Le ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Serge Papin, a annoncé jeudi 21 mai 2026 un relèvement du plafond de la prime carburant, passée de 300 à 600 euros. Cette mesure, défiscalisée, permet aux entreprises de verser cette aide financière à leurs salariés dont le travail dépend de l’usage d’un véhicule pour se rendre sur leur lieu d’emploi. Ouest France révèle cette décision dans le cadre d’un plan de simplification et de renforcement de ce dispositif.
Ce qu'il faut retenir
- La prime carburant défiscalisée est majorée de 300 à 600 euros, soit le double du montant initial.
- Cette aide est versée par les entreprises à leurs salariés dont l’emploi exige l’usage d’un véhicule.
- Le ministre chargé des PME, Serge Papin, a présenté cette mesure comme une simplification du dispositif.
- Le texte n’impose pas le versement de cette prime, il reste à la discrétion des employeurs.
Une mesure ciblée pour les travailleurs mobiles
Selon les termes de l’annonce, cette prime s’adresse spécifiquement aux salariés « dépendants de leur véhicule pour se rendre au travail ». Autant dire que les télétravailleurs ou les employés utilisant les transports en commun ne sont pas concernés par ce dispositif. Serge Papin a précisé que cette revalorisation vise à atténuer l’impact des fluctuations des prix des carburants sur le pouvoir d’achat des travailleurs mobiles. La mesure s’inscrit dans un contexte où les coûts de l’essence restent une préoccupation majeure pour une partie des actifs.
D’après les informations rapportées par Ouest France, cette prime reste entièrement défiscalisée. Les entreprises qui choisissent de la verser ne sont pas tenues de l’intégrer dans le calcul des cotisations sociales ou de l’impôt sur le revenu des salariés bénéficiaires. Autrement dit, l’intégralité du montant perçu par le salarié est nette d’impôts et de charges.
Un dispositif optionnel pour les employeurs
Contrairement à une obligation légale, le versement de cette prime carburant relève d’une décision volontaire de la part des entreprises. Aucun texte ne les contraint à octroyer cette aide, même dans sa version revalorisée. Cette approche permet aux employeurs de moduler leur soutien en fonction de leur situation financière ou de leur politique sociale. Serge Papin a souligné que cette flexibilité était un atout du dispositif, tout en rappelant son caractère incitatif pour les travailleurs contraints par leur lieu de travail.
Pour les salariés éligibles, cette mesure pourrait représenter un soulagement non négligeable. Avec un plafond porté à 600 euros, une personne parcourant quotidiennement de longues distances pourrait ainsi couvrir une part significative de ses dépenses en carburant sur l’année. Les modalités exactes de calcul et de versement restent à préciser par les services fiscaux, mais le principe général est désormais acté.
Dans un contexte économique où le pouvoir d’achat reste un sujet de préoccupation, cette initiative pourrait s’inscrire dans une série de mesures destinées à soutenir les ménages. D’autres pistes, comme le chèque énergie ou les aides à la mobilité durable, pourraient être évoquées en complément. Les partenaires sociaux et les fédérations professionnelles devraient réagir dans les prochains jours, notamment sur la question de l’équité entre les différents secteurs d’activité.
Seuls les salariés dont l’emploi nécessite l’usage d’un véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail peuvent en bénéficier. Les télétravailleurs ou les employés utilisant les transports en commun ne sont pas concernés.