Deux ans après son rachat par des fonds anglo-saxons, la plateforme Leboncoin se retrouve au cœur d'un conflit social majeur. Les salariés prévoient une grève mercredi pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, marquée par des réorganisations, une réduction du télétravail et des pratiques jugées intrusives, selon nos confrères de BFM Business.

Ce qu'il faut retenir

  • Les salariés de Leboncoin se mobilisent mercredi contre la détérioration de leurs conditions de travail depuis le rachat par des fonds anglo-saxons.
  • Les syndicats dénoncent une série de décisions fragilisant l'organisation du travail depuis l'acquisition par les fonds Blackstone et Permira en 2024.
  • La direction affirme que moins de 10% des collaborateurs sont en grève, alors que l'intersyndicale parle d'une large approbation pour le mouvement.

Des salariés inquiets face à des changements jugés préjudiciables

Après le rachat du site en 2024 par le consortium Blackstone/Permira, les salariés de Leboncoin ont vu leurs conditions de travail se détériorer progressivement. Les syndicats CFDT, CGT et Solidaires Informatique accusent la direction de chercher à réduire la masse salariale, entraînant une précarisation de l'organisation du travail.

Un climat social tendu et des revendications claires

Les syndicats alertent sur l'augmentation des risques psycho-sociaux liés à la charge de travail accrue, aux réorganisations à répétition et à l'utilisation jugée intrusive d'un outil de surveillance du temps d'activité des télévendeurs. De plus, la réduction drastique du télétravail imposée par la direction suscite des inquiétudes, contraignant certains salariés à quitter l'entreprise.

Et maintenant ?

La grève prévue mercredi pourrait mettre en lumière les tensions persistantes entre la direction de Leboncoin et ses employés. Les prochaines décisions prises par l'entreprise pour répondre aux revendications des salariés seront cruciales pour l'apaisement du climat social.

Les salariés de Leboncoin se mobilisent mercredi

Les salariés sont appelés à se rassembler devant le siège de l'entreprise à Paris pour exprimer leur mécontentement et revendiquer des conditions de travail plus justes. Cette grève, première du genre depuis l'acquisition par les fonds anglo-saxons, met en lumière les tensions croissantes au sein de l'entreprise.

Des revendications claires et une mobilisation importante

Les syndicats soulignent le caractère massif de l'approbation de la grève lors d'une assemblée générale fin décembre 2025, alors que la direction affirme un faible taux de participation des salariés. Leboncoin, qui emploie environ 1 500 personnes en France, devra faire face à des revendications claires et à une mobilisation importante de ses employés.