C’est un projet cinématographique né en 1972 et achevé seulement en 2026 par sa famille. « Once Upon a Time in Harlem », le dernier film du documentariste américain William Greaves, a été présenté à la Quinzaine des cinéastes du Festival de Cannes, selon Le Monde. Réalisé par son fils David Greaves et sa petite-fille Liani Greaves, ce documentaire de près de 90 minutes est le fruit d’un travail de plusieurs décennies, interrompu par la mort du cinéaste en 2014.
Ce qu'il faut retenir
- Le film « Once Upon a Time in Harlem » a été entamé en 1972 et finalisé en 2026 par David et Liani Greaves, après la mort de William Greaves en 2014.
- L’œuvre a été sélectionnée à la Quinzaine des cinéastes du Festival de Cannes en 2026.
- William Greaves considérait ce documentaire comme « les images les plus importantes qu’il ait jamais filmées », selon les propos rapportés par son fils.
- Le projet documentaire explore la vie et la culture du quartier de Harlem, à New York, à travers le regard du réalisateur.
Un documentaire né d’un projet ambitieux des années 1970
William Greaves, figure majeure du cinéma documentaire afro-américain, avait lancé le tournage de « Once Upon a Time in Harlem » au début des années 1970. À l’époque, il s’agissait de capturer l’essence d’un quartier en pleine effervescence culturelle, politique et sociale. Le film mêle archives, interviews et scènes contemporaines, offrant un portrait multidimensionnel de Harlem. Bref, une œuvre à la fois intime et politique, typique du style de Greaves, connu pour ses documentaires engagés comme « Symbiopsychotaxiplasm ».
Le cinéaste n’a pas eu le temps de finaliser son projet avant son décès en 2014. C’est donc sa famille, héritière de sa passion et de ses rushes, qui a repris le flambeau. David Greaves, son fils, et Liani Greaves, sa petite-fille, ont passé plus de dix ans à trier les heures de rushs, à monter les séquences et à donner une cohérence à l’ensemble.
Un hommage familial et un héritage cinématographique
David Greaves a confié au Monde que son père considérait « Once Upon a Time in Harlem » comme son œuvre la plus aboutie : « Mon père disait que « Once Upon a Time in Harlem », c’étaient les images les plus importantes qu’il ait jamais filmées. » Cette déclaration souligne l’importance personnelle et artistique que ce film revêtait pour le réalisateur. Pour sa famille, achever ce documentaire était un devoir, presque un acte de transmission.
Le film, présenté à Cannes, est aujourd’hui salué pour sa valeur historique et esthétique. Il s’inscrit dans la continuité d’une filmographie qui a marqué l’histoire du cinéma indépendant américain. Comme le rappelle Le Monde, Greaves était un pionnier, ayant travaillé aux côtés de personnalités comme Sidney Poitier ou encore en tant que producteur pour la télévision publique américaine (PBS).
Pour l’instant, le film reste un témoignage unique d’une époque et d’un lieu, porté par une famille déterminée à honorer la mémoire de son aîné. Autant dire que cette présentation à Cannes marque bien plus qu’une simple sortie : elle consacre un héritage cinématographique et familial.
Aucune date officielle n’a encore été annoncée pour une sortie en salles en France, mais des projections pourraient avoir lieu dans le cadre de festivals d’ici la fin de l’année 2026. Les organisateurs du Festival de Cannes ont confirmé que des discussions étaient en cours pour une diffusion plus large.