Pour la 554e édition de la Baillée des filles, les 13 et 14 mai prochains aux Ponts-de-Cé, un spectacle de rapaces est prévu dans le cadre des festivités locales. Cette animation, qui s’inscrit dans la tradition multiséculaire de l’événement, fait l’objet de vives critiques de la part de l’association de protection animale PAZ. Celle-ci a interpellé la municipalité pour qu’elle renonce à organiser des démonstrations impliquant des animaux sauvages.

Comme le rapporte Ouest France, cette édition 2026 de la Baillée des filles, qui se tiendra sur deux jours, mettra donc en avant un spectacle aérien mettant en scène des oiseaux de proie. Or, cette pratique est de plus en plus contestée par les défenseurs du bien-être animal, qui estiment qu’elle est incompatible avec les normes éthiques actuelles.

Ce qu'il faut retenir

  • 554e édition de la Baillée des filles aux Ponts-de-Cé les 13 et 14 mai 2026.
  • Un spectacle de rapaces est prévu dans le cadre des animations.
  • L’association PAZ demande à la municipalité d’interrompre ce type de démonstrations.
  • La tradition locale est remise en cause par les défenseurs des animaux.
  • PAZ considère que ces spectacles ne sont « plus acceptables » dans le contexte actuel.

Une tradition locale face à la montée des critiques

La Baillée des filles, dont la première édition remonte au XVe siècle, est l’une des fêtes les plus emblématiques des Ponts-de-Cé, une commune située près d’Angers. Chaque année, elle attire des milliers de visiteurs venus assister aux animations traditionnelles, dont les démonstrations de rapaces. Pourtant, cette pratique, autrefois considérée comme un divertissement anodin, est désormais pointée du doigt par les associations de protection animale.

L’association PAZ, qui milite pour la fin des spectacles impliquant des animaux sauvages, a pris position contre cette animation. Dans un communiqué, elle argue que ces démonstrations, bien que populaires, portent atteinte au bien-être des oiseaux et ne correspondent plus aux valeurs sociétales contemporaines.

PAZ demande l’arrêt des spectacles de rapaces

« Ces spectacles ne sont plus acceptables dans notre société », a déclaré un porte-parole de PAZ. L’association, qui regroupe des militants pour la cause animale, a appelé la municipalité des Ponts-de-Cé à renoncer à organiser de telles démonstrations. Selon elle, les conditions de captivité et de dressage des rapaces sont incompatibles avec le respect du vivant.

PAZ n’est pas la seule à s’inquiéter de ces pratiques. Plusieurs communes en France ont déjà abandonné ce type d’animations sous la pression des associations. À l’heure où la sensibilité envers le bien-être animal grandit, ces spectacles pourraient devenir un sujet de débat plus large lors de cette édition 2026 de la Baillée des filles.

La municipalité des Ponts-de-Cé face à la polémique

Contactée par Ouest France, la mairie des Ponts-de-Cé n’a pas encore réagi publiquement aux demandes de PAZ. Pour l’instant, le spectacle de rapaces reste annoncé dans le programme officiel des festivités. La question de son maintien ou de son retrait pourrait cependant devenir un enjeu lors des prochains conseils municipaux.

Certains élus locaux pourraient être tentés de maintenir la tradition, tandis que d’autres pourraient envisager de la réviser sous la pression des associations. Quoi qu’il en soit, cette édition 2026 de la Baillée des filles s’annonce comme un moment de tension entre préservation des coutumes et évolution des mentalités.

Et maintenant ?

D’ici le 13 mai, date de l’ouverture de la Baillée des filles, la municipalité des Ponts-de-Cé devra trancher : maintenir le spectacle de rapaces ou le retirer du programme pour apaiser les critiques. Une décision qui pourrait avoir des répercussions sur l’organisation des prochaines éditions, d’autant que PAZ a déjà annoncé qu’elle poursuivrait son combat si l’animation était maintenue.

Reste à savoir si d’autres associations ou citoyens suivront cette mobilisation, ou si la tradition finira par céder face à la pression éthique. Une chose est sûre : le débat sur les spectacles impliquant des animaux sauvages n’est pas près de s’éteindre.

Cette édition 2026 de la Baillée des filles soulève donc une question plus large : jusqu’où doit-on aller dans la préservation des traditions, quand celles-ci entrent en conflit avec les valeurs de protection animale ?