Alors que les candidatures pour l’élection présidentielle de 2027 commencent à se dessiner, Guillaume Tabard, éditorialiste politique, établit un parallèle surprenant avec le scrutin de 2017. Selon Le Figaro - Politique, les profils d’Édouard Philippe (Horizons), Bruno Retailleau (Les Républicains) et Gabriel Attal (Renaissance) évoquent étrangement ceux d’Alain Juppé, François Fillon et Emmanuel Macron, dix ans plus tôt. Une comparaison qui, bien que controversée, s’appuie sur des similitudes idéologiques et stratégiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Les postures d’Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Gabriel Attal rappellent celles d’Alain Juppé, François Fillon et Emmanuel Macron en 2016.
  • Bruno Retailleau est comparé à François Fillon pour son ancrage à droite et sa stratégie de remontée dans les sondages.
  • Gabriel Attal évoque l’image d’Emmanuel Macron en 2017, avec un positionnement centriste et modernisateur.
  • Édouard Philippe, quant à lui, est associé à Alain Juppé pour son libéralisme économique et son conservatisme sociétal.
  • Les proches de Bruno Retailleau soulignent la comparaison avec la « remontada » de François Fillon en 2016.

Une filiation idéologique évidente

Les similitudes entre les figures actuelles et celles de 2016 ne relèvent pas du hasard. Selon Le Figaro - Politique, Bruno Retailleau incarne une droite classique, proche de François Fillon, avec un ancrage territorial fort à l’ouest de la France et une ligne ferme sur les questions régaliennes. « Côté économie, les deux hommes partagent un libéralisme assumé, tandis que sur le plan sociétal, leur conservatisme est marqué », précise le quotidien. Une proximité idéologique que les soutiens de Retailleau mettent en avant pour justifier le parallèle.

Gabriel Attal, de son côté, est souvent comparé à Emmanuel Macron en raison de son profil jeune et de son positionnement centriste. Tous deux incarnent une forme de modernité politique, mêlant réformisme économique et progressisme sociétal. Quant à Édouard Philippe, son profil libéral et son expérience gouvernementale le rapprochent d’Alain Juppé, alors ministre de l’Intérieur en 2016. « Les trois hommes partagent une même vision de l’État, à la fois ferme et réformiste », souligne Le Figaro - Politique.

La stratégie de la « remontada »

L’argument principal des proches de Bruno Retailleau pour justifier la comparaison avec François Fillon repose sur la « remontada » de 2016. À l’époque, Fillon, longtemps distancé dans les sondages, avait réussi à s’imposer comme le candidat surprise de la primaire de la droite, avant de devenir le finaliste de la présidentielle. Une trajectoire que certains espèrent voir se répéter pour Retailleau, actuellement en difficulté dans les intentions de vote.

Cette stratégie s’appuie sur un ancrage territorial fort et une campagne axée sur les thèmes chers à l’électorat de droite : sécurité, immigration et baisse des dépenses publiques. « Bruno Retailleau mise sur une dynamique similaire à celle de Fillon, en misant sur une base militante solide et une communication ciblée », explique Le Figaro - Politique. Une approche qui pourrait, selon certains observateurs, lui permettre de dépasser les candidats mieux placés dans les sondages.

Un contexte politique en mutation

Les parallèles entre 2016 et 2026 s’inscrivent dans un contexte politique marqué par une défiance croissante envers le pouvoir en place. Emmanuel Macron, dont le nombre de premiers ministres atteint un record sous la Ve République, voit sa popularité s’éroder, tandis que Sébastien Lecornu, figure montante de la majorité, peine à s’imposer comme alternative. Une situation qui rappelle celle de 2016, où François Hollande, impopulaire, avait vu la droite et le centre se mobiliser autour de nouveaux visages.

« Le paysage politique actuel est aussi fragmenté qu’en 2016, avec une droite divisée entre les partisans d’une ligne dure et ceux d’un recentrage », note Le Figaro - Politique. Dans ce contexte, les figures comme Retailleau, Attal ou Philippe pourraient jouer un rôle clé en fédérant des électorats variés. Une hypothèse qui explique pourquoi les médias et les observateurs politiques s’emparent de ces comparaisons.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront décisives pour les prétendants à l’Élysée. Une réunion stratégique est prévue le 15 avril entre les équipes d’Édouard Philippe et Gabriel Attal, en présence des centristes du MoDem et de l’UDI. L’objectif ? Explorer la possibilité d’un candidat unique de la droite et du centre, un scénario qui rappelle les négociations de 2016. Reste à voir si cette dynamique aboutira, ou si les divisions traditionnelles reprendront le dessus. Pour l’heure, les trois figures continuent de peaufiner leur stratégie, dans l’espoir de reproduire, ou d’éviter, les erreurs du passé.

Si ces parallèles peuvent prêter à sourire, ils soulèvent une question plus large : dans quelle mesure l’histoire politique française se répète-t-elle ? Une question que les électeurs, et les candidats, devront trancher d’ici 2027.

Ces comparaisons s’appuient sur des similitudes idéologiques et stratégiques. Bruno Retailleau, par exemple, est comparé à François Fillon pour son ancrage à droite et sa volonté de fédérer une base militante. Gabriel Attal, lui, évoque le positionnement centriste et modernisateur d’Emmanuel Macron en 2017. Quant à Édouard Philippe, son profil libéral et son expérience gouvernementale le rapprochent d’Alain Juppé. Selon Le Figaro - Politique, ces parallèles reflètent aussi une forme de nostalgie pour une époque où la droite et le centre semblaient plus unis.

Cette réunion, organisée par les équipes d’Édouard Philippe et Gabriel Attal avec les centristes du MoDem et de l’UDI, vise à explorer la possibilité d’un candidat unique de la droite et du centre. Un scénario qui rappelle les négociations de 2016. Si un accord était trouvé, cela pourrait redessiner le paysage politique en vue de 2027. Cependant, l’histoire montre que ces alliances sont souvent fragiles. Pour l’heure, rien n’est acté, et les divisions traditionnelles pourraient reprendre le dessus.