La criminalité liée aux cryptomonnaies prend une tournure inquiétante en France, selon nos confrères de CoinTelegraph FR. En effet, depuis 2023, 40 enlèvements liés aux cryptos auraient été commandités depuis l’étranger, visant principalement des jeunes actifs dans l’écosystème crypto. Ces affaires illustrent une évolution de la criminalité liée aux actifs numériques, où les attaques ne visent plus uniquement des plateformes ou des systèmes informatiques, mais directement les individus.

Ces enlèvements sont souvent le résultat d’une cible précise via les réseaux sociaux, où les victimes exposent publiquement leur réussite financière ou leurs investissements. Les commanditaires, basés à l’étranger, travailleraient en lien direct avec des intermédiaires locaux pour recruter les exécutants de ces enlèvements.

Ce qu'il faut retenir

  • 40 enlèvements liés aux cryptomonnaies ont été recensés en France depuis 2023.
  • Ces enlèvements sont souvent commandités depuis l’étranger.
  • Les victimes sont principalement des jeunes actifs dans l’écosystème crypto.
  • Les réseaux sociaux sont utilisés pour cibler les victimes.
  • Les commanditaires travaillent avec des intermédiaires locaux pour recruter les exécutants.

Le mode opératoire

Le mode opératoire de ces enlèvements est structuré et implique plusieurs étapes. Les commanditaires, basés à l’étranger, donnent les ordres à des intermédiaires locaux, qui recrutent ensuite les exécutants. Ces derniers sont souvent choisis pour leur profil : jeunes de moins de 30 ans, déjà connus des services de police pour des faits de vol, de violences ou de trafic de stupéfiants.

Ces équipes sont chargées d’intimider les cibles en ligne, puis de procéder à l’enlèvement ou à la séquestration des victimes. L’objectif n’est pas toujours le vol classique, mais l’extorsion sous contrainte : forcer la victime à transférer des fonds numériques ou à divulguer des clés privées.

Les victimes

Les victimes de ces enlèvements présentent un profil homogène. La plupart sont des hommes âgés de 20 à 35 ans, actifs dans l’écosystème crypto. Il s’agit d’investisseurs, d’entrepreneurs ou encore d’influenceurs spécialisés dans les actifs numériques. Ces victimes « affichent librement » leur richesse sur les réseaux sociaux, attirant ainsi l’attention de réseaux criminels.

Le rapport note que certains victimes « affichent librement » leur richesse sur TikTok, YouTube ou Instagram. Cette visibilité attirerait l’attention de réseaux criminels capables de croiser informations publiques et données personnelles pour organiser des opérations ciblées.

Les conséquences

Face à cette montée des risques, les autorités françaises renforcent la coordination entre services spécialisés et unités de lutte contre le crime organisé. Reste que la dimension transnationale des commanditaires complique les enquêtes. Les victimes et leurs familles sont également touchées par ces enlèvements, qui peuvent avoir des conséquences psychologiques et financières importantes.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour les autorités françaises, qui devraient renforcer leur coordination avec les services de police étrangers pour lutter contre ces réseaux criminels. Les victimes et leurs familles devraient également être soutenues et protégées. La question qui reste en suspens est de savoir comment les autorités pourront mettre fin à ces enlèvements et protéger les acteurs de l’écosystème crypto.

En conclusion, la criminalité liée aux cryptomonnaies en France prend une tournure inquiétante, avec 40 enlèvements recensés depuis 2023. Les autorités doivent agir rapidement pour protéger les victimes et lutter contre ces réseaux criminels. Les acteurs de l’écosystème crypto doivent également être conscients des risques et prendre des mesures pour se protéger.