Le 9 mai 2026, l’administration Trump a rendu publique une première série de 162 documents déclassifiés sur les objets volants non identifiés (OVNI), également qualifiés de « phénomènes anormaux non identifiés » (PAN). Selon Euronews FR, ces archives, couvrant la période 1948-2026, incluent des rapports militaires, des transcriptions de la NASA et des échanges diplomatiques, sans apporter de preuve formelle d’une origine extraterrestre.
Ce qu'il faut retenir
- Une première tranche de 162 fichiers (PDF, vidéos et images) a été publiée par le Pentagone, le FBI, la NASA et le département d’État.
- Ces documents, dont certains remontent aux années 1940, ne contiennent aucune preuve tangible d’une vie extraterrestre.
- Le site dédié adopte un design rétro, avec des images militaires en noir et blanc et une police imitant les machines à écrire.
- Donald Trump a justifié cette publication en affirmant qu’elle permettait au public de « juger par lui-même ».
- Certains documents restent expurgés pour des raisons de sécurité ou d’identités protégées.
Une démarche de transparence ou un coup de communication ?
Le Pentagone a officiellement lancé la publication de ces archives en réponse à la demande croissante de transparence sur les phénomènes aériens inexpliqués. Selon Euronews FR, les 162 fichiers mis en ligne ce week-end comprennent 120 PDF, 28 vidéos et 14 images, issus d’agences comme le ministère de la Défense, le FBI, la NASA ou encore le département d’État.
Le site web hébergeant ces documents affiche un style volontairement rétro, avec des visuels militaires en noir et blanc et des textes présentés dans une police évoquant les machines à écrire des années 1950. Une mise en scène qui interroge sur la volonté de sérieux de cette initiative. Parmi les pièces les plus intrigantes figurent des observations rapportées par des pilotes ou des astronautes, comme un objet lumineux effectuant des virages à 90 degrés au-dessus du Kazakhstan ou encore une source lumineuse observée par Buzz Aldrin lors de la mission Apollo 11.
Des révélations décevantes pour les amateurs de mystères
Malgré l’engouement suscité par cette publication, Euronews FR souligne que « aucune preuve concrète » d’une technologie ou d’une vie extraterrestre n’est présente dans ces archives. Plusieurs documents restent en effet flous, comme un entretien du FBI avec un pilote de drone ayant rapporté en septembre 2023 avoir observé un « objet linéaire » émettant une lumière si intense qu’il distinguait des « bandes à l’intérieur ». L’objet aurait disparu au bout de quelques secondes sans laisser de trace.
Un autre exemple concerne une photographie prise par la NASA lors de la mission Apollo 17 en 1972, montrant trois points en formation triangulaire. Le Pentagone indique dans la légende que « le consensus sur la nature de cette anomalie est absent », tout en précisant qu’une « nouvelle analyse préliminaire suggère qu’il pourrait s’agir d’un objet physique ». Autant dire que les sceptiques n’auront pas de quoi remettre en cause leurs convictions.
Une partie des documents toujours inaccessible
Si cette opération vise officiellement à « répondre à la curiosité du public », comme l’a indiqué le Pentagone, elle ne satisfait pas entièrement les attentes des défenseurs de la transparence. Certains membres du Congrès américain, notamment les partisans d’une enquête plus poussée sur les phénomènes aériens non identifiés, réclament la divulgation de documents supplémentaires. Or, Euronews FR rappelle que « de nombreux fichiers restent partiellement expurgés » pour protéger des identités ou des lieux sensibles.
Les experts, tout en saluant cette initiative, mettent en garde contre une interprétation abusive des images et vidéos publiées. Certains phénomènes, comme des reflets lumineux ou des artefacts de prise de vue, peuvent en effet être facilement confondus avec des objets volants non identifiés. Le Pentagone a d’ailleurs rappelé que la plupart des cas présentés dans ces archives « sont considérés comme non résolus et non remarquables », ou ont déjà été rendus publics par le passé.
« La publication de ces fichiers permet aux gens de décider par eux-mêmes. »
— Donald Trump, dans un message publié sur Truth Social le 9 mai 2026.
Un design rétro pour une communication soignée
Le site dédié à cette publication, accessible au public depuis le 9 mai 2026, affiche un design délibérément vieillot, avec des visuels militaires en noir et blanc et une typographie rappelant les rapports officiels des années 1950 à 1980. Une esthétique qui tranche avec les standards modernes du web, mais qui pourrait renforcer l’image d’authenticité et de sérieux de l’opération.
Cette mise en scène rappelle les méthodes utilisées lors de précédentes initiatives de transparence, comme la déclassification de documents sur les programmes de renseignement pendant la guerre froide. Reste à savoir si cette approche répondra aux attentes du public, ou si elle sera perçue comme une simple opération de communication en période électorale.
Alors que les théories sur les origines extraterrestres des OVNI continuent de captiver une partie de l’opinion publique, cette opération de transparence semble avant tout répondre à une pression médiatique et politique. Si elle ne révolutionne pas notre compréhension de ces phénomènes, elle aura au moins le mérite de rappeler que les mystères du ciel ne sont pas près de s’éteindre.
Selon les observateurs, cette publication intervient dans un contexte de forte demande de transparence sur les phénomènes aériens inexpliqués, portée notamment par certains membres du Congrès. Donald Trump, via un message sur Truth Social, a justifié cette initiative par la volonté de permettre au public de « juger par lui-même ». Certains y voient aussi une manœuvre pour renforcer son image en faveur de la transparence, à quelques mois de l’élection présidentielle américaine.
La première tranche comprend 162 fichiers, dont 120 PDF, 28 vidéos et 14 images. Ces documents proviennent d’agences comme le Pentagone, le FBI, la NASA et le département d’État. Ils incluent des rapports militaires, des transcriptions de vols spatiaux, des câbles diplomatiques et des entretiens avec des témoins.