En France, près de 250 000 usurpations d’immatriculation sont enregistrées chaque année, selon le ministère de l’Intérieur. Pour lutter contre ce phénomène, l’État a décidé de modifier l’apparence des plaques provisoires utilisées pour les véhicules neufs ou importés. Les anciennes plaques blanches « WW » sont désormais remplacées par des plaques roses, plus visibles et plus difficiles à contrefaire.
Ce changement n’est pas esthétique, mais plutôt un moyen de faciliter l’identification et le contrôle des véhicules par les forces de l’ordre. L’objectif est de détecter les fraudes et d’éviter que les gens ne roulent avec une plaque provisoire qui a expiré. La date limite de validité de la plaque est clairement indiquée, comme pour les yaourts, ce qui permet aux policiers de vérifier immédiatement si le véhicule est en règle ou non.
Les conséquences de l’usurpation d’immatriculation
L’usurpation d’immatriculation peut avoir des conséquences graves pour les automobilistes. Certains ont vu s’accumuler des centaines d’amendes, pour des montants atteignant plusieurs centaines de milliers d’euros. C’est le cas de Stéphane Ponchaux, un garagiste nordiste, qui a expliqué au micro de TF1 que « quand deux mêmes plaques circulent en même temps, malheureusement, c’est le dernier détenteur qui reçoit les procès, en majorité pour des excès de vitesse ».
Ces problèmes sont amplifiés depuis que la gestion des cartes grises a été confiée à des opérateurs privés pour décharger les préfectures. Le numéro de plaque provisoire est automatiquement attribué à un autre automobiliste après un délai de 14 mois, ce qui peut entraîner des confusions et des abus.
Les avantages des plaques roses
Les nouvelles plaques roses sont plus visibles que les anciennes plaques blanches et permettent une meilleure identification des véhicules. La commissaire Cassandre Leblond, du Service départemental de sécurité publique du Nord, a expliqué que « l’objectif, c’est de faciliter l’identification et le contrôle pour les forces de l’ordre, afin de lutter contre la fraude et d’éviter que les gens ne roulent avec une plaque provisoire qui a expiré ».
Les contrôles routiers se multiplient depuis l’introduction des plaques roses. Certains automobilistes se plaignent de se faire contrôler sans cesse, même si leur plaque est encore valide. C’est le cas d’un automobiliste qui a déclaré que « depuis que j’ai ces plaques roses, je me fais sans cesse contrôler. Pourtant, c’est marqué qu’elles sont valides encore 4 mois, donc je ne comprends pas ».
Les prochaines étapes
Les autorités espèrent que les nouvelles plaques roses contribueront à réduire le nombre d’usurpations d’immatriculation et à améliorer la sécurité routière. Les automobilistes sont invités à vérifier régulièrement la validité de leur plaque d’immatriculation pour éviter les problèmes.
En attendant, les forces de l’ordre continuent de contrôler les véhicules pour détecter les fraudes et les abus. Les automobilistes qui circulent avec une plaque expirée s’exposent à une amende de 135 euros, un montant sans commune mesure avec les conséquences financières d’une usurpation.
L’usurpation d’immatriculation est le fait de utiliser une plaque d’immatriculation qui n’est pas attribuée à son véhicule ou qui a expiré.
Il est recommandé de vérifier régulièrement la validité de votre plaque d’immatriculation et de signaler tout problème à l’autorité compétente.
