Selon Reporterre, trois nouvelles études menées par l’Inserm révèlent que la consommation de certains additifs alimentaires, notamment les colorants et conservateurs, augmente significativement les risques de cancers, de diabète de type 2, d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires. Ces résultats, relayés par l’ONG Foodwatch, s’appuient sur des analyses récentes et soulignent l’impact sanitaire des substances chimiques présentes dans de nombreux produits transformés.
Ce qu'il faut retenir
- Les additifs concernés : les colorants E100 à E199, ainsi que les conservateurs et antioxydants E200 à E399, identifiables sur les emballages alimentaires.
- Risques accrus : augmentation des risques de cancers, diabète de type 2, hypertension et maladies cardiovasculaires.
- Sources des données : trois études de l’Inserm, relayées par Foodwatch, publiées en 2026.
Des additifs omniprésents dans notre alimentation
Les additifs alimentaires incriminés sont présents dans une grande variété de produits du quotidien : boissons sucrées, plats préparés, snacks, bonbons ou encore charcuteries. Reporterre précise que ces substances, bien que réglementées, font l’objet de nouvelles évaluations scientifiques en raison de leurs effets potentiellement néfastes à long terme. Parmi les plus controversés figurent les colorants comme le E102 (tartrazine), utilisé pour donner une teinte jaune vif à certains sodas, ou encore les conservateurs comme le E250 (nitrite de sodium), présent dans les viandes transformées.
Les études de l’Inserm confirment les alertes des experts
Les trois études de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont analysé des données épidémiologiques et des modèles animaux pour établir un lien entre l’exposition aux additifs et l’apparition de pathologies chroniques. Foodwatch, qui a eu accès aux rapports, souligne que certaines substances, comme les nitrites ou les sulfites, pourraient agir comme des perturbateurs endocriniens ou favoriser l’inflammation cellulaire. « Ces résultats renforcent les craintes déjà exprimées par les scientifiques depuis plusieurs années », a déclaré une porte-parole de l’ONG.
Une réglementation à l’épreuve des nouvelles découvertes
En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) est chargée d’évaluer la dangerosité des additifs avant leur autorisation sur le marché. Cependant, Reporterre rappelle que les critères d’évaluation, parfois datés, ne prennent pas toujours en compte les effets cumulatifs ou les interactions entre plusieurs additifs. « Aujourd’hui, les études montrent que même à des doses considérées comme sûres, certains additifs peuvent avoir des effets néfastes lorsqu’ils sont consommés sur le long terme », explique un chercheur de l’Inserm ayant participé aux travaux.
Ces études rappellent également l’importance d’une alimentation équilibrée, riche en produits frais et non transformés, pour limiter l’exposition aux substances chimiques. Autant dire que la question de la réglementation des additifs alimentaires va rester au cœur des débats sanitaires dans les années à venir.
Les études de l’Inserm et de Foodwatch pointent notamment les nitrites (E250), les sulfites (E220 à E228), ainsi que certains colorants comme la tartrazine (E102) ou le rouge allura (E129), en raison de leur lien avec des risques accrus de cancers et de maladies chroniques.