Une image, un détail, et le monde a basculé dans l’ère du premier pape de la pop culture. Selon Franceinfo - Culture, la scène est passée inaperçue lors de la publication, début mai 2026, du trailer du documentaire Leone a Roma, retraçant les dix-neuf années romaines de Robert Francis Prevost avant son élection à la tête de l’Église catholique. Sous la soutane immaculée de Léon XIV, on distingue furtivement une basket Nike : un modèle des années 70-80, la Nike Franchise Low Plus, rééditée une dernière fois en 2008. En quelques heures, cette image devient virale, déclenchant une frénésie médiatique et l’engouement des amateurs de sneakers.

Ce qu'il faut retenir

  • Le pape Léon XIV, né Robert Francis Prevost en 1955 à Dolton (banlieue ouvrière de Chicago), est élu à la tête de l’Église catholique le 8 mai 2025.
  • Une photo montre une Nike Franchise Low Plus sous sa soutane, un modèle rare des années 70-80, dont le prix sur le marché de l’occasion atteint 250 euros après sa diffusion.
  • Il troque sa calotte blanche contre une casquette des Chicago White Sox en juin 2025 et son quartier général de Rome arbore désormais une spécialité de pizza nommée Pizza Poperoni.
  • En décembre 2025, Vogue le classe parmi les 55 personnes les mieux habillées de l’année, aux côtés de Rihanna et Michelle Obama.
  • Le Vatican publie un documentaire, Leone a Roma, qui révèle son attachement à la culture populaire, notamment à son équipe de baseball fétiche, les White Sox.

Une basket sous la soutane, le détail qui a tout changé

Tout commence par une image furtive, extraite d’une archive et diffusée dans le trailer du documentaire Leone a Roma. Sous la soutane blanche de Léon XIV, une silhouette noire se détache : le Swoosh caractéristique d’une Nike. Le site spécialisé JustFreshKicks passe huit heures à identifier le modèle, une Nike Franchise Low Plus, un tennis des années 70-80 aujourd’hui introuvable en magasin. Selon Franceinfo - Culture, les prix sur eBay s’envolent aussitôt, dépassant 250 euros pour ce que les internautes baptisent immédiatement les « Pope Leo XIV Shoes ».

Cette découverte survient dans un contexte où le pape cultive une image atypique. Dès son élection, Léon XIV multiplie les clins d’œil à la culture populaire. En juin 2025, lors de l’audience générale place Saint-Pierre, il arbore une casquette des White Sox de Chicago, une équipe de baseball dont il est un fervent supporter depuis son enfance dans l’Illinois. Le Vatican confirme alors une alliance inédite entre le sacré et le profane, une stratégie qui fascine autant qu’elle interroge.

Léon XIV, un pape qui joue avec les codes

Pour comprendre l’engouement suscité par cette basket, il faut revenir sur le profil de Léon XIV. Né en 1955 à Dolton, une banlieue ouvrière du South Side de Chicago, Robert Francis Prevost grandit entre les matchs des White Sox, les pizzas à la saucisse et les hivers rigoureux du Midwest. En 1981, il quitte les États-Unis pour Rome, où il intègre l’ordre des Augustins. Quarante-quatre ans plus tard, en 2025, il devient le premier pape à émerger comme une figure de la pop culture.

Son élection, le 8 mai 2025, marque le début d’une communication délibérément décalée. Outre la casquette des White Sox, il cultive un autre symbole de son ancrage américain : une pizza. Le restaurant Aurelio’s, situé dans les quartiers sud de Chicago, rebaptise l’une de ses spécialités en son honneur, la « Pizza Poperoni ». Une façon de rappeler ses racines, tout en s’inscrivant dans une logique de proximité avec les fidèles, mais aussi avec les amateurs de culture populaire.

