Les constructeurs automobiles européens et chinois se penchent de plus en plus sur la technologie EREV (Electric Range Extender Vehicle) en tant qu'alternative crédible à la propulsion 100 % électrique, selon les informations rapportées par Numerama.

Ce qu'il faut retenir

  • La technologie EREV revient en force, notamment en Chine, avec des acteurs tels que Li Auto, Xiaomi, Xpeng et Zeekr.
  • Des groupes européens comme Renault, Stellantis, Volkswagen, Audi et BMW envisagent d'intégrer des véhicules à prolongateur d'autonomie dans leurs gammes d'ici 2026–2027.
  • Certains constructeurs, à l'instar de Mercedes, expriment des inquiétudes quant au coût et à la complexité de cette solution, ainsi que sur son impact sur les investissements nécessaires pour atteindre les objectifs de 2035.

Les véhicules électriques à autonomie étendue pourraient devenir la tendance majeure de 2026-2027, offrant une solution innovante avec un moteur thermique servant de générateur pour recharger la batterie. Cette approche différencie les EREV des autres motorisations hybrides traditionnelles.

Une montée en puissance en Chine et en Europe

En Chine, les véhicules EREV gagnent du terrain rapidement, dépassant même les hybrides rechargeables. Cette popularité s'étend aux constructeurs européens, attirés par cette technologie émergente.

L'EREV n'est plus seulement une solution temporaire pour les contraintes de recharge, mais une alternative viable pour améliorer l'autonomie des véhicules électriques, évitant le recours à des batteries de plus en plus volumineuses. Cette évolution intéresse notamment des marques comme Renault, Volkswagen, Audi et BMW.

Non, les modèles 100 % électriques restent une priorité pour de nombreux constructeurs, mais les EREV offrent une alternative intéressante pour diversifier les options disponibles sur le marché.

Des défis et des opportunités

McKinsey souligne que les EREV pourraient réduire les coûts de production jusqu'à 6 000 $, offrant une solution plus abordable pour les consommateurs. Cependant, tous les constructeurs ne partagent pas cet engouement. Mercedes-Benz, par exemple, a abandonné ses tests EREV en raison de coûts élevés et de complexités techniques, craignant que cela ne détourne des investissements nécessaires pour les technologies électriques futures.

Et maintenant ?

La question reste de savoir si les EREV deviendront la norme dans l'industrie automobile ou s'ils resteront une option de niche. Les prochaines annonces des constructeurs en 2026-2027 clarifieront probablement la direction que prendra cette tendance émergente.