Selon BFM Business, Igor De Maack, dirigeant associé de Vitalepargne, a appelé ce vendredi 5 juin à une stratégie d’investissement plus large dans le secteur spatial, critiquant l’attrait exclusif pour SpaceX. Il s’exprimait lors de l’émission BFM Bourse, présentée par Guillaume Sommerer.
Ce qu'il faut retenir
- Igor De Maack a souligné la nécessité d’investir dans l’espace, mais pas uniquement dans SpaceX.
- La valorisation de SpaceX s’appuie en partie sur ses activités liées à l’intelligence artificielle, selon les analyses de Goldman Sachs.
- L’introduction en Bourse de SpaceX, prévue sous sept jours, ne permettra pas une intégration immédiate au sein du S&P 500.
- L’émission BFM Bourse a également abordé d’autres sujets, comme les ETF « Super-Rendement » et les prévisions économiques aux États-Unis.
- Plusieurs experts en investissement étaient présents, dont John Plassard de Cité Gestion et Roni Michaly de Galilée AM.
Un appel à élargir les horizons dans l’investissement spatial
Lors de son intervention, Igor De Maack a expliqué que le secteur spatial représente une opportunité majeure pour les investisseurs, mais qu’il serait risqué de concentrer tous ses efforts sur une seule entreprise, en l’occurrence SpaceX. « Il faut investir dans l’espace, mais pas uniquement dans SpaceX », a-t-il déclaré, soulignant que d’autres acteurs du domaine, comme les startups européennes ou les programmes institutionnels, méritent aussi l’attention des marchés. Selon lui, une diversification des placements permettrait de limiter les risques tout en profitant de la croissance du secteur.
Cette prise de position intervient alors que SpaceX s’apprête à lancer son introduction en Bourse dans les prochains jours. Cependant, comme l’a rappelé De Maack, cette opération ne garantit pas une inclusion immédiate dans l’indice S&P 500, en raison des critères stricts de liquidité et de taille requis par les gestionnaires d’indices. Une nuance importante pour les investisseurs qui espèrent un accès rapide à ce marché.
L’intelligence artificielle, un levier de valorisation pour SpaceX
D’après les analyses citées par BFM Business et relayées par Goldman Sachs, SpaceX tire une partie de sa valorisation de ses activités liées à l’intelligence artificielle. L’entreprise, fondée par Elon Musk, développe en effet des technologies d’IA pour optimiser ses opérations spatiales, notamment dans la gestion des données satellites et l’automatisation des lancements. Une diversification qui séduit les investisseurs, même si elle reste moins médiatisée que ses missions vers Mars ou ses projets de constellation de satellites Starlink.
Cette stratégie soulève des questions sur la durabilité de la croissance de SpaceX. Si l’IA représente un potentiel de revenus supplémentaires, elle expose aussi l’entreprise à la concurrence d’autres géants technologiques, comme Microsoft ou Google, déjà bien implantés dans le domaine. Pour De Maack, cette dépendance à un seul segment d’activité pourrait s’avérer problématique à long terme.
L’émission BFM Bourse : un espace de débat pour les investisseurs
L’intervention de Igor De Maack s’inscrivait dans le cadre de l’émission BFM Bourse, diffusée quotidiennement de 15h à 16h sur BFM Business. Ce vendredi 5 juin, il était accompagné de John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion, ainsi que de Roni Michaly, PDG de Galilée AM. Tous trois ont échangé sur les tendances du marché, les opportunités d’investissement et les risques à surveiller.
Parmi les autres sujets abordés, John Plassard a évoqué, dans sa chronique USA Today, la hausse des créations d’emplois aux États-Unis en mai, ainsi que la proposition d’un moratoire mondial sur l’IA, portée par l’entreprise Anthropic. Il a également commenté l’impossibilité pour SpaceX d’intégrer le S&P 500 dans l’immédiat, malgré son introduction en Bourse imminente. Enfin, Plassard a abordé les pourparlers de Switch pour une levée de fonds et la révision à la baisse des prévisions de croissance de Lululemon.
Les ETF « Super-Rendement » : une nouvelle tendance à suivre
Dans sa chronique Culture ETF, Roni Michaly a détaillé le fonctionnement des ETF « Super-Rendement », ces fonds indiciels qui promettent des performances supérieures à la moyenne. Selon lui, ces produits attirent de plus en plus d’investisseurs en quête de rendements élevés, malgré les risques accrus qu’ils comportent. Il a expliqué que ces ETF se distinguent par leur exposition à des actifs plus volatils, comme les actions technologiques ou les cryptomonnaies, et qu’ils nécessitent une veille constante de la part des porteurs de parts.
Cette tendance reflète une recherche de performance dans un environnement de taux d’intérêt toujours bas, où les placements traditionnels peinent à offrir des rendements attractifs. Cependant, Michaly a rappelé que ces produits ne conviennent pas à tous les profils d’investisseurs, en raison de leur exposition aux marchés et de leur sensibilité aux fluctuations économiques.
En conclusion, l’appel de De Maack à élargir les horizons dans l’investissement spatial rappelle que la croissance du secteur ne doit pas se concentrer sur un seul acteur. Alors que SpaceX prépare son entrée en Bourse, les investisseurs devront composer avec des opportunités et des risques variés, dans un marché en pleine mutation.
Igor De Maack estime qu’une stratégie centrée uniquement sur SpaceX expose les investisseurs à des risques trop importants. Selon lui, le secteur spatial offre des opportunités bien plus larges, notamment auprès des startups européennes et des programmes institutionnels, qui pourraient offrir des rendements plus stables et diversifiés.