité ».
- Le chiot qui incarne le personnage au début du film, baptisé Tormenta Mari, a été adopté par un producteur.
- Les spectateurs pourront retrouver les deux animaux dans trente salles françaises à partir du 11 juin 2026.
Une récompense qui consacre une histoire d’adoption et de résilience
Dans La Chienne, Yuri incarne un personnage central dont la disparition déclenche le récit. Le film raconte l’histoire de Silvia, interprétée par Manuela Oyarzún, une femme vivant de la récolte d’algues sur une île chilienne battue par les vents. « Lorsque l’animal disparaît soudainement, un traumatisme d’enfance refait surface », résume le synopsis du long-métrage. La réalisatrice Dominga Sotomayor a choisi de placer ce récit entre réalisme et poésie, offrant à Yuri l’opportunité de briller sur la scène internationale.
La Palm Dog, créée en 2001, est l’un des événements les plus attendus du Festival de Cannes. Organisée la veille de la cérémonie de clôture, elle récompense les performances canines les plus marquantes dans les films en compétition. Cette année, six chiens étaient en lice, dont deux boules de poils tricolores apparues dans Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg et Adieu monde cruel de Félix de Givry.
Yuri, une star canine née dans un refuge
Selon un communiqué publié en début d’après-midi par Woopets, l’organisateur de l’événement aux côtés du journaliste britannique Toby Rose, Yuri a été repérée dans un refuge avant d’être choisie pour le rôle. « À l’issue du tournage, une nouvelle famille lui a été trouvée », précise le communiqué. « Elle est désormais heureuse et en sécurité. » Le chiot utilisé pour les premières scènes, Tormenta Mari, a quant à lui été adopté par un producteur et baptisé ainsi — un clin d’œil à l’univers du film.
Les cinéphiles pourront revoir les deux animaux-comédiens dès le 11 juin 2026, lors de la reprise de la Quinzaine des cinéastes, puis dans trente salles françaises. Une occasion de découvrir ou de redécouvrir leurs prestations, saluées par le jury de la Palm Dog.
Un palmarès qui confirme l’engouement pour les stars à quatre pattes
Depuis sa création, la Palm Dog a récompensé des chiens devenus de véritables icônes. En 2023, Messi, apparu dans Anatomie d’une chute de Justine Triet, avait marqué les esprits. En 2010, Boss, qui n’apparaissait que trois secondes dans Tamara Drewe de Stephen Frears, avait su captiver le public par son regard expressif. « La puissance de son émotion a emporté les spectateurs », avait alors déclaré Toby Rose au Figaro.
Cette année, le jury a donc choisi de distinguer Yuri pour son interprétation dans un film dont l’intrigue mêle drame et poésie. Un choix qui s’inscrit dans la tradition de la Palm Dog : mettre en lumière des animaux dont le talent dépasse parfois les attentes, comme en témoignent les carrières de Messi ou de Boss.
La Palm Dog, un événement incontournable de la Croisette
Organisée chaque année la veille de la clôture du Festival de Cannes, la Palm Dog est devenue un rendez-vous incontournable pour les amateurs de cinéma et les passionnés d’animaux. Elle permet de célébrer des performances souvent méconnues, mais toujours marquantes. Cette année, six chiens étaient en compétition, dont deux boules de poils tricolores apparues dans des productions variées.
Parmi les autres participants figuraient des acteurs canins issus de films comme Quelques mots d’amour ou Adieu monde cruel. Leur présence rappelle que le cinéma, sous toutes ses formes, continue de faire la part belle à ces artistes à quatre pattes, capables de toucher le public par leur expressivité.
La Palm Dog 2026 a donc sacré une nouvelle icône canine, mais aussi rappelé l’importance des refuges dans la découverte de talents. Une histoire qui, autant dire que, confirme que le cinéma peut changer des vies — y compris celles des animaux.
Le film de Dominga Sotomayor est attendu dans les salles françaises au printemps 2027, sous la bannière de Nour Films.