La société française Engie envisage de miner du Bitcoin avec sa nouvelle centrale solaire au Brésil, selon des informations récentes. Cette décision pourrait marquer un tournant décisif pour le secteur énergétique français, qui cherche à rentabiliser ses infrastructures énergétiques.
Le Bitcoin n’est pas seulement un actif à forte valeur spéculative, il représente également un choix stratégique de premier plan pour rentabiliser les infrastructures énergétiques. Le géant français Engie, qui a récemment inauguré sa super-centrale solaire Assu Sol au Brésil, pourrait bien adopter une stratégie innovante en ouvrant ses infrastructures énergétiques au minage du Bitcoin.
Le contexte du minage de Bitcoin
Le débat au sujet du minage de Bitcoin divise depuis de nombreuses années. D’un côté, ses fervents opposants qui n’y voient qu’une consommation énergétique inutile et polluante, et de l’autre, ceux qui essaient de se projeter plus loin en l’inscrivant dans une stratégie de transition énergétique optimisée.
Les tergiversations impliquent notamment les grands producteurs énergétiques nationaux, comme le géant français EDF, qui aurait pu gagner 3 à 4 milliards d’euros de bénéfices annuels supplémentaires s’il avait consacré sa production excédentaire au minage de Bitcoin.
La stratégie d’Engie
Engie envisage de passer au minage de Bitcoin pour soutenir l’activité de sa centrale solaire au Brésil. Selon son CEO local, Eduardo Sattamini, la mise en place de ces systèmes permettrait de réduire les limitations de la production qui nuisent à la rentabilité du site d’Assu Sol, le plus grand projet solaire de l’entreprise dans le monde.
La filiale brésilienne d’Engie hésite encore entre le déploiement d’un stockage par batteries ou d’un centre de données pour l’exploitation minière de bitcoins. Cependant, la simple mention de cette activité minière associée à la plus emblématique des cryptomonnaies marque sans aucun doute un tournant décisif pour le secteur énergétique français.
Les avantages du minage de Bitcoin
Le minage de Bitcoin permettrait à Engie de consommer l’énergie excédentaire sur place tout en améliorant les rendements de son installation, sans avoir à la stocker dans des batteries. Cela confirmerait également la capacité de cette industrie à devenir un pilier du développement des énergies renouvelables.
Le but de cette opération servirait essentiellement à résoudre le problème de limitation de puissance imposé depuis 2023 par le Brésil pour tous les projets d’énergie renouvelable, suite à une explosion de l’offre que le pays n’arrive plus à absorber.
Les prochaines étapes
Il est important de noter que l’ancien PDG d’Engie, Gérard Mestrallet, a participé en tant que conseiller principal à la prise de position majoritaire du géant du minage Mara dans la filiale Exaion d’EDF, officiellement validée en début d’année. Cela pourrait bien ouvrir la voie à une activité minière du Bitcoin sur le territoire français, en lien avec ses principaux acteurs énergétiques.
Les prochaines étapes attendues incluent la mise en place concrète de l’infrastructure de minage de Bitcoin par Engie au Brésil, ainsi que l’évaluation de l’impact de cette décision sur le secteur énergétique français et mondial. Il sera également intéressant de suivre les développements futurs dans ce domaine et de voir comment les autres acteurs du secteur réagiront à cette initiative.
Le minage de Bitcoin est le processus de validation des transactions sur le réseau Bitcoin. Il consiste à résoudre des problèmes mathématiques complexes pour valider les transactions et créer de nouveaux blocs de transactions.
