Selon RFI, l’Organisation des Nations unies (ONU) a lancé ce mardi 12 mai 2026 un avertissement alarmant : 2026 pourrait devenir une année record en matière d’incendies de forêt. Depuis le début de l’année, 163 millions d’hectares ont déjà brûlé, soit le double de la moyenne enregistrée sur la même période ces dernières années. Les régions les plus affectées ? L’Afrique de l’Ouest et le Sahel, où les feux de brousse sont particulièrement virulents, ainsi que l’Asie et les États-Unis.
Ce qu'il faut retenir
- 163 millions d’hectares partis en fumée depuis janvier 2026, soit deux fois plus que la moyenne des années précédentes à la même période.
- Doublement des incendies extrêmes en vingt ans à l’échelle mondiale, selon les données de l’ONU.
- L’Afrique de l’Ouest et le Sahel figurent parmi les zones les plus touchées en 2026.
- Les Everglades, en Floride, ravagées par les flammes depuis ce week-end.
- L’ONU qualifie 2026 de « année particulièrement grave » sur le front des feux de forêt.
Un phénomène en nette augmentation depuis deux décennies
Les chiffres avancés par l’ONU sont sans appel : le nombre d’incendies extrêmes a doublé en vingt ans. Ce constat, partagé par de nombreux experts, reflète une tendance lourde liée au réchauffement climatique, à la sécheresse prolongée et à la gestion des écosystèmes. Les feux de forêt, autrefois saisonniers, deviennent désormais une menace quasi permanente dans certaines régions du globe. Les scientifiques soulignent que les conditions météo aggravantes – températures élevées, vents forts et sols desséchés – favorisent une propagation plus rapide et plus difficile à maîtriser des incendies.
L’Afrique de l’Ouest et le Sahel en première ligne
Parmi les zones les plus sinistrées en 2026, l’Afrique de l’Ouest et le Sahel se distinguent par l’ampleur des feux de brousse. Ces régions, déjà vulnérables aux aléas climatiques, subissent des épisodes de sécheresse de plus en plus intenses. Les communautés locales, souvent dépendantes de l’agriculture, voient leurs moyens de subsistance menacés par la destruction des terres arables. Les autorités et les organisations humanitaires alertent sur le risque accru de crises alimentaires et de déplacements de populations dans ces zones.
En Asie, plusieurs pays, dont l’Inde et l’Indonésie, font également face à des feux dévastateurs, notamment dans les forêts tropicales. Ces incendies aggravent la pollution atmosphérique et menacent la biodiversité, déjà mise à mal par la déforestation.
Les États-Unis et la Floride frappés de plein fouet
Depuis ce week-end, les Everglades, en Floride, sont le théâtre d’un incendie majeur. Ces zones humides emblématiques, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, sont aujourd’hui en proie aux flammes, mettant en péril un écosystème unique. Les autorités locales ont activé des plans d’urgence pour évacuer les populations riveraines et protéger les infrastructures critiques. Les pompiers et les moyens aériens sont mobilisés en masse pour tenter de circonscrire le sinistre, mais les conditions venteuses compliquent considérablement leur tâche.
Les experts rappellent que les Everglades, déjà fragilisées par les ouragans et la montée des eaux, subissent de plein fouet les effets du changement climatique. La saison des incendies, autrefois limitée aux mois secs, s’étend désormais sur une période plus longue, augmentant la pression sur les ressources disponibles.
Les incendies de forêt de 2026 illustrent, une fois de plus, l’urgence d’agir contre le changement climatique. Si les feux ravagent des écosystèmes entiers, ils rappellent aussi que les solutions existent : adaptation des pratiques agricoles, gestion durable des forêts et réduction des émissions de gaz à effet de serre. La question n’est plus de savoir si ces mesures seront prises, mais quand.
Selon l’ONU, l’Afrique de l’Ouest et le Sahel sont particulièrement touchées, suivies par l’Asie (Inde, Indonésie) et les États-Unis, où les Everglades en Floride sont actuellement en feu.