À l'approche de la fin des négociations commerciales avec les industriels, le patron de Coopérative U, Dominique Schelcher, a annoncé que l'inflation en grandes surfaces serait « contenue » et que des baisses de prix étaient attendues sur certains produits. Cette déclaration intervient une semaine avant la fin de ces négociations qui déterminent les prix en rayon, hors marques propres des distributeurs.
Ce constat est formulé dans un contexte où « il y a une demande généralisée de hausses » de prix de la part des industriels, comme l'a expliqué Dominique Schelcher sur Franceinfo. Le PDG de Coopérative U a assuré que « notre travail, c'est de contenir ça et de faire le tri et donc il y aura une inflation contenue, proche de l'équilibre ».
Les prévisions d'inflation
La veille de cette déclaration, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, avait tablé sur une inflation alimentaire « autour d'1% ». Cette prévision est importante pour les consommateurs qui s'inquiètent de l'impact de l'inflation sur leur pouvoir d'achat.
Dominique Schelcher a souligné que « il y aura, et c'est la bonne nouvelle pour les consommateurs, des baisses de prix », notamment sur « certains cafés », les « produits de droguerie, lessives, hygiène », les « féculents, les pâtes, la farine » ou encore les « chips et le sucre ».
Les hausses de prix attendues
Cependant, des hausses de prix sont également attendues sur certains produits, notamment la viande, la volaille et les œufs, en raison de la demande élevée et des tensions d'approvisionnement. Selon Dominique Schelcher, les demandes des fournisseurs sont « justifiées » pour ces produits, notamment en raison d'une « pénurie de viande de boeuf de qualité » et d'une explosion de la demande pour la volaille.
Le PDG de Coopérative U a également critiqué les « hausses à deux chiffres » réclamées par « certaines grandes marques » de chocolat, prétextant des achats anciens de cacao, dont le cours a fortement baissé.
Les négociations commerciales
Les négociations commerciales entre les distributeurs et les industriels sont régulièrement accusées de tirer vers le bas les revenus des agriculteurs, malgré leur encadrement par les lois Egalim. Lundi, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a dénoncé le « chantage mortifière » exercé selon elle par les distributeurs sur les agro-industriels, suscitant l'ire du secteur.
Dominique Schelcher a commenté que la grande distribution n'est pas responsable du « problème de compétitivité de notre industrie agroalimentaire », et que les négociations ne sont pas plus violentes que « les autres années » pour U.
En conclusion, les déclarations de Dominique Schelcher sur une inflation contenue et des baisses de prix sur certains produits sont rassurantes pour les consommateurs, mais soulèvent également des questions sur les enjeux plus larges de la compétitivité de l'industrie agroalimentaire et de la relation entre les distributeurs et les industriels.
Les produits qui devraient voir leur prix baisser incluent « certains cafés », les « produits de droguerie, lessives, hygiène », les « féculents, les pâtes, la farine » ou encore les « chips et le sucre ».
