SpaceX a annoncé que son douzième vol d’essai de la fusée géante Starship est prévu au plus tôt le 19 mai 2026, avec un décollage programmé à 2h du matin, heure locale de Boca Chica (Texas), selon Numerama. Cette mission marquera le premier vol de la « Version 3 » du lanceur, qui intègre une refonte technologique complète et des moteurs Raptor de nouvelle génération. Si le public français devra veiller tard pour suivre l’événement, SpaceX mise sur la prudence en renonçant à une manœuvre spectaculaire pour privilégier la sécurité.
Ce qu'il faut retenir
- Le douzième vol d’essai de Starship est prévu le 19 mai 2026 à 2h du matin (heure locale), selon Numerama.
- Cette mission inaugure la « Version 3 » du lanceur, avec un booster et un étage supérieur entièrement remaniés, ainsi que des moteurs Raptor de nouvelle génération.
- SpaceX abandonne la capture du booster par la tour de lancement au profit d’un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique, au large de Boca Chica.
- Le tir aura lieu de nuit, rendant l’observation en direct difficile pour les observateurs en métropole française.
- La répétition générale (« wet dress rehearsal ») du 11 mai 2026 s’est déroulée avec succès, validant la préparation du lanceur.
Une refonte majeure pour ce vol historique
Pour ce douzième essai, SpaceX mise sur une version profondément remaniée de son lanceur. Comme l’a précisé l’entreprise sur X, la fusée embarque une « prochaine génération des véhicules Starship et Super Heavy », propulsés par des moteurs Raptor évolués et lancés depuis un pas de tir entièrement repensé à Starbase, au Texas. « Le lancement est prévu dès le mardi 19 mai 2026 », a confirmé la société. Autant dire que ce vol représente un jalon technologique pour SpaceX, qui accumule les innovations sur ce projet ambitieux.
Parmi les nouveautés, on note notamment une refonte du booster Super Heavy, un étage supérieur renouvelé et des systèmes de propulsion optimisés. Ces modifications, bien que prometteuses, justifient selon l’entreprise une approche prudente. Plutôt que de tenter une récupération spectaculaire du premier étage via la tour de lancement de Starbase, SpaceX opte pour une solution plus sûre : un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique. Le booster terminera sa course au large de Boca Chica, après avoir effectué une descente maîtrisée pour éviter tout risque d’impact sur les installations.
Une répétition générale concluante avant le grand jour
Le 11 mai 2026, SpaceX a mené à bien sa dernière grande vérification avant le décollage : le « wet dress rehearsal ». Cette répétition générale, qui simule les conditions réelles d’un lancement, inclut un remplissage complet des réservoirs et un décompte final. Selon Numerama, l’opération s’est déroulée sans encombre, confirmant que le lanceur était prêt pour le vol. « Le véhicule est paré », a souligné SpaceX dans un communiqué, sans pour autant préciser si des ajustements supplémentaires seraient nécessaires avant le 19 mai.
Ce succès technique intervient après des mois de préparatifs intenses. Les équipes de SpaceX ont travaillé d’arrache-pied pour intégrer les nouvelles technologies embarquées, notamment les moteurs Raptor de dernière génération. Ces moteurs, plus performants que leurs prédécesseurs, devraient permettre d’augmenter significativement la poussée du lanceur. Cependant, leur fiabilité doit encore être validée en conditions réelles, d’où l’importance de ce vol d’essai.
Pourquoi SpaceX renonce à la capture du booster
Le choix de renoncer à la récupération du Super Heavy par la tour de lancement n’est pas anodin. Comme l’a expliqué SpaceX, ce premier vol de la Version 3 du Starship doit être considéré comme un « baptême du feu ». « Comme il s’agit du premier essai en vol d’un véhicule ayant fait l’objet d’une refonte importante, le propulseur ne tentera pas de revenir sur le site de lancement pour y être récupéré », a indiqué l’entreprise. Cette décision s’inscrit dans une logique de précaution maximale, afin d’éviter tout risque de dommage aux infrastructures de Starbase.
En cas de succès, les prochains vols pourraient intégrer des tentatives de récupération du booster, une manœuvre déjà maîtrisée lors des missions précédentes. Mais pour l’heure, SpaceX privilégie la collecte de données en vol plutôt que de pousser les limites techniques. Le golfe du Mexique offre ainsi une zone sécurisée pour observer le comportement du lanceur en conditions réelles, sans menacer les installations au sol.
Un lancement de nuit, un défi pour les observateurs
Pour les passionnés d’aérospatiale en France, le créneau horaire du décollage pourrait compliquer le suivi en direct. Prévu à 2h du matin (heure locale du Texas), soit 9h du matin à Paris, le vol ne sera pas facilement observable depuis l’Europe. Les retransmissions en direct sur les plateformes comme YouTube ou X seront donc la principale solution pour suivre l’événement en temps réel. SpaceX a d’ailleurs confirmé que des images et commentaires seraient disponibles en ligne, permettant aux observateurs du monde entier de ne rien manquer de cette mission historique.
Ce créneau nocturne s’explique par des contraintes techniques liées aux conditions de lancement optimales. Les fenêtres de tir sont souvent déterminées par des facteurs tels que la météo, l’orbite visée ou les disponibilités du pas de tir. Dans le cas de Starship, une fenêtre de nuit permet également de limiter les perturbations pour les populations locales, déjà habituées aux essais fréquents de SpaceX à Boca Chica.
Quoi qu’il en soit, ce vol marquera une étape clé dans l’histoire de Starship. Entre innovations technologiques et prudence opérationnelle, SpaceX cherche à concilier ambition et sécurité. Les résultats de cette mission seront scrutés de près par l’industrie aérospatiale, qui attend avec impatience le jour où Starship deviendra un lanceur opérationnel, capable de rivaliser avec les plus grands acteurs du secteur.
SpaceX a pris cette décision car il s’agit du premier vol d’une version profondément remaniée de Starship. L’entreprise a expliqué que la prudence était de mise pour éviter tout risque de dommage aux infrastructures de Starbase. Un amerrissage dans le golfe du Mexique permet de valider le comportement du lanceur en conditions réelles tout en assurant la sécurité des installations au sol.
SpaceX n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour une utilisation opérationnelle de Starship. Cependant, chaque vol d’essai réussi rapproche le lanceur de cette étape. Si le vol du 19 mai se déroule sans encombre, les prochaines missions pourraient intégrer des objectifs plus ambitieux, comme des essais de récupération ou des tests de charge utile. Les missions habitées vers la Lune ou Mars restent encore à moyen terme, mais les progrès technologiques pourraient accélérer le calendrier.