Après une saison 2025 piteusement conclue à la dernière place du classement des constructeurs, l'écurie Alpine compte cette saison se battre chaque week-end pour entrer dans les points, selon nos confrères de RMC Sport. Le directeur technique d'Alpine, David Sanchez, annonce un réel changement au sein de l'écurie pour cette nouvelle saison de Formule 1, après un dernier exercice calamiteux.

Une grosse partie de la saison dernière a d'ailleurs été lâchée, en arrêtant de développer la monoplace pour 2025, afin de jouer toutes ses cartes en 2026 avec pour principal changement le passage d'un moteur Renault à un moteur Mercedes, une perte d'identité française pour Jean-Luc Roy. « Je suis désolé, là je ne peux plus voir une équipe française », regrette le consultant RMC Sport. « On a beau l'appeler Alpine, pour moi c'est un nom de baptême. Il n'y a plus de cœur qui bat sans moteur Renault. J'ai vécu toute l'épopée de Renault pendant 50 ans, c'était quelque chose. Là, c'est une écurie britannique, avec un moteur britannico-allemand, donc c'est une écurie différente. Heureusement, il reste un pilote français, c'est tout ce qu'il reste de français dans l'écurie. »

Ce qu'il faut retenir

  • L'écurie Alpine vise le top 6 en 2026 avec son nouveau moteur Mercedes.
  • Le directeur technique David Sanchez annonce un réel changement au sein de l'écurie.
  • Le passage d'un moteur Renault à un moteur Mercedes est considéré comme une perte d'identité française.
  • Pierre Gasly sera épaulé par l'Argentin Franco Colapinto pour la saison 2026.
  • Les tests ont rendu quelques premiers constats, notamment le fait que les Alpine sont les seules monoplaces de la grille à opter pour un aileron arrière qui s'affaisse une fois le mode ligne droite activé.

Les ambitions de l'écurie Alpine

L'écurie se veut ambitieuse, avec pour objectif d'être régulièrement dans le top 6 ou 7, parfois faire mieux si les circonstances le permettent, comme le martèle Flavio Briatore, directeur de l'équipe. Impossible - pour lui - de penser qu'une monoplace conçue et travaillée depuis décembre 2024 ne peut être performante cette saison.

« Dans les six premiers, en comptant deux voitures par écurie, tu auras deux McLaren, Mercedes », commence à énumérer le dirigeant italien. « On doit rester devant les Williams. On ne veut pas être P4, P5 ou P6 une fois parce qu'il pleut ou qu'il y a un drapeau rouge mais constamment. On doit penser arriver à tous les Grands Prix dans les points. »

Les déclarations de Pierre Gasly

Pierre Gasly se montre lui confiant, emballé à l'idée de rouler avec la meilleure motorisation du plateau et bluffé par le travail réalisé sur le détail du châssis. « Il faut être ambitieux », lance le pilote français. « Alpine est une écurie d'usine, on doit être là-haut. Si on est capables d'être régulièrement dans les points et de titiller les gros bras comme on l'a fait par le passé, mais de manière plus constante, alors oui, le top 6 est un objectif minimum. On veut ramener l'équipe là où elle mérite d'être. »

Cet hiver, le site d'Enstone était en ébullition. « 800 personnes ont travaillé des mois, jour et nuit, afin de nous amener au niveau supérieur », promet le directeur général Steve Nielsen. « Avec un changement de réglementation aussi massif, les écarts seront sans doute importants lors des premières courses, certaines équipes auront eu raison dans leurs choix, d'autres auront eu tort. »

Les tests et les constats

Les tests ont rendu quelques premiers constats, notamment le fait que les Alpine sont les seules monoplaces de la grille à opter pour un aileron arrière qui s'affaisse une fois le mode ligne droite activé, de quoi rendre nerveux le boss Steve Nielsen. « Quand quelque chose est inhabituel, cela ne signifie pas que c'est faux », a-t-il tenté de rassurer auprès du site officiel de la F1, assurant que « tout est dans les objectifs ».

Et maintenant ?

Il faudra attendre ce week-end à Melbourne et dimanche pour le premier Grand Prix de la saison afin de voir si les changements se montrent payants. Les ajustements en cours de saison seront déterminants pour la faire entrer dans ses objectifs.

Le 20 février dernier, Pierre Gasly se classait 5e pour la dernière session d'essais à Bahreïn derrière la Ferrari de Charles Leclerc, la McLaren de Lando Norris, la Red Bull de Verstappen, la Mercedes de George Russell et à 1"4 devant la Haas d'Oliver Bearman. Une certaine fiabilité après avoir connu quelques problèmes techniques huit jours plus tôt, la monoplace s'immobilisant en piste après 97 tours.

En conclusion, l'écurie Alpine et son moteur Mercedes visent le top 6 en 2026, avec des ambitions réalistes et un travail important effectué durant l'intersaison. Les prochains Grands Prix seront déterminants pour voir si les changements se montrent payants.