À peine dix jours après un nouveau démâtage en course, le skipper Thimoté Polet a déjà tourné la page. Son Class40 Zeiss, engagé sur la CIC Normandy Channel Race, a perdu son mât le 2 juin 2026. Pourtant, l’équipage et le navigateur n’ont pas attendu pour se remettre en ordre de marche. Selon Ouest France, l’objectif est clair : être au départ de la Drheam Cup, prévue à Cherbourg dès le 12 juillet 2026.
Un calendrier serré, mais réaliste pour Polet et son équipe. Car si l’incident a marqué un nouveau coup dur pour le Class40, les solutions techniques et logistiques ont été activées sans délai. Le skipper évoque même une réaction quasi immédiate, comme il l’a expliqué à la presse : « En 24 heures, on a commandé et payé le nouveau mât ». Une preuve de résilience qui contraste avec les deux démâtages subis en deux ans, dont le premier en 2024 lors de la même épreuve.
Ce qu'il faut retenir
- Le Class40 Zeiss de Thimoté Polet a démâté le 2 juin 2026 pendant la CIC Normandy Channel Race, selon Ouest France.
- C’est le deuxième démâtage en deux ans pour l’équipage, après un incident similaire en 2024.
- Le skipper affirme avoir commandé et payé un nouveau mât en 24 heures.
- Thimoté Polet vise un retour en course dès la Drheam Cup, qui s’élancera de Cherbourg le 12 juillet 2026.
Un retour programmé malgré les aléas techniques
L’épisode du 2 juin illustre une fois de plus la fragilité des Class40 en course au large, où les conditions météo et les contraintes matérielles jouent un rôle déterminant. Thimoté Polet, skipper expérimenté, n’a pas attendu pour organiser la suite. Selon ses déclarations rapportées par Ouest France, l’équipe a immédiatement entamé les démarches pour remplacer le mât endommagé. « On a agi vite parce qu’on n’a pas le choix », a-t-il précisé, soulignant l’importance de respecter les engagements sportifs malgré les imprévus.
La Drheam Cup, dont le départ est prévu dans moins de six semaines, représente un objectif ambitieux mais nécessaire. Cette course, qui relie Cherbourg à plusieurs étapes en Manche et en Atlantique, est réputée pour ses conditions exigeantes. Pour Polet, ce retour anticipé est aussi une question de crédibilité. « On ne peut pas se permettre de sauter une saison complète », a-t-il ajouté, rappelant que la compétition est un pilier de son projet sportif.
Des démâtages en cascade : un défi récurrent pour le Class40
Les deux incidents en deux ans posent question sur la fiabilité des mâts en Class40. Si les causes exactes des démâtages de 2024 et 2026 n’ont pas été détaillées publiquement, les spécialistes du milieu évoquent souvent des facteurs multiples : fatigue des matériaux, conditions de navigation extrêmes, ou encore erreurs d’optimisation. Thimoté Polet, lui, préfère se concentrer sur les solutions. « On travaille avec des partenaires techniques pour renforcer les points sensibles », a-t-il indiqué, sans entrer dans les détails.
Autant dire que la préparation pour la Drheam Cup sera intense. Entre le remplacement du matériel, les tests en mer et l’ajustement des stratégies de course, l’équipage n’aura pas de répit. D’autant que la météo, imprévisible en Manche à cette période, pourrait ajouter une difficulté supplémentaire. Reste à savoir si cette réactivité sera suffisante pour éviter un nouveau contretemps.
Si la course se déroule sans encombre, elle permettra aussi de mesurer l’efficacité des modifications apportées au gréement. Pour Polet, l’enjeu est double : prouver la solidité de son projet et montrer que les démâtages ne sont pas une fatalité dans le monde exigeant du Class40. Une question se pose désormais : parviendra-t-il à boucler sa saison sans nouveau coup dur ?
Selon les informations disponibles, Thimoté Polet n’a pas encore communiqué de calendrier précis au-delà de la Drheam Cup. La course de Cherbourg pourrait servir de banc d’essai pour d’éventuelles participations à d’autres épreuves en 2026, mais aucune annonce officielle n’a été faite pour l’instant.