Un an après la conférence internationale de Nice sur la protection des océans, le gouvernement français annonce l’instauration de trois nouvelles zones de protection forte en mer. Selon Le Monde, ces mesures portent désormais à 14,68 % la part des eaux maritimes françaises soumises à des restrictions strictes concernant les activités humaines.

L’objectif affiché par l’exécutif est d’atteindre 14,8 % d’ici la fin de l’année 2026. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la conférence de Nice, qui avait rassemblé des représentants de plus de 100 pays pour discuter de la préservation des écosystèmes marins.

Ce qu'il faut retenir

  • Création de trois nouvelles zones de protection forte en mer, portant le total à 14,68 % du domaine maritime français sous protection.
  • Objectif gouvernemental : atteindre 14,8 % d’ici la fin de l’année 2026.
  • Ces zones interdisent ou limitent strictement les activités comme la pêche, l’extraction et le tourisme.
  • La mesure s’appuie sur les engagements pris lors de la conférence de Nice, organisée il y a un an.
  • La France renforce ainsi son réseau d’aires marines protégées, un outil clé pour la biodiversité.
  • Ces restrictions visent à préserver les écosystèmes tout en encadrant les usages humains.

Un an après Nice : un bilan et de nouvelles ambitions

La conférence de Nice, tenue en juin 2025, avait marqué un tournant dans la mobilisation internationale pour la protection des océans. Lors de cet événement, la France avait réaffirmé son engagement en faveur de la création de zones marines protégées, un levier essentiel pour préserver la biodiversité et lutter contre la surpêche. D’après Le Monde, le gouvernement a accéléré la mise en œuvre de ces mesures, avec l’ajout de trois nouvelles zones cette année.

Ces zones, dont les contours exacts n’ont pas encore été précisés, s’ajoutent aux 11,4 % de eaux françaises déjà protégées avant cette initiative. Les restrictions appliquées dans ces nouveaux périmètres concernent principalement les activités industrielles et touristiques, afin de limiter l’impact sur les écosystèmes fragiles. « La protection des océans est une priorité absolue pour notre pays », a rappelé le ministre de la Transition écologique, sans donner plus de détails sur les localisations des nouvelles zones.

Des restrictions ciblées pour préserver la biodiversité

Les nouvelles zones de protection forte interdisent ou encadrent strictement plusieurs types d’activités. La pêche, notamment, sera soumise à des quotas ou des interdictions saisonnières dans ces secteurs, afin de permettre le renouvellement des stocks de poissons. L’extraction de ressources, comme le sable ou les minerais, sera également prohibée, tout comme certaines formes de tourisme balnéaire non durable.

Ces mesures s’appuient sur des études scientifiques visant à identifier les zones les plus sensibles. « Nous avons cartographié les écosystèmes les plus menacés et adapté nos restrictions en conséquence », a expliqué une source proche du dossier. Selon Le Monde, cette approche vise à concilier préservation environnementale et activités économiques, un équilibre souvent difficile à trouver.

Et maintenant ?

Le gouvernement devrait préciser d’ici la fin de l’été les contours exacts des trois nouvelles zones protégées. Une consultation publique est également prévue pour recueillir l’avis des acteurs locaux, pêcheurs et associations environnementales en tête. D’ici la fin de l’année, l’objectif de 14,8 % de protection pourrait être atteint si les négociations aboutissent, mais des ajustements pourraient être nécessaires en fonction des retours terrain.

Cette avancée s’inscrit dans un mouvement plus large, alors que l’Union européenne pousse ses États membres à atteindre 30 % d’aires marines protégées d’ici 2030. La France, qui avait déjà dépassé l’objectif initial de 10 % fixé pour 2020, montre ainsi la voie en matière de protection des océans.

Les restrictions portent principalement sur la pêche industrielle et artisanale, l’extraction de ressources (sable, minerais) et certaines formes de tourisme non durable, comme les croisières ou les activités nautiques intensives. Les modalités exactes dépendront des zones concernées.