Les Ducs d’Angers ont officialisé le départ de leur gardien emblématique, Matt O’Connor, ce jeudi 21 mai 2026. Arrêté depuis près de six mois après une agression survenue en décembre 2025, le portier n°1 du club a livré son témoignage à Ouest France, quelques heures seulement après l’annonce. Son récit met en lumière les conséquences d’un traumatisme crânien sévère, mais aussi les incertitudes qui pèsent désormais sur sa carrière.
Ce qu'il faut retenir
- Les Ducs d’Angers ont annoncé le départ de leur gardien Matt O’Connor, inactif depuis décembre 2025 après une agression.
- O’Connor souffre de séquelles persistantes liées à une commotion cérébrale et n’a pas repris l’entraînement depuis six mois.
- Un médecin lui a conseillé d’abandonner la pratique du hockey en raison des risques encourus.
- Son avenir sportif reste incertain, bien que le club n’ait pas évoqué un licenciement.
- O’Connor évoque les défis quotidiens liés à cette situation, entre incertitude professionnelle et volonté de reconstruction.
Un arrêt brutal après une agression en décembre
Le parcours de Matt O’Connor, gardien des Ducs d’Angers depuis 2020, a basculé le 12 décembre 2025 lors d’un match de Ligue Magnus à domicile. Une altercation avec un adversaire a entraîné une chute brutale, suivie d’un choc violent à la tête. O’Connor a été évacué sur civière et transporté à l’hôpital, où un diagnostic de commotion cérébrale sévère a été posé. Depuis, il n’a plus foulé la glace, ni participé à une seule séance d’entraînement.
Son absence prolongée a conduit le club à réorganiser son effectif, avec l’arrivée d’un gardien remplaçant pour pallier son indisponibilité. Selon Ouest France, la direction angevine a attendu près de six mois avant d’officialiser son départ, confirmant ainsi que le portier ne serait pas de retour sous le maillot bleu et blanc.
Un diagnostic médical alarmant et une décision difficile
Dans les jours qui ont suivi son accident, les médecins de l’équipe ont alerté O’Connor sur les risques d’une reprise trop précoce. « Un médecin m’a conseillé d’arrêter le hockey », a-t-il déclaré à Ouest France. Les séquelles de sa commotion, bien que non détaillées publiquement, l’empêchent aujourd’hui de reprendre une activité physique intense sans risque pour sa santé. « Je ne sais pas si je pourrai rejouer un jour », a-t-il confié, soulignant l’incertitude qui pèse sur son avenir.
Cette situation n’est pas sans précédent dans le hockey professionnel. Les commotions cérébrales, surtout lorsqu’elles sont répétées, peuvent entraîner des troubles neurologiques graves. Plusieurs anciens joueurs de la Ligue Magnus ont mis fin à leur carrière après des blessures similaires, illustrant la vulnérabilité des gardiens, souvent exposés aux contacts lors des matchs.
Un témoignage sur les conséquences au quotidien
Au-delà des aspects sportifs, Matt O’Connor évoque les défis personnels liés à cette convalescence forcée. « Le hockey, c’était ma vie », a-t-il expliqué. Aujourd’hui, il doit composer avec une routine bouleversée, marquée par des séances de rééducation et une remise en question permanente. « Parfois, je me demande si je vais pouvoir retrouver une vie normale », a-t-il ajouté, sans cacher l’angoisse que génère cette incertitude.
Son témoignage rejoint celui d’autres athlètes ayant subi des traumatismes similaires, comme le footballeur Alphonso Davies ou le rugbyman Alexandre Albouy, qui ont dû adapter leur parcours après des commotions graves. Pour O’Connor, la reconstruction passe aussi par un soutien psychologique, souvent sous-estimé dans le milieu sportif.
Le cas de Matt O’Connor rappelle une fois de plus les dangers des commotions cérébrales dans les sports de contact. Alors que les protocoles de sécurité s’intensifient, son histoire illustre aussi la fragilité des carrières sportives, où un instant suffit parfois à tout bouleverser.
Selon Ouest France, Matt O’Connor est suivi par une équipe médicale qui évalue régulièrement son état neurologique. Aucune date n’a été fixée pour une reprise éventuelle, mais les spécialistes devraient rendre un avis définitif d’ici la fin 2026.