Alors que le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) fait face à des défis environnementaux croissants, le groupe Ghelfi se distingue par une approche alliant tradition familiale et innovation durable. Comme le rapporte BFM Business, l’entreprise familiale a été mise en lumière dans l’émission « Grand Angle », animée par Christophe Pallée, où son directeur général, Théo Ghelfi, a présenté sa vision d’une construction responsable.

Ce qu'il faut retenir

  • Le groupe Ghelfi, dirigé par Théo Ghelfi, incarne une troisième génération d’entrepreneurs du BTP en France.
  • L’entreprise mise sur un modèle hybride, combinant héritage artisanal et technologies durables.
  • Son engagement se traduit par des chantiers bas carbone et une gestion optimisée des ressources.
  • Théo Ghelfi a détaillé cette stratégie lors d’un entretien diffusé sur BFM Business, mettant en avant les défis et opportunités de la transition écologique dans le secteur.
  • L’émission « Grand Angle », réalisée par le partenaire Scribeo, a permis d’approfondir les enjeux de cette transition.

Une entreprise ancrée dans le territoire et l’histoire familiale

Fondé il y a plusieurs décennies, le groupe Ghelfi représente l’archétype de l’entreprise familiale française, où chaque génération a contribué à forger son identité. Théo Ghelfi, actuel directeur général, incarne cette continuité tout en portant une ambition renouvelée : intégrer les impératifs écologiques au cœur de la stratégie industrielle. Selon BFM Business, cette double casquette – héritage et modernité – constitue le socle de sa démarche.

L’entreprise opère principalement dans le sud de la France, une région où les enjeux de durabilité sont particulièrement prégnants, notamment en matière de gestion de l’eau et de préservation des paysages. « Nous avons toujours travaillé avec des matériaux locaux et des techniques éprouvées, mais aujourd’hui, cela prend une nouvelle dimension avec les normes environnementales », a précisé Théo Ghelfi lors de l’émission.

L’innovation durable au cœur de la stratégie industrielle

Pour Théo Ghelfi, la transition écologique n’est pas une option, mais une nécessité stratégique. Le groupe mise sur des matériaux bas carbone, comme le béton recyclé ou le bois local, et sur des procédés de construction optimisés pour réduire son empreinte énergétique. BFM Business souligne que ces choix s’inscrivent dans une logique de rentabilité à long terme, bien au-delà des incitations fiscales.

L’entreprise a également investi dans des outils numériques pour piloter ses chantiers de manière plus efficace, réduisant ainsi les gaspillages. « Nous ne parlons pas de révolution, mais d’évolution progressive, en phase avec les attentes de nos clients et de la société », a expliqué le dirigeant. Ces initiatives s’ajoutent à des certifications environnementales, comme le label BREEAM, obtenues sur plusieurs projets récents.

Un modèle reproductible pour le secteur du BTP ?

L’exemple du groupe Ghelfi interroge : dans un secteur souvent pointé du doigt pour son impact environnemental, peut-on concilier croissance économique et durabilité ? Théo Ghelfi en est convaincu. « Notre modèle prouve qu’il est possible de construire autrement, sans sacrifier la performance ni la qualité », a-t-il affirmé. BFM Business rappelle que cette approche séduit de plus en plus de maîtres d’ouvrage publics et privés, sensibles aux enjeux climatiques.

Pourtant, des obstacles persistent. Le coût initial des matériaux durables, par exemple, reste supérieur à celui des solutions traditionnelles. Mais comme le souligne l’émission, les économies réalisées sur le long terme – en énergie, en maintenance ou en valorisation des déchets – compensent souvent cet investissement. « La transition est un marathon, pas un sprint », a résumé Théo Ghelfi.

Et maintenant ?

Le groupe Ghelfi prévoit d’étendre son modèle à d’autres régions françaises d’ici 2027, en ciblant notamment les projets publics liés à la rénovation énergétique. Une montée en puissance qui pourrait s’accompagner d’un renforcement de ses partenariats avec des acteurs locaux et des start-up spécialisées dans l’économie circulaire. Reste à voir si cette dynamique inspirera d’autres entreprises du BTP à suivre sa voie.

Si l’engagement du groupe Ghelfi en faveur de la durabilité marque une étape importante, il rappelle surtout que le secteur du bâtiment, responsable d’environ 40 % des émissions mondiales de CO₂, a un rôle clé à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Entre tradition et innovation, l’entreprise illustre une possible voie pour concilier performance économique et respect de l’environnement.

L’entreprise privilégie le béton recyclé, le bois local certifié et les isolants naturels comme la ouate de cellulose. Elle intègre également des systèmes de récupération des eaux de pluie et des panneaux solaires sur ses chantiers.