Les douze derniers dauphins du parc Marineland (Alpes-Maritimes) devraient quitter leur enclos d’ici un an pour rejoindre le futur centre de recherche sur les cétacés du zooParc de Beauval (Loir-et-Cher). Cette décision, annoncée vendredi 15 mai 2026 par le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre lors d’une visite sur place, marque une étape majeure dans la réorganisation des parcs animaliers français. Selon Reporterre, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un transfert progressif des cétacés vers des structures plus adaptées à leur bien-être.

Ce qu'il faut retenir

  • 12 dauphins seront transférés au zooParc de Beauval dans un an, soit 8 individus sur les 12 encore présents à Marineland.
  • Les deux orques restantes, Wikie et son petit Keijo, feront l’objet d’un transfert « dès que possible », sans date précise pour l’instant.
  • Le ministre Mathieu Lefèvre a confirmé que toutes les autorisations administratives avaient été délivrées pour ces déplacements.
  • Le futur complexe de recherche de Beauval, dédié aux cétacés, vise à offrir des conditions de vie améliorées aux animaux.

Un transfert préparé depuis plusieurs mois

Le déplacement des dauphins vers le zooParc de Beauval, situé à Saint-Aignan-sur-Cher, s’inscrit dans une logique de regroupement des cétacés dans des structures mieux équipées pour leur accueil. Selon les informations communiquées par Reporterre, ce centre, dont l’ouverture est prévue pour 2027, disposera d’infrastructures conçues pour favoriser la recherche scientifique tout en garantissant le bien-être animal. Pour l’heure, les huit dauphins concernés doivent quitter Marineland dans un délai d’environ douze mois, une fois les aménagements terminés à Beauval.

Côté orques, la situation est plus complexe. Wikie, âgée de 20 ans, et son fils Keijo, né en 2013, restent pour l’instant à Marineland. Leur transfert « dès que possible » a été évoqué par le ministre, mais aucune date n’a été avancée. Les autorités devront d’abord évaluer les conditions logistiques et sanitaires pour ce déplacement, les orques nécessitant des enclos adaptés à leur taille et à leurs besoins sociaux.

Une décision encadrée par les autorités

Lors de sa visite à Marineland, Mathieu Lefèvre a souligné que toutes les autorisations nécessaires avaient été accordées pour ces transferts. « Toutes les démarches administratives ont été finalisées », a-t-il déclaré, confirmant que les dossiers techniques et sanitaires avaient été validés par les services compétents. Cette annonce intervient alors que la question du bien-être des cétacés en captivité fait l’objet de vifs débats en France, certains associations militant pour leur libération dans des sanctuaires marins.

Marineland, qui abritait autrefois une vingtaine de dauphins et plusieurs orques, a vu ses effectifs diminuer ces dernières années en raison de décès et de transferts vers d’autres parcs. Le parc, situé à Antibes, est régulièrement pointé du doigt par les défenseurs des animaux pour les conditions de vie qu’il offre à ses pensionnaires. Le transfert des derniers cétacés marque ainsi une étape symbolique dans la réduction progressive de la présence de ces animaux dans les parcs français.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront consacrées à l’organisation pratique du départ des huit dauphins vers Beauval. Leur arrivée est prévue pour 2027, une fois les infrastructures du nouveau centre terminées. Pour Wikie et Keijo, leur transfert dépendra des résultats des études préparatoires, qui devront garantir leur sécurité et leur adaptation au nouvel environnement. D’ici là, Marineland devra gérer la période transitoire, tandis que les autorités pourraient être amenées à revoir leurs critères d’agrément pour les parcs détenant des cétacés.

Cette réorganisation s’inscrit dans un mouvement plus large en Europe, où plusieurs pays ont durci leurs réglementations concernant la détention des cétacés en captivité. La France, qui compte encore une dizaine de parcs marins, pourrait ainsi être amenée à accélérer ses réformes dans les mois à venir.

Le transfert des huit dauphins vers le zooParc de Beauval s’inscrit dans un projet de regroupement des cétacés dans des structures mieux adaptées à leur bien-être, notamment pour la recherche scientifique. Selon les autorités, cette réorganisation vise à améliorer leurs conditions de vie en captivité.