La banque allemande Deutsche Bank a abaissé son conseil à « vendre » sur l'action du groupe de spiritueux Pernod Ricard, jugeant sa valorisation trop élevée au regard de ses perspectives de croissance incertaines et de son endettement, selon nos confrères de BFM Bourse. Le propriétaire des marques Absolut, Jameson, Martell ou encore Malibu appartient à un secteur souvent remué par les droits de douane.
Un coup de théâtre sur les surtaxes douanières américaines est survenu vendredi, avec l'annulation par la Cour Suprême américaine d'une grande partie des droits de douane américains en jugeant que la base légale des surtaxes dites « réciproques » était infondée. Cela a contraint l'administration Trump à annoncer de nouveaux droits de douane « uniformes » de 15% sur la base de la section 122 du « Trad Act » de 1974.
Ce qu'il faut retenir
- Deutsche Bank a abaissé son conseil à « vendre » sur l'action de Pernod Ricard en raison de sa valorisation trop élevée et de son endettement.
- Les droits de douane frappant les importations européennes restent à 15% après l'annulation partielle des surtaxes américaines.
- Pernod Ricard a publié des résultats semestriels inférieurs aux attentes, mais l'action a progressé de 2,7% grâce à des commentaires encourageants de la direction.
La situation actuelle
La récente hausse de l'action Pernod Ricard reflète des éléments exogènes aux fondamentaux de l'entreprise, selon Deutsche Bank. La banque considère que les craintes liées à l'intelligence artificielle (IA) ont poussé les investisseurs à se réfugier sur des titres peu menacés par cette technologie, comme les spiritueux.
Deutsche Bank souligne que le titre Pernod Ricard s'échange actuellement 15,2 fois les bénéfices attendus en 2026, ce qui est considéré comme généreux pour une entreprise dont le ratio de dette nette/rapporté à l'Ebitda est de 3,8 et dont les perspectives de croissance sont incertaines.
Les perspectives
Deutsche Bank anticipe une réduction du dividende de la société sur le prochain exercice, c'est-à-dire celui clos en mars 2027. La banque allemande prévient que si les données de Nielsen sur le marché des spiritueux se sont améliorées en janvier, celles des premières semaines de février montrent un retour à une baisse des ventes « high single digits » (entre 7% et 9%).
La banque allemande remarque également que les dépenses de promotions et publicitaires de la société ont nettement baissé depuis deux ans, ce qui pourrait nuire à la santé à long terme des marques de Pernod et entraver sa capacité à croître à plus long terme.
En conclusion, la situation de Pernod Ricard est complexe et nécessite une attention particulière de la part des investisseurs. La banque allemande Deutsche Bank a abaissé son conseil à « vendre » sur l'action du groupe de spiritueux, jugeant sa valorisation trop élevée au regard de ses perspectives de croissance incertaines et de son endettement.
