Après la vente controversée de LMB Aerospace à une entreprise américaine, l'État français a pris la décision d'acquérir une action préférentielle dans le groupe pour conserver un contrôle stratégique, comme rapporté par nos confrères de BFM Business. Cette acquisition fait suite à une vive polémique engendrée par la cession de la société fabriquant des ventilateurs pour les avions Rafale à un groupe étranger.
Ce qu'il faut retenir
- L'État obtient une action préférentielle dans LMB Aerospace suite à sa vente à un groupe américain.
- Cette action lui confère un droit de regard sur les décisions stratégiques de l'acquéreur.
- Bercy se veut rassurant sur le maintien des activités de LMB en France.
Acquisition d'une action préférentielle
Concrètement, l'État a décidé d'acquérir une action de LMB Aerospace pour la somme symbolique d'un euro, comme l'indique un arrêté paru au Journal Officiel. Cette action, qualifiée de 'golden share', permettra à la France d'influencer les choix stratégiques du nouveau propriétaire, le groupe Loar, si ces derniers vont à l'encontre des intérêts nationaux.
Contexte et réactions
La vente de LMB Aerospace avait suscité des craintes et des critiques quant à la cession d'un actif stratégique à un groupe étranger. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, avait promis que l'État détiendrait cette action préférentielle, affirmant ainsi sa volonté de préserver les intérêts français dans cette opération.
En conclusion, l'acquisition de cette action préférentielle par l'État dans LMB Aerospace s'inscrit dans une volonté de préserver les intérêts nationaux et de maintenir une certaine influence stratégique sur une entreprise clé du secteur de la défense en France.
