Une frappe de drone ukrainienne a frappé un internat et un établissement d’enseignement professionnel à Starobilsk, ville de la région de Louhansk sous contrôle russe, dans la nuit du 21 au 22 mai 2026. Selon Euronews FR, cette attaque a causé la mort de quatre personnes et blessé au moins 35 autres, dont des adolescents hébergés sur place.
Ce qu'il faut retenir
- 4 morts et 35 blessés, dont des adolescents de 14 à 18 ans, dans une frappe sur un internat à Starobilsk
- L’immeuble résidentiel de cinq étages a subi un effondrement partiel après l’impact de quatre drones de type avion
- Moscou accuse Kiev d’avoir visé une « infrastructure civile », qualifiant l’attaque d’« acte terroriste »
- À Kherson, un drone russe a frappé un quartier résidentiel, provoquant un incendie et des dommages matériels
- Aucun blessé n’est à déplorer dans cette seconde attaque, mais des coupures de courant ont été signalées
Une frappe meurtrière sur un établissement scolaire en zone occupée
Les autorités russes installées dans la région de Louhansk ont confirmé l’attaque dans la nuit du 21 au 22 mai. Selon leurs déclarations, 86 adolescents âgés de 14 à 18 ans et un membre du personnel se trouvaient dans l’internat au moment des faits. Les secours ont dû mobiliser des grues et des engins lourds pour dégager les décombres, tandis qu’un important panache de fumée s’échappait encore du bâtiment endommagé.
Le Comité d’enquête russe a évoqué la possibilité que des personnes restent encore coincées sous les décombres, sans pouvoir préciser leur nombre. L’effondrement partiel de l’immeuble de cinq étages a aggravé la situation, nécessitant une intervention rapide des équipes de secours pour éviter d’autres victimes.
Moscou dénonce un « acte terroriste » et pointe la responsabilité de Kiev
Dans un communiqué, les autorités russes ont accusé les forces ukrainiennes d’avoir ciblé délibérément une infrastructure civile. Elles ont évoqué l’utilisation de quatre drones de type avion pour perpétrer cette frappe. Moscou a qualifié l’attaque de « terroriste », sans apporter de preuves tangibles de cette allégation.
Les services de renseignement russes n’ont pas communiqué de bilan humain définitif, se contentant d’évoquer « au moins quatre morts ». Les enquêteurs locaux ont lancé des investigations pour déterminer l’origine exacte des drones et les éventuels complices sur place. La région de Louhansk, annexée par la Russie en 2022, reste un foyer de tensions malgré la guerre en Ukraine.
Un drone russe frappe un quartier résidentiel à Kherson
Dans le sud de l’Ukraine, la ville de Kherson a également été touchée par des frappes russes. Selon les autorités ukrainiennes, un drone a frappé un quartier résidentiel vendredi 22 mai au matin, déclenchant un incendie dans un immeuble de plusieurs étages. Les images diffusées par le Service d’urgence de l’État ukrainien montrent des pompiers en train de maîtriser les flammes et de sécuriser les rues environnantes.
Contrairement à l’attaque de Starobilsk, aucun blessé n’a été signalé à Kherson. Les responsables ukrainiens ont toutefois indiqué que des tirs d’artillerie et des frappes de drones avaient visé plusieurs sites dans la région ces derniers jours, causant la mort de au moins deux civils et provoquant des perturbations dans l’alimentation électrique de certains quartiers.
Un bilan humain et matériel qui s’alourdit
Les frappes de drones se multiplient depuis le début de l’année, tant du côté ukrainien que russe, ciblant des zones résidentielles et des infrastructures civiles. À Starobilsk, la localisation de l’internat en pleine ville occupée en fait une cible particulièrement vulnérable. Les autorités russes, qui contrôlent la région, n’ont pas encore communiqué de mesures pour renforcer la sécurité des bâtiments scolaires.
À Kherson, malgré l’absence de victimes, la fréquence des attaques perturbe la vie quotidienne. Les coupures de courant et les dommages matériels s’ajoutent à une situation déjà précaire pour les habitants, pris en étau entre les bombardements et les restrictions imposées par l’occupation.
Cette escalade des frappes de drones illustre la dégradation de la situation sur le front, où les civils paient un lourd tribut. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’impact de ces attaques sur la dynamique du conflit et les négociations en cours.
Starobilsk, située dans la région de Louhansk annexée par la Russie, abrite des infrastructures administratives et militaires russes. Les frappes ukrainiennes visent souvent à perturber les chaînes logistiques et le moral des troupes ennemies, même si cela implique des risques pour les civils en zone occupée.
Les coupures d’électricité à Kherson affectent les services essentiels, comme les hôpitaux, les pompes à eau et les communications. Elles aggravent également les conditions de vie des habitants, déjà confrontés à des pénuries et à une insécurité persistante.