À la rentrée 2026, les familles des enfants scolarisés dans les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) de Vendée devront s’acquitter d’un coût de transport scolaire en forte hausse. Selon Ouest France, la région Pays de la Loire a décidé d’aligner le tarif sur celui appliqué aux autres collégiens, passant de 90 € à 171 € par an et par enfant.

Ce qu'il faut retenir

  • Le tarif du transport scolaire pour les élèves des RPI en Vendée passe de 90 € à 171 € par an.
  • Cette décision émane de la région Pays de la Loire, qui a modifié sa politique tarifaire.
  • Les parents des enfants concernés dénoncent un manque d’information préalable.
  • Les RPI concernent des communes rurales où les écoles sont regroupées pour mutualiser les moyens.
  • La hausse s’appliquera dès la rentrée scolaire 2026.

Cette mesure, qui alourdit significativement la charge financière pour les familles, concerne les enfants dont les trajets scolaires relèvent des services de transport organisés par la région. Jusqu’à présent, ces élèves bénéficiaient d’un tarif réduit de 90 €, un montant jugé accessible par les parents. Désormais, le prix est fixé à 171 €, soit une augmentation de près de 90 %. « On n’a eu aucune information », a réagi une mère de famille interrogée par Ouest France. « Pourtant, on a des enfants en RPI, et on s’est rendu compte en mai que les tarifs avaient déjà été modifiés pour la rentrée prochaine. »

Les RPI, souvent mis en place dans les zones rurales, permettent aux communes de mutualiser leurs ressources éducatives pour maintenir des écoles de proximité. En Vendée, ces dispositifs concernent plusieurs dizaines de communes et plusieurs milliers d’élèves. Le regroupement pédagogique intercommunal vise à éviter la fermeture d’écoles tout en garantissant un accès à l’éducation pour tous. Pourtant, la hausse des coûts de transport pourrait, à terme, décourager certaines familles, notamment celles aux revenus modestes.

Côté région Pays de la Loire, la décision s’inscrit dans une volonté d’harmoniser les tarifs de transport scolaire entre les différents types d’élèves. « Le tarif unique pour tous les collégiens a été appliqué pour simplifier le système », a expliqué un porte-parole de la collectivité à Ouest France. « Les élèves des RPI sont désormais considérés comme des collégiens à part entière, au même titre que ceux scolarisés dans les établissements classiques. » Cependant, cette explication ne convainc pas les parents, qui estiment que la région n’a pas suffisamment anticipé les conséquences de cette mesure sur les budgets familiaux.

Pour les familles concernées, l’impact est double. D’une part, le surcoût direct de 81 € par an et par enfant représente une dépense supplémentaire non négligeable. D’autre part, cette hausse intervient dans un contexte économique déjà tendu, marqué par l’inflation et la hausse des prix de l’énergie. Certains parents évoquent même l’éventualité de devoir renoncer à l’utilisation du transport scolaire, faute de moyens, et de devoir assurer eux-mêmes les trajets de leurs enfants.

Et maintenant ?

La région Pays de la Loire n’a pas indiqué si une compensation ou un échelonnement des paiements serait envisagé pour atténuer l’impact de cette hausse. Les familles pourraient se tourner vers les mairies ou les intercommunalités pour demander des aides, mais aucune mesure concrète n’a encore été annoncée. Une réunion est prévue en juin avec les élus locaux pour discuter des alternatives, notamment la création de tarifs sociaux ou de subventions ciblées. Reste à voir si ces discussions aboutiront avant la rentrée de septembre 2026.

Pour l’instant, les associations de parents d’élèves appellent à une meilleure communication de la part des autorités régionales. « On aurait aimé être informés plus tôt pour anticiper », a souligné un représentant des parents d’élèves, contacté par Ouest France. « Aujourd’hui, on découvre la décision par hasard, alors qu’elle impacte directement nos budgets. »

La mesure concerne les enfants scolarisés dans les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) en Vendée, dont les trajets sont organisés par la région Pays de la Loire.

À ce jour, aucune aide spécifique n’a été annoncée par la région. Des discussions sont prévues en juin avec les élus locaux pour explorer des solutions, mais rien n’est encore acté.