La reconnaissance par Vogue, ou l’apothéose d’une image assumée

Si la basket Nike a lancé la machine médiatique, c’est la reconnaissance par Vogue qui consacre Léon XIV comme une icône de style. En décembre 2025, le magazine publie sa liste annuelle des 55 personnes les mieux habillées, aux côtés de figures comme Rihanna, Bad Bunny ou Michelle Obama. Une première pour un pape, symbole d’une Église en quête de modernité. « C’est une forme de reconnaissance du mélange entre tradition et modernité », explique un sociologue interrogé par Franceinfo - Culture. « Léon XIV incarne une fissure dans le cadre traditionnel du Vatican, une manière de montrer qu’il est humain, proche des gens. »

Cette stratégie délibérée soulève des questions. Comment un pape, garant d’une institution vieille de deux mille ans, peut-il devenir une figure de la pop culture sans perdre son autorité spirituelle ? Pour les observateurs, la réponse réside dans l’équilibre savant entre respect des traditions et ouverture au monde contemporain. Le documentaire Leone a Roma, qui retrace son parcours, met en lumière cette dualité : un homme pieux, mais aussi un amateur de sport et de mode.

Un phénomène qui dépasse les frontières du Vatican

L’impact de Léon XIV dépasse largement les cercles religieux ou médiatiques. Les réseaux sociaux s’embrasent après la diffusion de l’image de la basket. Sur X (ex-Twitter), les hashtags #popeleo, #catholic et #drip deviennent viraux, accompagnés de memes et de commentaires élogieux. Les collectionneurs de sneakers, habitués à traquer les modèles rares, se prennent au jeu : une paire de Nike Franchise Low Plus des années 70, rééditée en 2008, devient soudainement un objet de convoitise, atteignant 250 euros sur les plateformes de revente.

Ce phénomène révèle aussi une tendance plus large : l’hybridation entre sacré et profane. En sociologie, on parle de « cadre » pour décrire les règles implicites qui structurent une situation. Le pape, avec sa soutane et ses deux mille ans d’histoire, incarne le cadre le plus codifié qui soit. L’apparition d’une basket Nike sous cette soutane crée une « fissure » dans ce cadre, produisant un effet immédiat : non pas le sacrilège, mais la reconnaissance. « Il est comme nous, mais pas tout à fait », résume un expert en communication cité par Franceinfo - Culture. « Cette image montre qu’il peut être proche, sans renier sa fonction. »

Et maintenant ?

Le Vatican pourrait-il aller plus loin dans cette stratégie de communication ? Plusieurs pistes sont envisagées. D’abord, la diffusion du documentaire Leone a Roma, prévue pour l’automne 2026, devrait prolonger l’engouement. Ensuite, la collaboration avec les White Sox de Chicago, annoncée pour l’été 2026, pourrait inclure des opérations promotionnelles, comme la distribution de coiffes en forme de mitre papale lors des matchs. Enfin, la question d’une collaboration avec des marques de mode ou de sport, évoquée en coulisses, reste en suspens. Pour l’instant, le Vatican reste discret sur ces projets, préférant mettre en avant l’authenticité de Léon XIV plutôt que de jouer une carte purement marketing.

Reste à savoir si cette stratégie survivra à l’épreuve du temps. Un an après son élection, Léon XIV reste auréolé de mystère, comme le souligne Franceinfo - Culture dans un précédent reportage. Son succès actuel repose en grande partie sur un effet de surprise, difficile à reproduire. La prochaine étape ? Peut-être un défilé de mode au Vatican, ou une collaboration avec un créateur de baskets. Une chose est sûre : le premier pape de la pop culture a ouvert une brèche, et il ne sera pas facile de la refermer.

D’après Franceinfo - Culture, le prix de ces baskets sur le marché de l’occasion a atteint 250 euros après la diffusion de l’image. Ce modèle, réédité une dernière fois en 2008, est aujourd’hui introuvable en magasin neuf, ce qui explique cette flambée des prix.

Son élection en 2025 marque le début d’une stratégie de communication inédite, mélangeant références religieuses traditionnelles et clins d’œil à la culture populaire. Entre casquette des Chicago White Sox, pizza « Poperoni » et classement par Vogue, Léon XIV cultive une image à la fois pieuse et accessible, séduisant un public bien au-delà des cercles catholiques.