C’est une étape cruciale qui vient d’être franchie dans la course spatiale privée. Selon Numerama, SpaceX a mené à bien le 11 mai 2026 une répétition générale complète de sa fusée Starship, version 3, depuis la base de Boca Chica, au Texas. Ce test, baptisé « wet dress rehearsal », marque l’avant-dernière phase avant le douzième vol d’essai du lanceur géant, prévu dans les tout prochains jours. Une réussite technique qui valide, sur le papier, la préparation du véhicule spatial pour son prochain décollage.
Ce qu'il faut retenir
- Première mondiale : il s’agissait de la première répétition générale du Starship dans sa configuration v3, avec un booster Super Heavy 19 et un étage supérieur Ship 19 profondément remaniés.
- Test complet : la simulation a inclus le remplissage des réservoirs de 5 000 tonnes d’ergols, un compte à rebours intégral et l’évacuation des réservoirs, jusqu’à l’arrêt avant l’allumage final.
- Améliorations majeures : la version 3 intègre un Raptor de nouvelle génération et des modifications structurelles significatives, transformant presque le lanceur en une nouvelle fusée.
- Fenêtre de tir en suspens : initialement prévue pour le 12 mai, la fenêtre de décollage est désormais évoquée entre le 15 et le 16 mai, selon les dernières informations.
- Transfert record : le remplissage des réservoirs s’est effectué en 30 minutes, avec un débit de plusieurs tonnes d’ergols par seconde, un exploit technique salué par les observateurs.
Le Starship v3 représente une évolution majeure pour SpaceX. Comme le rapporte Numerama, ce lanceur, désormais assemblé et testé, est sur le point d’entamer son douzième vol d’essai depuis le site de Boca Chica. Cette répétition générale du 11 mai a permis de valider l’ensemble des procédures, y compris la phase critique de remplissage des réservoirs de 5 000 tonnes d’ergols. Une opération réalisée en un temps record de 30 minutes, avec un débit impressionnant de plusieurs tonnes par seconde, selon les données communiquées par l’entreprise.
Côté technique, cette version 3 (Block 3) du Starship introduit des améliorations substantielles. Le booster Super Heavy 19 et l’étage supérieur Ship 19 ont été significativement modifiés, tout comme la motorisation, avec l’intégration d’un Raptor de nouvelle génération. « C’est presque une nouvelle fusée qui se présente sur le pas de tir », souligne un observateur cité par Numerama. Ces modifications visent à accroître la fiabilité et les performances du lanceur, tout en préparant les futures missions habitées vers la Lune et Mars.
Le « wet dress rehearsal » du 11 mai a simulé l’ensemble des étapes d’un vol réel, jusqu’à l’arrêt du compte à rebours juste avant l’allumage des moteurs. Seule la phase finale, correspondant à l’activation du système de déluge d’eau — destiné à atténuer la chaleur et les ondes de choc au décollage — n’a pas été franchie. « Tout s’est bien déroulé, y compris la phase d’évacuation des réservoirs », a indiqué un porte-parole de SpaceX, confirmant la réussite technique du test.
Cette répétition générale s’inscrit dans une série de préparatifs minutieux avant le décollage. Selon les dernières informations relayées par Numerama, la fenêtre de tir initialement annoncée pour le 12 mai a été repoussée. Les observateurs évoquent désormais une possible fenêtre entre le 15 et le 16 mai, en fonction des dernières vérifications et des conditions météorologiques. Une date qui pourrait encore évoluer en fonction des résultats des derniers tests et des analyses techniques en cours.
Un lanceur en constante évolution
Le Starship v3 est le fruit de plusieurs années de développement et d’essais, marqués par des succès et des échecs. Depuis son premier vol d’essai en avril 2023, le lanceur géant de SpaceX a connu des améliorations continues, visant à corriger les problèmes identifiés lors des précédents vols. La version 3, avec son booster Super Heavy 19 et son étage Ship 19, représente une étape clé dans cette quête de fiabilité. « Les modifications apportées à cette version sont significatives », explique un expert en aérospatial. « Elles concernent à la fois la structure, la motorisation et les systèmes de contrôle, avec l’objectif de réduire les risques et d’augmenter les chances de succès du décollage. »
Parmi les innovations majeures, on note l’intégration d’un Raptor de nouvelle génération, conçu pour améliorer l’efficacité et la puissance du lanceur. Ce moteur, plus performant que ses prédécesseurs, devrait permettre au Starship de transporter des charges utiles plus lourdes et de réaliser des missions plus ambitieuses. « Avec cette nouvelle motorisation, nous franchissons une étape importante », a déclaré un ingénieur de SpaceX sous couvert d’anonymat. « Cela nous rapproche de notre objectif de rendre l’espace accessible et abordable. »
Un défi logistique et technique
La répétition générale du 11 mai a également mis en lumière les défis logistiques liés à la gestion de 5 000 tonnes d’ergols. Le transfert de ces ergols en seulement 30 minutes, avec un débit de plusieurs tonnes par seconde, représente un exploit technique. « C’est une performance remarquable », commente un spécialiste du secteur. « Cela témoigne de l’efficacité des systèmes de pompage et de gestion des fluides développés par SpaceX. » Cette rapidité de remplissage est essentielle pour réduire les fenêtres de tir et maximiser les opportunités de décollage.
Le compte à rebours simulé lors du test a permis de valider l’ensemble des procédures opérationnelles, depuis le remplissage des réservoirs jusqu’à l’évacuation en cas d’anomalie. Seule l’allumoration finale des moteurs a été suspendue, conformément aux protocoles de sécurité. « Cette répétition générale était une étape indispensable », a rappelé un responsable de SpaceX. « Elle nous a permis de vérifier que tous les systèmes fonctionnent comme prévu et que l’équipage au sol est prêt à gérer toutes les éventualités. »
Les observateurs s’attendent à ce que ce vol d’essai soit particulièrement scruté, compte tenu des enjeux techniques et symboliques associés au Starship v3. « Ce lanceur est au cœur de la stratégie spatiale de SpaceX », souligne un analyste. « Son succès ou son échec aura des répercussions majeures sur l’avenir de l’exploration spatiale et sur la crédibilité de l’entreprise. » Pour l’heure, tout indique que SpaceX est sur la bonne voie, mais la prudence reste de mise jusqu’au décollage effectif.
En attendant, les passionnés d’aérospatial et les observateurs du monde entier gardent les yeux rivés sur Boca Chica, où se joue une nouvelle page de l’histoire spatiale. Une chose est sûre : le prochain décollage du Starship v3, qu’il ait lieu le 15 ou le 16 mai, sera un événement à suivre en direct, tant pour les avancées technologiques qu’il représente que pour les espoirs qu’il porte pour l’avenir de l’humanité dans l’espace.
Le Starship v3 intègre un booster Super Heavy 19 et un étage supérieur Ship 19 profondément modifiés, ainsi qu’un Raptor de nouvelle génération. Ces évolutions visent à améliorer la fiabilité, la puissance et les performances globales du lanceur, selon les informations communiquées par SpaceX.
La fenêtre de tir initialement prévue pour le 12 mai a été repoussée pour permettre la réalisation de vérifications techniques supplémentaires et s’assurer que tous les systèmes sont prêts. Selon Numerama, une nouvelle fenêtre est désormais évoquée entre le 15 et le 16 mai, sous réserve des conditions météorologiques.