Ce mardi 12 mai 2026, le Giro 2026 reprend officiellement son parcours en Italie avec la quatrième étape, qui reliera Catanzaro à Cosenza sur une distance de 138 kilomètres, selon RMC Sport. Après trois journées en Bulgarie, la course entre dans une nouvelle phase, marquée par un tracé exigeant et des enjeux majeurs pour les leaders du classement général.
Ce qu'il faut retenir
- La quatrième étape du Giro 2026 se déroule entre Catanzaro et Cosenza, sur une distance de 138 km.
- Un sprint intermédiaire est prévu à San Lucido après 80,5 km, suivi d'une montée de Cozzo Tunno (14,5 km à 5,9 %).
- Paul Magnier (Soudal Quick-Step) porte actuellement le maillot cyclamen, tandis que Guillermo Thomas Silva (XDS Astana) détient le maillot rose.
- Le kilomètre Red Bull, offrant des bonifications, sera disputé au kilomètre 126,4.
- Le final à Cosenza se conclura par un faux-plat montant sur les 450 derniers mètres.
Le peloton s'élancera donc de Catanzaro, capitale de la Calabre, en direction du nord, longera la côte tyrrhénienne avant de rejoindre Cosenza. Cette étape, jugée rapide sur le papier, pourrait cependant réserver des surprises, notamment avec la présence d'une montée significative en milieu de parcours. Les sprinteurs risquent de perdre du temps, tandis que les baroudeurs pourraient tenter leur chance pour s'échapper, comme le suggère le profil du parcours.
Selon RMC Sport, la montée de Cozzo Tunno, longue de 14,5 kilomètres à 5,9 % de moyenne, servira de juge de paix pour le classement de la montagne. Bien que ce dénivelé ne paraisse pas insurmontable pour les favoris du général, il pourrait suffire à distancer les sprinteurs les plus en difficulté. Le kilomètre Red Bull, situé à 126,4 km, offrira quant à lui des bonifications pour les coureurs en lice au classement général, ajoutant une dimension stratégique à cette étape.
Côté favoris, Guillermo Thomas Silva, maillot rose depuis samedi après sa victoire à Sofia, sera sous haute surveillance. Son équipe, XDS Astana, devrait jouer un rôle clé dans la gestion de la course pour préserver son avantage au classement général. À ses côtés, Christian Scaroni, déjà impliqué dans la victoire de Silva, pourrait jouer les trouble-fêtes. « Aujourd'hui, c'était un vrai sprint massif », avait déclaré Paul Magnier après sa victoire à Sofia, un commentaire qui souligne l'intensité des dernières étapes.
Pour Paul Magnier, le Français de 22 ans en pleine ascension, cette quatrième étape s'annonce plus compliquée. Malgré son maillot cyclamen, ses chances de victoire semblent limitées sur ce tracé, où les équipes adverses pourraient chercher à l'isoler. « On peut imaginer qu'un sprinteur comme Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) passe également », avait souligné RMC Sport, évoquant la possibilité d'un final disputé au sprint malgré les reliefs.
Parmi les outsiders, Kaden Groves (Alpecin-Premier Tech) pourrait également jouer un rôle, même si l'Australien reste diminué depuis une chute survenue dès la première étape. Son équipe devra donc compenser ce handicap pour espérer jouer la victoire. Les baroudeurs, eux, auront une fenêtre d'opportunité pour tenter leur chance, surtout si les équipes des leaders préfèrent contrôler la course.
Le final à Cosenza, avec ses quelques virages et son faux-plat montant sur les 450 derniers mètres, pourrait favoriser les coureurs à l'aise dans ce type de terrain. Les sprinteurs les plus puissants, comme ceux de l'équipe Decathlon CMA CGM, pourraient ainsi avoir le dernier mot, à condition de franchir la montée de Cozzo Tunno sans perdre trop de temps.
Un parcours qui pourrait rebattre les cartes
D'après RMC Sport, cette quatrième étape du Giro 2026 pourrait bien redistribuer les cartes du classement général. Si les favoris comme Silva ou Scaroni parviendront probablement à limiter les écarts, les sprinteurs et les baroudeurs auront l'occasion de marquer des points décisifs. La montée de Cozzo Tunno, bien que moins difficile que certains cols alpins, reste un obstacle susceptible de créer des surprises. « Le Tour d'Italie peut réserver des surprises », rappelle la source, évoquant la possibilité de voir un outsider s'imposer après trois étapes dominées par des profils variés.
Parmi les éléments à surveiller, le kilomètre Red Bull à 126,4 km pourrait s'avérer crucial. Les bonifications accordées à ce point stratégique pourraient permettre à un coureur de s'emparer de quelques secondes précieuses au classement général. Une opportunité que les équipes ne manqueront pas d'exploiter, surtout si la course reste groupée jusqu'à ce stade.
Les ambitions des principaux acteurs
Pour l'équipe XDS Astana, cette étape représente une occasion de consolider la position de Guillermo Thomas Silva. « L'équipe devrait a minima contrôler pour défendre son maillot rose », précise RMC Sport, tout en soulignant le rôle potentiel de Christian Scaroni comme alternative. Ce dernier avait déjà joué un rôle clé dans la victoire de Silva à Sofia, démontrant sa capacité à animer la course.
Côté français, Paul Magnier, malgré son maillot cyclamen, devra se montrer prudent. Les équipes adverses pourraient chercher à l'isoler dans la montée de Cozzo Tunno, limitant ainsi ses chances de victoire. « Des équipes voudront sans doute l'éliminer », analyse RMC Sport, rappelant que la course italienne réserve souvent des rebondissements imprévisibles.
Enfin, les sprinteurs comme Tobias Lund Andresen ou Kaden Groves devront composer avec un parcours exigeant. Si Groves reste diminué après sa chute, Andresen pourrait profiter d'une éventuelle échappée pour tenter de décrocher une nouvelle victoire. Une performance qui renforcerait sa position dans le classement par points, actuellement dominé par Magnier.
Quoi qu'il en soit, cette quatrième étape marque un tournant dans le Giro 2026. Après trois jours en Bulgarie, la course s'installe en Italie avec des enjeux clairs : protéger les maillots de leader, tenter de s'échapper, et préparer les futures batailles sur les cols plus exigeants à venir. « On peut s'attendre à des étincelles », concluait RMC Sport, résumant l'ambiance électrique qui règne désormais dans la caravane du Giro.
La montée de Cozzo Tunno, longue de 14,5 km à 5,9 % de moyenne, représente un obstacle significatif sur un parcours globalement rapide. Bien qu'elle ne soit pas comparable aux grands cols alpins, elle pourrait suffire à distancer les sprinteurs les moins endurants et à créer des écarts au classement général, surtout si les équipes des leaders décident de l'utiliser pour tester leurs adversaires.
Le kilomètre Red Bull, situé à 126,4 km, offre des bonifications aux trois premiers coureurs qui le franchissent. Ces secondes de bonification peuvent s'avérer cruciales pour le classement général, permettant à un coureur de combler un écart ou de prendre l'avantage sur ses concurrents directs. Les équipes stratégiques ne manqueront pas de tenter de placer leurs leaders à ce point clé.