Alors que le marché de l’électronique grand public subit une crise durable de la mémoire vive, les constructeurs doivent ajuster leurs stratégies pour limiter l’impact sur leurs produits. Selon Frandroid, cette situation pousse notamment Samsung à revoir certains choix techniques pour son futur flagship, le Galaxy S27, en particulier au niveau de son écran.

Ce qu'il faut retenir

  • Pénurie de RAM : les coûts élevés de la mémoire vive contraignent les fabricants à des compromis techniques.
  • Impact sur le Galaxy S27 : Samsung réduirait certaines spécifications de l’écran pour compenser le surcoût.
  • Contexte marché : la crise s’étend depuis plusieurs mois, avec des répercussions sur les prix et les approvisionnements.

Une crise qui dépasse le simple coût des composants

La flambée des prix de la RAM, observable depuis plus d’un an, ne se limite plus aux seuls ordinateurs ou serveurs. Selon Frandroid, cette pénurie a des répercussions en aval, touchant désormais les smartphones haut de gamme comme le futur Galaxy S27. Les constructeurs, contraints de maîtriser leurs coûts, sont obligés d’opérer des arbitrages techniques pour absorber la hausse des composants. « Le surcoût de la mémoire vive se répercute sur l’ensemble de la chaîne de production », a indiqué un analyste du secteur, cité par Frandroid.

L’écran du S27, première victime des compromis ?

Parmi les éléments les plus susceptibles d’être revus, l’écran figure en bonne place. Selon des informations rapportées par Frandroid, Samsung aurait réduit la densité de pixels ou la fréquence de rafraîchissement pour limiter l’usage de RAM supplémentaire. « L’écran reste un élément clé de la différenciation du produit, mais son coût ne peut plus être ignoré », précise la même source. Cette stratégie n’est pas sans risque : elle pourrait affecter l’expérience utilisateur sur un appareil haut de gamme, où la qualité d’affichage est un argument majeur.

Un marché en tension depuis 2025

Cette crise de la RAM s’inscrit dans un contexte plus large de tensions sur les approvisionnements. Dès 2025, plusieurs rapports d’industrie alertaient sur les difficultés d’accès aux mémoires DRAM, utilisées dans la plupart des appareils électroniques. Les raisons ? Des goulots d’étranglement dans la production, couplés à une demande soutenue par l’essor de l’intelligence artificielle et des centres de données. « Les prix de la RAM ont augmenté de plus de 50 % en un an », souligne Frandroid, soulignant l’ampleur du problème.

Quelles alternatives pour les constructeurs ?

Face à cette situation, les fabricants explorent plusieurs pistes. Certains misent sur des solutions logicielles pour optimiser l’utilisation de la mémoire, tandis que d’autres envisagent de revoir leurs spécifications techniques à la baisse. Samsung, par exemple, pourrait privilégier des écrans AMOLED moins gourmands en ressources, ou limiter certaines fonctionnalités logicielles gourmandes. « Les compromis sont inévitables, mais ils doivent être dosés pour ne pas nuire à l’attractivité du produit », explique un expert du secteur.

Et maintenant ?

La situation devrait persister au moins jusqu’à la fin de l’année 2026, selon les projections des analystes. Les constructeurs pourraient annoncer des ajustements techniques dans leurs prochains appareils, tandis que les prix de la RAM devraient rester élevés tant que les capacités de production ne se seront pas alignées sur la demande. Reste à voir si ces compromis, comme ceux envisagés pour le Galaxy S27, deviendront une tendance durable ou une simple parenthèse.

En attendant, les consommateurs pourraient observer des évolutions subtiles dans les spécifications de leurs futurs smartphones, sans pour autant que cela remette en cause leur attractivité globale.

La RAM est un composant essentiel dans les smartphones modernes, utilisé pour le multitâche, les applications gourmandes et l’affichage. Avec la hausse de ses prix, les constructeurs doivent réduire d’autres coûts pour maintenir leurs marges, d’où les compromis sur des éléments comme l’écran.